Un fonds de 19,8 milliards de FCFA a été débloqué par le Gouvernement ivoirien en vue de l’amélioration des conditions de vie des ménages en Côte d’Ivoire. Cette annonce a été faite par Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement, à l’issue du traditionnel compte-rendu du Conseil des ministres, tenu le mercredi 19 janvier 2022 au Palais présidentiel d’Abidjan-Plateau.

 

Le ministre de la communication, des médias et de la francophonie a soutenu que "le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêt d’un montant de 19,8 milliards de FCFA, conclu le 21 décembre 2021 entre la Banque Africaine de Développement (BAD) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement du Programme d’appui aux réformes économiques et sociales (PARES)-PHASE II".

 

Rappelons que cette seconde phase du programme vise à consolider et approfondir les acquis de la phase I par la hausse des ressources publiques en faveur des couches sociales vulnérables et le renforcement de l’efficacité et la transparence de la dépense publique afin de soutenir leur accès.

 

Selon le département de la communication et des relations extérieures de la Banque africaine de développement, "le PARES II, pour sa mise en œuvre, a pris en compte le contexte épidémique lié au Covid-19 en continuant son soutien au secteur privé, en particulier les petites et moyennes entreprises et le secteur informel, durement affectés par la crise sanitaire. Le programme soutient les efforts d’intensification de la vaccination contre le Covid-19. En outre, il poursuivra les réformes visant à améliorer non seulement l’accès des populations aux infrastructures d’énergie, d’hydraulique rurale et d’assainissement mais aussi les transferts monétaires en faveur des ménages en situation d’extrême pauvreté, l’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes et la nutrition".

 

Parmi les principaux résultats attendus "figure la baisse du taux de pauvreté national, de 46,3% en 2015 à 35% en 2023, dont un taux d’extrême pauvreté reculant de moitié, de 10% à 5%, sur la période. Le nombre de ménages extrêmement pauvres bénéficiant de transferts monétaires devrait quintupler, de 50 000 en 2018 à 250 000 en 2022", précise-t-on du côté de la BAD, où l’on ajoute également que "dans le domaine de l’énergie, l’objectif principal est d’atteindre un taux d’accès à l’électricité de 90% en 2022 (contre 62% en 2014). Par ailleurs, le PARES II table sur un taux d’emploi formel en progression, de 6,1% en 2016 à 8% en 2022".

 

Enfin, des améliorations sont attendues dans le domaine de la gestion des finances publiques et de la responsabilité financière notamment dans la passation des marchés publics.