Réagissant sur sa page Facebook à la décision de la Cour pénale internationale portant retrait du mandat d’arrêt contre elle, rendue publique, le jeudi 29 juillet 2021, Simone Ehivet Gbagbo a déclaré qu’elle a été jugée et acquittée mais la CPI continuait toujours de la réclamer.

 

'' J’étais à Odienné (en détention) quand on m’a annoncé que la CPI avait lancé un mandat d’arrêt contre moi et qu’il fallait qu’on me prenne et qu’on m’amène à la Haye. Ça été chaud. On a prié. Et puis mes avocats ont plaidé et le Gouvernement a décidé qu’on n’amènerait plus personne à la CPI. Mais le Mandat était toujours là, la CPI refusait de l’annuler. J’ai été jugée. J’ai été acquittée mais ladite Cour continuait de me réclamer. Depuis que je suis sortie de prison, ça fait maintenant 03 ans mais je ne pouvais pas sortir de la Côte d’Ivoire. Je suis bloquée ici, je ne peux pas mettre pied dehors. Et puis quand le président Laurent Gbagbo a été jugé et acquitté, j’ai dit à mon avocat qu’il faut que pour nous aussi, quelque chose fait, une décision soit prise. C’est le procureur de la CPI, la première dame de la CPI, qui a fait la demande auprès des juges de la CPI et les juges ont décidé aujourd’hui même d’annuler mon mandat '', a témoigné Ehivet Simone Gbagbo avant d’esquisser des pas de danse pour matérialiser son émotion.


Ce témoignage de la 2è vice-président du Front populaire ivoirien (FPI) l’a rendu à la suite de la décision des juges de la Cour Pénale Internationale (CPI) de retirer le mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo suite à une demande du Procureur. La décision a été rendue sous scellés le 19 juillet, et rendue publique le jeudi 29 juillet 2021, selon Fadi El Abdallah, porte-parole de la CPI.

Sur sa page Facebook, l’on peut voir l’ex-première Dame, Simone Gbagbo jubiler avec les fidèles de son église, rendant gloire à Dieu pour cette décision qui lui permet d’être désormais libre de tout mouvement.


La CPI avait confirmé en mai 2015 que Simone Gbagbo, épouse de l'ex-président ivoirien et accusée de crimes contre l'humanité, devrait être jugée à La Haye. Cependant la Justice ivoirienne contestait la compétence de la CPI pour poursuivre l'ex-première dame.