Un manifestant a été tué jeudi dans la répression des manifestations qui se poursuivent au Soudan près de huit mois après le coup d'Etat militaire qui a bouleversé la transition vers un régime civil, ont annoncé des médecins.

 

Selon le syndicat de médecins prodémocratie, le manifestant qui n'a pas encore été identifié, a été "tué par balle" par les forces de sécurité à Omdourman, dans la banlieue ouest de Khartoum. 

 

Ce décès porte à 102 le nombre de morts dans la répression des manifestations contre le pouvoir militaire en place depuis le coup d'Etat mené le 25 octobre par le chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, selon cette source.

 

Depuis cette date, des centaines d'autres manifestants ont été blessés et autant arrêtés.

 

Le putsch a brutalement mis fin à un fragile partage du pouvoir conclu entre civils et militaires après la destitution par l'armée en 2019 du dictateur Omar el-Béchir au pouvoir durant trois décennies. 

 

La deuxième série de pourparlers sous l'égide de l'ONU pour résoudre la crise politique au Soudan a été reportée sine die, après la défection d'un important bloc civil, a indiqué un porte-parole onusien samedi.

 

Le 8 juin, l'ONU, l'Union africaine et l'organisation régionale est-africaine Igad avaient lancé un dialogue pour tenter de mettre un terme à l'impasse politique au Soudan mais l'initiative a été boycotté par les principaux blocs civils.

 

Les Forces de la liberté et du changement (FLC), le principal groupe civil, réclament notamment la fin de la répression et la libération de prisonniers avant tout dialogue avec les autorités militaires.