Un atelier bilan des démarches d'auto-évaluation des universités de l’espace CAMES (Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur) a été organisé le mardi 23 novembre, par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) au siège de son Bureau national à Abidjan.


C’est une initiative menée en 2019 et 2020 par l'AUF, à travers l'Institut de la francophonie pour la gouvernance universitaire (IFGU), et qui s’inscrit dans le cadre de la seconde phase du projet d’appui à l’auto-évaluation des universités africaines.


Cette phase du projet a impliqué 21 établissements et le projet d’appui à la gouvernance des établissements d’enseignement supérieur et de recherche de l’UEMOA, dont l’une des trois composantes consistait en l’appui à l’auto-évaluation de 4 établissements de la zone UEMOA.


A l’ouverture des travaux de cet atelier, le Directeur de l’IFGU, Bernard Zuppinger, a expliqué que l’auto-évaluation est une démarche menée par les établissements de l’enseignement supérieur et de recherche scientifique pour  pouvoir mesurer leurs forces et faiblesses. Et ce, en vue de tracer les sillons d’une politique de planification-stratégie ou de se préparer à des évaluations externes et à des processus d’accréditation.


"L’atelier vise à faire un bilan de l’utilisation d’un guide méthodologique de l’auto-évaluation, que nous avons mis sur pied avec un certain nombre d’experts de l’espace CAMES et qui a été testé à grande échelle", a-t-il déclaré.


Selon Bernard Zuppinger, il s’agit concrètement de vérifier les effets et l’impact de l’auto-évaluation sur le processus d’accompagnement et mesurer l’utilité, les points forts et faibles de ce guide. Cela devrait permettre de les réviser et offrir à l’ensemble de la francophonie scientifique, un outil méthodologique, simple, facile d’appropriation pour que les universités puissent franchir cette étape essentielle de l’auto-évaluation.


"L’auto-évaluation est un processus essentiel qui accompagne la stratégie des universités et ainsi que leur assurance qualité-interne", a-t-il dit, en un mot.


En définitive, il faut noter qu’une quinzaine d’acteurs (référents, responsables de cellules d’assurance qualité, présidents et membres de comité de pilotage des établissements, experts accompagnateurs) en provenance de plusieurs pays (France, Togo, Sénégal, Burkina Faso, Niger, Cameroun, Congo, République Démocratique du Congo, République Centrafricaine et de Côte d’Ivoire) prennent part à cet atelier dont la clôture est prévue le mercredi 24 novembre 2021.


Au cours des différentes phases de ces projets, ce sont 38 établissements d’enseignement supérieur d’Afrique de l’ouest, d’Afrique centrale et des Grands lacs et de l’océan Indien qui ont été accompagnés dans leurs auto-évaluations, venant nourrir des dispositifs d’assurance qualité interne, de planification et de pilotage stratégique et préparant à des accréditations.