Le système opérationnel de traitement d’ordures et liquide obsolètes (SOTOLO), basé sur l’intelligence artificielle et des machines, a été présenté, mardi 10 mai 2022, par les élèves du lycée d’excellence Alassane Ouattara (LEAO), de Grand-Bassam en vue d’assainir les canaux d’évacuation.

 

La présentation de ce projet s’est faite au lycée d’excellence Alassane Ouattara lors de la restitution des travaux de la première édition des « Conférences jeunesses » de la ville de Grand -Bassam sur le thème : « Climat et environnement », dans le cadre des objectifs du développement durable (ODD).

 

Ce projet intitulé le GUTTERFILTER (en anglais filtre de gouttière), à l’origine, est un système d’évacuation basé sur l’intelligence artificielle et les machines programmées et qui est appelé désormais, système opérationnel de traitement d’ordures et liquide obsolètes (SOTOLO).

 

Il a été initié par l’élève Kacou Badou Yvette Marie, en classe de 4ème. Elle a fait le constat « des caniveaux obstrués par les déchets ou presque inexistants qui occasionnent des inondations », dans la ville balnéaire.

 

Cette initiative a été soumise par la suite à un groupe d’élève du lycée d’excellence qui, ensemble ont mis en œuvre cette innovation technologique avec le concourt des encadreurs de l’établissement.

 

SOTOLO est constitué d’un dispositif de canaux d’évacuation équipé de filtre métallique, comportant des capteurs, c’est-à-dire des dispositifs permettant de détecter la présence des objets, notamment les déchets. Ils seront non seulement équipés d’un autre canal temporairement fermé par une porte métallique, mais aussi d’un propulseur automatique tous, connectés aux capteurs.

 

« Les capteurs enverront un signal au propulseur automatique, ce qui actionnera son mécanisme de déplacement des ordures du canal 1 vers le canal 2. Ce dernier s’ouvrira automatiquement pour recevoir les déchets propulsés, ceux-ci entreront dans le canal 2 avec une petite quantité d’eaux avant la fermeture de la porte », explique Ouégin Josette en classe de 4eme, ajoutant que par la suite il sera procédé à la séparation des déchets et de l’eau à travers un filtre.

 

Les ordures amassées dans le réservoir devront être collectés au moins tous les deux jours. L’eau filtrée et évacuée rejoindra le système d’évacuation d’eau préexistant précise-t-elle.

 

Le proviseur du lycée d’excellence, Mme Chérif Diabaté Fatoumata fière de ces élèves initiateurs a déclaré que la relève est assurée. Pour elle, l’abnégation de ces jeunes montrent qu’il faut avoir de l’espoir et de l’espérance pour l’avenir du pays.

 

Le maire de Grand Bassam, Jean louis Moulot, initiateur des « conférences jeunesse » a rappelé que le PNUD accompagne la ville de Bassam dans la mise en place d’un plan stratégique de développement local. Il s’est réjoui, du fait que le projet proposé par les élèves ait retenu par l’attention du PNUD et s’est dit convaincu que des efforts particuliers seront faits pour sa mise œuvre.

 

« C’est une grande joie de voir ce résultat. Cela montre que le travail qu’on fait dans l’ombre est reconnu. Nous sommes vraiment très contents d’avoir travaillé avec les enfants afin que leur rêve puisse se réaliser. Nous pouvons donc dire que la relève de demain, sur la protection de l’environnement, ce sont les enfants, les apprenants », a déclaré l’encadreur, le professeur d’Histoire géographie, Siagoué Guy Parfait.

 

Les élèves ont reçu de la part de la représentante résidente du PNUD, Mme Carol Flore-Smereczniak, des tablettes de nouvelle génération.

 

Une médaille a été remise à la représentante résidente du PNUD, qui a également reçu de la part des élèves, un livre blanc dans lequel se trouvent toutes les informations sur le projet.

 

Cette présentation de projet s’est terminée par un planting d’arbre dans l’enceinte du lycée.