Le préfet de région du Lôh-Djiboua, Kouakou Assoman, préfet du département de Divo, a convoqué à une réunion, les représentants de la mairie de Divo, de la direction régionale du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH), et de ceux des associations de bouchers et de vendeurs de viandes et de poulets "braisés", pour dénoncer l’émission de taxes parallèles à celles de la mairie, et adressées aux "braiseurs".

 

Le préfet a rappelé au collectif des "braiseurs" qui lui avaient adressé un courrier de dénonciation en août 2021, qu’il s’était opposé à deux reprises, depuis 2019, à l’idée de l’institution d’une « taxe d’inspection sanitaire », délivrée par la direction régionale du MIRAH aux vendeurs de viande et de poulets ‘’braisés’’. Il a expliqué qu’au regard de la loi, seule la mairie est habilitée à émettre des taxes en la matière, car celle-ci a une régie financière, contrairement à la direction du MIRAH.

 

L’autorité administrative s’est étonnée qu’en dépit de son opposition à l’émission de cette taxe supplémentaire à la « taxe d’abattage » émise par la mairie, des tickets soient depuis quelques semaines délivrés par les services de la direction régionale du MIRAH aux "braiseurs", et en leur faisant croire que le préfet approuve cette opération.

 

Après avoir rassuré les "braiseurs" et la mairie, le préfet a déclaré cette taxe illégale et a invité la direction du MIRAH à arrêter immédiatement la délivrance des tickets journaliers de 500F FCFA par vendeur de viande braisée.

 

Les représentants de la mairie ont reconnu que des discussions avaient eu lieu pour l’élaboration d’une convention avec la direction régionale du MIRAH, en vue d’une coopération dans la gestion d’une "taxe d’abattage et d’inspection sanitaire des denrées animales destinées à la consommation humaine". Toutefois, souligne le Secrétaire générale adjoint de la mairie de Divo, Silué Abdoulaye, cette convention n’a jamais vu le jour.

 

Le Directeur régional du MIRAH de Divo, Dr Amoa Mathieu, a expliqué que la nécessité d’effectuer des contrôles des animaux destinés à la consommation humaine à l’approche des fêtes de fin d’année les a obligés à émettre au mois de décembre 2021 cette taxe d’inspection sanitaire, afin d’avoir les moyens matériels et de mobilité, pour être plus efficaces dans le travail attendu de ses services.

 

A l’issue des échanges, en plus de l’instruction donnée pour le retrait immédiat de la taxe parallèle de la direction régionale du MIRAH, M. Kouakou Assoman, a invité cette direction à s’adresser à la mairie pour solliciter son aide pour ses besoins en vue de l’inspection vétérinaire, dans la cadre d’une convention à signer avec la mairie. Il a interdit que les contrôles vétérinaires se fassent aux lieux de vente des viandes braisées, mais au lieu d’abattage plutôt, à savoir l’abattoir municipal.