Le Laboratoire dynamique des langues et discours (LADYLAD) de l’UFR LLC (Unité de formation et recherche) Langues, Littératures et Civilisations de l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB), a organisé le mardi 12 octobre, la 3ème édition du colloque international de Kodjoboué, au centre Jean Paul 1er de Bonoua (sud).


 Ces assises de 48 heures ont pour thème principal : "l’adjectif : du questionnement fonctionnel dans les langues naturelles à l’analyse structuro-discursive".


 Plus d’une centaine d’enseignants-chercheurs, chercheurs et doctorants venus des universités et centres de recherches venus du Burkina Faso, Gabon, Sénégal, Togo, de la République du Congo et Côte d’Ivoire ont été conviés à apporter leur contribution à l’enrichissement des études sur l’adjectif.


A l’ouverture de cette rencontre, le président du comité d’organisation, Assanvo Amoikon Dyhie, Maître de Conférences a planté le décor, à travers la problématique suivante : qu’est-ce qu’un adjectif ? Quelle fonction joue-t-il? Quelles sont ses manifestations dans nos langues? Voici quelques questions que l’on pourrait se poser pour l’appréhender en abordant le thème central.


Le point d’orgue de la cérémonie d’ouverture a été la conférence plénière dite par Prof Kouadio Jérémie autour du thème suivant : "l’adjectif, une notion linguistique à définition, syntaxe et sémantique variées et variables".


Directeur de l’équipe de recherche Laboratoire, description, didactique et dynamique des langues en Côte d’Ivoire (L3DL-CI), il a révélé que depuis l’antiquité gréco-latine qui a vu naitre le verbe, le nom et autres éléments de la grammaire, la séparation de l’adjectif et le nom était difficile.


Et que ce n’est qu’au fur et à mesure des siècles qu’elle s’est faite.

Mais en même temps, cette question n’est pas totalement tranchée dans les langues africaines. C'est-à-dire qu’on ne peut pas dire d’emblée, qu’est ce qui est nom et adjectif, si on ne va pas fouiller dans la langue pour qu’elle nous dise comment ces notions fonctionnent. 


 "C’est une réflexion qui peut aider ceux qui décrivent les langues africaines, à voir en quoi, c’est différent du français. Quand on va faire un syllabaire, une grammaire, on tiendra compte de tout cela", a-t-il conclu pour montrer la portée des discussions de ce colloque.


Notons en définitive, que l’adjective n’a pas de définition universelle donc conciliante puisqu’il se manifeste différemment dans les langues du monde. Cependant, il y a une convergence transversale du fait que l’adjectif qualificatif demeure l’expression de la qualité quelle que soit sa forme, sa nature et sa position dans la chaine parlée.


Par ailleurs, le Responsable intérimaire du LADYLAD, Kra Kouakou Appoh Enoc, s’est, pour sa part, réjoui du fait que les participants à ce troisième colloque découvrent pour la première fois le Laboratoire LADYLAD.


Il en a profité pour rappeler que c’est dans le cadre des réformes engagées dans l’enseignement supérieur, que l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) ait procédé, à UFR Langues, Littératures et Civilisations, à la création de Laboratoires de recherche en janvier 2020.


Deux Laboratoires à cet effet ont été créés : le laboratoire de "Littératures et d’Écritures des Civilisations" et le laboratoire "Dynamique des Langues et Discours".


Rappelons, la 3ème édition du colloque international de Kodjoboué 2021 est le fruit du partenariat entre le Programme d’appui stratégique à la recherche scientifique (PASRES), le L3DL-CI, le LADYLAD, la S.I.L, les revues scientifiques Akofena et Ziglôbitha.