Un manifestant a été tué mercredi dans la répression des manifestations qui se poursuivent au Soudan plus de huit mois après le coup d'Etat militaire qui a bouleversé la transition vers un régime civil, ont annoncé des médecins.


Le manifestant, qui n'a pas encore été identifié, est mort après avoir reçu une "balle dans la poitrine" lors de rassemblements dans le nord de Khartoum, a indiqué le syndicat de médecins pro démocratie


Ce dernier décès porte à 103 le bilan de la répression des manifestations anti-coup d'Etat, qui se déroulent régulièrement depuis le putsch du 25 octobre dirigé par le chef de l'armée Abdel Fattah al-Burhan, selon ce syndicat.


Les manifestations de mercredi ont eu lieu dans les rues de plusieurs quartiers autour de Khartoum où des centaines de protestataires ont appelé à descendre massivement dans la rue le 30 juin, selon des témoins.


Le putsch a brutalement mis fin à un fragile partage du pouvoir conclu entre civils et militaires après la destitution par l'armée en 2019 du dictateur Omar el-Béchir au pouvoir durant trois décennies.


Le 8 juin, l'ONU, l'Union africaine et l'organisation régionale est-africaine Igad avaient lancé un dialogue pour tenter de mettre un terme à l'impasse politique au Soudan, mais l'initiative a été boycottée par les principaux blocs civils.


Les Forces de la liberté et du changement (FLC), le principal groupe civil, réclament notamment la fin de la répression et la libération de prisonniers avant tout dialogue avec les autorités militaires.