Les étudiants de l’Institut International des Affaires en Entrepreneuriat (2IAE) d’Azaguié excellent dans la production du manioc

Publié le 2 avr. 2025 à 15:11

  • Les étudiants de l’Institut International des Affaires en Entrepreneuriat (2IAE) d’Azaguié excellent dans la production du manioc

Les étudiants de la filière Agriculture tropicale et production végétale (ATPV) de l’Université de l’Entrepreneuriat 2IAE d’Azaguié, ont excellé dans la production de manioc, à travers une récolte qui, a eu lieu ce samedi 29 mars 2025, dans leur champ école dans village de M’Bromé, et équivaut à 2 bâchées, soit plus de 500 000 FCFA.

Cette formation en incubation par la création d’une chaîne de valeurs en agriculture, s’inscrit dans le cadre des travaux pratiques des étudiants de l’Université de l’Entrepreneuriat 2IAE d’Azaguié. Elle illustre parfaitement son crédo à savoir : « la pratique au cœur de la formation entrepreneuriale ».

Le porte-parole de ces étudiants, N’Guessan Kouassi Noël, en 2è année en ATPV, a indiqué que leur rôle, au cours de ce cas pratique, à consister à défricher la parcelle en mai 2024, à y faire des trous pour les boutures de manioc et veiller à son entretien jusqu’à la récolte de ce jour.

Passionné d’agriculture, il entend poursuivre sur cette lancée après ses études universitaires.

"Je compte faire de l’agriculture qui est une passion pour moi. Depuis l’école primaire, jusqu’à ce que j’obtienne le BAC, j’ai choisi uniquement l’agriculture. C’est la raison pour laquelle, j’ai opté pour l’université de l’entrepreneuriat 2IAE pour avoir une formation de qualité, assurer mon insertion dans le tissu social et entreprendre moi-même", a-t-il confié.

Quant à Koné Sarah, 2è année Ressources Humaines et Communication (RHCOM), qui par ailleurs, est venue assurer la couverture médiatique de cette activité de récolte, la pratique pour les étudiants de RHCOM, elle ne cache pas sa passion pour l'agriculture d’où la relation de proximité qu’elle entretien avec ses camarades de la filière agricole.

"Au départ, je voulais étudier l'agriculture, mais comme je n'ai pas eu la possibilité, je me suis toujours approchée de mes frères qui sont en production végétale.C'est pourquoi souvent, je participe à des séances avec eux pour mieux apprendre", a exprimé Le Fondateur du groupe écoles 2IAE, Séraphin Koua, a, pour sa part, partagé la satisfaction de ces étudiants qui ont commencé la récolte du manioc.

Et, il a traduit cela en ces termes : "envoie un échantillon parce qu'aujourd'hui c'est samedi. Je pense que les autres étudiants reprennent le lundi.C'est le premier test. Tout le groupe va revenir sous la conduite de M. Gnahoré pour récolter. En même temps, c'est la pratique pour les étudiants en production végétale, n'est-ce pas une satisfaction ?".

Selon le promoteur de l’école des entrepreneurs, il s’agit d’apprendre aux étudiants, futurs entrepreneurs, les étapes de la chaîne de valeurs dans la production du manioc jusqu’au produit fini (attiéké, gari, placali, amidon, …). Et, ils pourront mettre cela en pratique dans le cadre de la lutte contre la cherté de la vie.

"On vous donne des cours théoriques, mais il faut associer à la fois la théorie et la pratique.Et quand vous sortez, vous êtes prêts à l'emploi. D'ailleurs, l'année dernière, la Société EGLIN, notre partenaire, a embauché 14 étudiants de 2IAE. Cette année, elle va signer une convention avec nous", a-t-il déclaré.

Le DG 2IAE, Séraphin Koua, en a profité pour rappeler qu’en ce qui concerne la production animale, le support pédagogique est constitué de fermes et étangs piscicoles.

Notons que cette formation en production de manioc a été chapeautée par Guebli gnahoré Philibert, formateur en production végétale.

 Il a expliqué les différentes étapes de ces travaux pratiques qui ont commencé par le brûlage, après les bouillons ou buttes pour planter le manioc.

"On découpe en morceaux de 20 centimètres. On en fait après l'entretien. L'entretien se fait pendant au moins l'année, toute l'année. Mais quand c'est bien entretenu, avant les 12 mois, vous avez déjà de l'œuvre. Avec ce que vous voyez actuellement, on n'a pas encore atteint l'année. Nous sommes à 8 mois" ; a-t-il conclu.