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Sécurité routière : L’artiste ivoirien Molare interdit de conduire pendant cinq ans (Officiel)

La Commission Spéciale de Suspension et de Retrait de permis de conduire a décidé, après délibération, du retrait du permis de conduire de l’artiste ivoirien du coupé décalé « Molare » de son nom à l’état civil, Maury Féré Soumahoro pour une période de cinq ans ferme. Connu pour ses prestations flamboyantes et son statut d’icône du coupé-décalé, Molare n’aura donc plus droit au volant jusqu’en 2030.

Nucleon Security lève 3 M€ pour accélérer son expansion et industrialiser son IA Zero Trust 

Le coût des cyberattaques pourrait atteindre 10,5 trillions de dollars en 2025 selon Cybersecurity Ventures, tandis que la pénurie de talents reste criante : il manquerait près de 4 millions de professionnels de la cybersécurité dans le monde, d’après la Banque mondiale.  Face à ces contraintes, Nucleon Security propose une nouvelle approche de cybersécurité proactive et automatisée, déjà déployée chez plus d’une centaine de clients, avec une adoption croissante par les organisations publiques et privées à travers le continent africain. Une levée de 3 M€ pour accélérer l’industrialisation et l’expansion Déjà actif sur plusieurs marchés africains – outre le Maroc, où Nucleon dispose d’une importante entité locale avec plusieurs collaborateurs et accompagne au quotidien les entreprises et les institutions, la startup soutient les entités publiques et privées en Tunisie, Burkina Faso, Bénin, Togo, Côte d’Ivoire, Cameroun, Madagascar, Nigeria, et ambitionne de poursuivre son expansion sur le continent africain et à l’international, tout en industrialisant ses solutions de cybersécurité innovantes et en poursuivant le travail stratégique de R&D. Nucleon opère cette levée de fonds aux côtés de de la Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc, à travers son programme 212Founders, LoftyInc Capital, fonds panafricain de venture capital, Orange Ventures, le fonds de capital-risque d’Orange dédié à l’innovation technologique, Axian Group, basé à Madagascar, ainsi que NewFund Capital qui mène le tour. L’engagement de ces partenaires confirme la pertinence de la vision de Nucleon Security.  « Nous ne parlons pas de concepts, mais de solutions déjà en production. Notre ambition est de rendre la cybersécurité proactive et accessible pour tous, en permettant aux entreprises de gagner en visibilité, en efficacité et en résilience grâce à une plateforme holistique combinant Zero-Trust et IA agentique. Nous nous félicitons de cette levée de fonds, qui doit aussi nous permettre d’accompagner plus largement les organisations de toutes tailles afin de leur donner les moyens de se protéger face à des menaces toujours plus sophistiquées », a déclaré Anas Chanaa, co-fondateur et CEO de Nucleon Security.  « Nous sommes fiers d’accompagner Nucleon Security dont l’expertise en cybersécurité de nouvelle génération répond à un enjeu majeur pour les entreprises. Cet investissement reflète notre confiance dans leur équipe et leur ambition internationale », a affirmé Salim Hassad, Partner chez Newfund. Une plateforme Zero Trust couvrant tout le cycle de défense La plateforme de Nucleon Security couvre l’ensemble du cycle de défense : la protection des endpoints avec son EDR (Endpoint Detection and Response) Zero Trust, qui bloque toute activité suspecte par défaut ; la supervision managée 24/7 via le MDR (Managed Detection and Response) souverain, qui garantit un traitement local et indépendant des données critiques ; l’analyse avancée des malwares avec Malprob AI identifiant les menaces inédites avant qu’elles ne se propagent et ScorX, une technologie qui classe les alertes et met en avant les menaces critiques.  Une cybersécurité adaptative augmentée par l’IA Agentique Avec son approche Zero Trust, Nucleon Security adapte en permanence la sécurité aux usages réels des organisations, offrant une protection à la fois contextuelle et évolutive. Cette stratégie est amplifiée par l’IA agentique, qui dépasse les limites d’une intelligence artificielle classique : au lieu de simplement analyser et alerter, elle agit comme un agent autonome, capable d’analyser, décider, agir et apprendre en continu. Chez Nucleon Security, cette IA devient un véritable copilote des équipes de cybersécurité, intervenant à chaque étape du cycle, prévention, détection, réponse et remédiation.

𝐑𝐞́𝐢𝐧𝐬𝐞𝐫𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐠𝐫𝐚𝐧𝐭𝐬 : 𝟑𝟏 𝐦𝐨𝐭𝐨𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐢𝐯𝐫𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 𝐫𝐞𝐦𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐜𝐚𝐛𝐢𝐧𝐞𝐭 𝟐𝐈𝐀𝐄

Une cérémonie de remise de motos de livraison à 31 ex-migrants formés par le cabinet 2IAE s’est tenue le vendredi 19 septembre au siège de l’institution, à la Riviera Palmeraie (Abidjan). L’événement s’est déroulé en présence des représentants de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM Côte d’Ivoire) et de la Mairie de Cocody. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme gouvernemental de Protection, de Retour et de Réintégration des Migrants de Retour en Afrique subsaharienne (MPRR-SSA), financé par l’Union européenne, coordonné par l’OIM et mis en œuvre par le cabinet 2IAE. À la suite d’un appel d’offre publié dans le journal gouvernemental, l’Institut International des Affaires Entrepreneuriales (2IAE) a été retenu pour former 150 migrants de retour, répartis en deux lots. Selon Séraphin Koua, fondateur du groupe écoles 2IAE, les modules ont porté sur l’agriculture, le commerce et l’artisanat, avec pour objectifs le renforcement de capacités, l’élaboration de plans d’affaires, l’installation et le suivi des bénéficiaires. « 𝐶𝑜𝑛𝑐𝑒𝑟𝑛𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑙𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑙𝑙𝑒́ 11 𝑏𝑒́𝑛𝑒́𝑓𝑖𝑐𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠, 𝑠𝑜𝑖𝑡 55 % 𝑑𝑢 𝑙𝑜𝑡 2. 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑙𝑜𝑡 1, 𝑞𝑢𝑖 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑎𝑖𝑡 130 𝑚𝑖𝑔𝑟𝑎𝑛𝑡𝑠, 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡𝑖𝑓𝑖𝑒́ 70 𝑠𝑖𝑡𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑙𝑙𝑒́ 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 31 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒𝑠 », a-t-il précisé. Au-delà de la livraison, les motos de livraison servent de support à diverses activités génératrices de revenus, telles que la vente de garba choco, de friperies, de pain ou encore l’exploitation de caves. Toutefois, M. Koua a souligné les défis liés à la gestion comptable et à l’utilisation des factures normalisées. « 𝐶𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡 𝑑𝑒́𝑚𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙’𝑒𝑙𝑑𝑜𝑟𝑎𝑑𝑜 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒́𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑛 𝐸𝑢𝑟𝑜𝑝𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑖𝑐𝑖 𝑒𝑛 𝐶𝑜̂𝑡𝑒 𝑑’𝐼𝑣𝑜𝑖𝑟𝑒 », a-t-il déclaré, exprimant sa gratitude à l’Union européenne pour son appui. Selon le directeur du 2IAE, chaque bénéficiaire pourrait générer en moyenne 350 000 F CFA de revenus mensuels, soit près de 200 millions F CFA par an pour l’ensemble des 31 installés. En termes d’emplois, 30 postes directs ont déjà été créés, pouvant atteindre 90 grâce aux effets multiplicateurs. À l’échelle des 150 migrants formés, ce sont environ 450 emplois directs et indirects qui devraient voir le jour. Séraphin Koua a conclu en lançant un appel à d’autres bailleurs pour soutenir la dynamique enclenchée. Existant depuis près de 20 ans, le groupe écoles 2IAE s’est imposé comme une référence dans la formation pratico-pratique en entrepreneuriat. Il collabore notamment avec ONU Habitat, le PEJEDEC et l’Agence Emploi Jeune, contribuant ainsi à transformer les mentalités et à promouvoir l’autonomie des jeunes.

Cyberharcèlement de la DJ française Barbara Butch: de la prison requise contre cinq hommes

La DJ et militante féministe avait reçu des dizaines de milliers de messages de haine en ligne, après son apparition lors de la cérémonie

Le parquet de Paris a requis jeudi des peines d’emprisonnement avec ou sans sursis contre cinq hommes jugés pour avoir cyberharcelé la DJ française Barbara Butch, figure des nuits parisiennes LGBT+, après sa participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques. Dans ses réquisitions, la procureure a dénoncé « des violences numériques massives » ayant causé « une altération de la santé de Barbara Butch », « un cyberharcèlement parfaitement caractérisé qui brise, qui broie », une « vague de haine antisémite, grossophobe et sexiste », ainsi qu’une « volonté d’intimider et de faire mal ». « Crève », « tu vas payer »… Âgés de 24 à 57 ans, ces cinq hommes devaient répondre de cyberharcèlement et, pour certains d’entre eux, de menaces de mort ou de crime. La procureure a requis des stages de lutte contre la haine en ligne et 3 à 6 mois de prison avec sursis pour les quatre hommes présents devant le tribunal correctionnel, et 8 mois de prison ferme pour le cinquième, absent à l’audience. Ces messages haineux avaient déferlé sur l’artiste dans la foulée de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, le 26 juillet 2024, la conduisant à porter plainte trois jours après. Sur une passerelle qui enjambe la Seine, Barbara Butch – son nom de scène – était apparue aux platines, entourée de drag queens, de mannequins, mais aussi du chanteur Philippe Katerine, presque nu et peint en bleu. Ce tableau, intitulé « Festivité », avait suscité l’ire des milieux conservateurs et d’extrême droite, qui l’ont interprété comme une parodie moqueuse du dernier repas de Jésus avec ses apôtres, la Cène, telle que représentée par Léonard de Vinci. Le directeur artistique de la cérémonie, Thomas Jolly, avait démenti toute volonté de choquer et expliqué avoir voulu représenter une « grande fête païenne reliée aux dieux de l’Olympe ». « J’avais juste envie de m’enterrer et de disparaître à ce moment-là », a raconté Barbara Butch à l’audience. Elle a expliqué avoir développé de l’agoraphobie et du psoriasis après les faits et prendre, depuis, des antidépresseurs. Étudiant, père de famille, aide-soignant… Les prévenus présents ont tous reconnu avoir envoyé les messages, mais pas leur caractère menaçant ou harcelant. Plusieurs ont expliqué avoir été heurtés par la « parodie de la religion ». Le jugement sera rendu le 21 novembre.

Déversement toxique en Zambie: plus de 50 autres fermiers saisissent la justice

Un camion à la mine de cuivre de Chibuluma en Zambie, le 17 janvier 2015

Une cinquantaine de fermiers affectés par un déversement massif de déchets toxiques miniers dans le nord de la Zambie ont à leur tour assigné en justice l’entreprise chinoise qui les stockait, selon une citation à comparaître consultée jeudi par l’AFP. La rupture d’une retenue en février a provoqué l’écoulement de dizaines de millions de litres de résidus miniers dans l’environnement près de Kitwe, au coeur de la ceinture de cuivre zambienne en Afrique australe. L’assignation, déposée mardi auprès d’un tribunal zambien et à laquelle trois ONG locales se sont jointes, demande de « verser aux plaignants 220 millions de dollars », soit près de 190 millions d’euros, devant servir à la « réalisation d’une étude indépendante d’impact environnemental et social », d’une « évaluation sanitaire » et au « relogement immédiat » en « attendant une indemnisation complète et définitive ». Il y a moins de deux semaines, 176 autres habitants de la zone ont déjà déposé une plainte devant un tribunal zambien contre cette même firme, l’entreprise publique chinoise Sino-Metals Leach (SML), à qui ils demandent un dépôt de 80 milliards de dollars. Les plaignants rapportaient des « irritations cutanées, des maux de gorge, des irritations des voies respiratoires, de la toux, des sensations d’oppression thoracique, des brûlures, des nausées/vomissements, des maux de tête, des saignements de nez et du sang dans les urines ». La holding publique China Nonferrous Mining (CNMC), propriétaire de SML, « considère cette plainte clairement infondée », selon un communiqué diffusé la semaine passée. « SML a pleinement rempli ses obligations de réhabilitation et de remise en état en accord avec les directives gouvernementales et a versé des indemnités aux agriculteurs concernés », a assuré CNMC, également propriétaire de l’entreprise voisine NFC Africa Mining, poursuivie aussi car sa concession accueillait les digues ayant cédé, d’après les plaignants. Selon la nouvelle citation à comparaître, qui s’appuie sur plusieurs études, 2,2 millions de mètres carrés « présentaient des signes visibles de résidus avec une épaisseur moyenne de 0,3 mètre ». Les nouveaux plaignants accusent par ailleurs l’entreprise chinoise d’avoir assorti ses indemnités d’une « clause d’exonération de responsabilité qui prive en substance les personnes touchées de tout recours futur  » alors qu’elles sont « pour la plupart analphabètes ». Une entreprise de dépollution a rapporté des quantités déversées vingt fois supérieures aux annonces de SML. Firme sud-africaine initialement retenue par l’agence de l’environnement zambienne (Zema) pour nettoyer la zone, Drizit a alerté dans un communiqué fin août sur des « niveaux dangereux de cyanure, d’arsenic, de cuivre, de zinc, de plomb, de chrome, de cadmium ». Autant de polluants pouvant causer des malformations congénitale

Nigeria : Début du nouveau procès du chanteur accusé de blasphème et déjà condamné à mort

Photo de Yahaya Aminu Sharif présentée sur son compte Facebook officiel. FACEBOOK

Le nouveau procès du chanteur musulman nigérian accusé de blasphème Yahaya Sharif-Aminu s’est ouvert jeudi à Abuja, la capitale, ses avocats espérant obtenir son annulation. La Cour suprême du Nigeria a tenu jeudi sa première audience dans cette affaire très médiatisée de blasphème qui date d’il y a cinq ans. Yahaya Sharif-Aminu, un musicien musulman soufi, a été condamné à mort par un tribunal islamique de l’État de Kano en 2020 pour avoir partagé les paroles d’une chanson jugées insultantes envers le prophète Mahomet. La Haute Cour de l’État de Kano a ensuite annulé la condamnation, mais a également ordonné un nouveau procès, une issue que ses avocats tentent d’empêcher tout en demandant une décision plus large sur les sanctions applicables en cas de violation de la charia, notamment la peine de mort pour blasphème et adultère. « Tous les aspects du code pénal de la charia qui enfreignent la constitution et les obligations internationales du Nigeria ne peuvent figurer dans nos codes », a déclaré l’avocat Kola Alapinni aux journalistes après que le tribunal a accordé à son équipe un délai supplémentaire pour déposer son appel. Bien que le gouvernement fédéral du Nigeria soit laïc, la charia coexiste avec la loi commune dans 12 États du nord, majoritairement musulmans. Les peines sévères pour violation de la loi islamique sont rarement prononcées et presque jamais appliquées. Les condamnations à mort pour adultère et blasphème sont en général soit annulées, soit suspendues en attendant l’appel. Cependant, dans le nord du pays, socialement conservateur, des foules sont connues pour se livrer à des actes de justice populaire en cas de blasphème présumé. Après la diffusion début 2020 de cette chanson sur les réseaux sociaux, des milliers de personnes étaient descendues dans les rues de la ville de Kano pour réclamer l’arrestation de Yahaya Sharif-Aminu. La foule avait même brûlé sa maison familiale. Alors que l’affaire a été portée devant la plus haute juridiction du Nigeria, des défenseurs des libertés civiles et religieuses des États-Unis, de l’Union européenne et des Nations unies ont exprimé leur soutien à M. Sharif-Aminu. En avril, la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), a jugé que la peine de mort prononcée par Kano pour blasphème était « excessive et disproportionnée ». Le Nigeria n’a pas appliqué cette décision. Sharif-Aminu, qui était absent à l’audience jeudi, reste en détention pendant que son appel se poursuit.

Mali : Deux Emiratis et un Iranien enlevés près de Bamako

Deux ressortissants émiratis et un Iranien ont été enlevés cette semaine au Mali près de la capitale par des « hommes armés », a appris jeudi l’AFP auprès de sources locales et sécuritaire. Le Mali, dirigé par une junte, est confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires. Elle s’ajoute à une grave crise économique. Ces enlèvements n’étaient pas revendiqués jeudi en fin de journée. « Deux Emiratis et un ressortissant iranien ont été enlevés à une cinquantaine de kilomètres de Bamako par des hommes armés », a confirmé à l’AFP un élu local malien sous couvert d’anonymat. « Les trois étaient dans une plantation agricole qui appartient à l’un d’eux », a-t-il ajouté. Un conseiller local de Sanankoroba, où a eu lieu l’incident, raconte que le propriétaire des lieux est un Emirati installé dans la communauté « depuis plus de 15 ans ». « Sur le site, les assaillants ont brûlé beaucoup de matériels y compris de nombreuses motos », poursuit cet élu local évoquant une disparition « terrifiante ». Les enlèvements ont été confirmés dans un communiqué diffusé par les autorités jeudi matin, mais celles-ci ont ensuite démenti cette publication, ne faisant officiellement aucun commentaire sur cette affaire. Selon une source sécuritaire, les deux Emiratis « sont originaires de Dubaï » et des « recherches sont en cours pour obtenir leur libération ». Ces rapts surviennent dans un contexte de recrudescence des attaques jihadistes au Mali et d’une dégradation de la situation sécuritaire hors de Bamako.

Réinsertion des migrants : 31 motos de livraison remises par la cabinet 2IAE

Une cérémonie de remise de motos de livraison à 31 ex-migrants formés par le cabinet 2IAE s’est tenue le vendredi 19 septembre au siège de l’institution, à la Riviera Palmeraie (Abidjan). L’événement s’est déroulé en présence des représentants de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM Côte d’Ivoire) et de la Mairie de Cocody. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme gouvernemental de Protection, de Retour et de Réintégration des Migrants de Retour en Afrique subsaharienne (MPRR-SSA), financé par l’Union européenne, coordonné par l’OIM et mis en œuvre par le cabinet 2IAE. À la suite d’un appel d’offre publié dans le journal gouvernemental, l’Institut International des Affaires Entrepreneuriales (2IAE) a été retenu pour former 150 migrants de retour, répartis en deux lots. Selon Séraphin Koua, fondateur du groupe écoles 2IAE, les modules ont porté sur l’agriculture, le commerce et l’artisanat, avec pour objectifs le renforcement de capacités, l’élaboration de plans d’affaires, l’installation et le suivi des bénéficiaires. « 𝐶𝑜𝑛𝑐𝑒𝑟𝑛𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑙𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑙𝑙𝑒́ 11 𝑏𝑒́𝑛𝑒́𝑓𝑖𝑐𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠, 𝑠𝑜𝑖𝑡 55 % 𝑑𝑢 𝑙𝑜𝑡 2. 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑙𝑜𝑡 1, 𝑞𝑢𝑖 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑎𝑖𝑡 130 𝑚𝑖𝑔𝑟𝑎𝑛𝑡𝑠, 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡𝑖𝑓𝑖𝑒́ 70 𝑠𝑖𝑡𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑙𝑙𝑒́ 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 31 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒𝑠 », a-t-il précisé. Au-delà de la livraison, les motos de livraison servent de support à diverses activités génératrices de revenus, telles que la vente de garba choco, de friperies, de pain ou encore l’exploitation de caves. Toutefois, M. Koua a souligné les défis liés à la gestion comptable et à l’utilisation des factures normalisées. « 𝐶𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡 𝑑𝑒́𝑚𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙’𝑒𝑙𝑑𝑜𝑟𝑎𝑑𝑜 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒́𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑛 𝐸𝑢𝑟𝑜𝑝𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑖𝑐𝑖 𝑒𝑛 𝐶𝑜̂𝑡𝑒 𝑑’𝐼𝑣𝑜𝑖𝑟𝑒 », a-t-il déclaré, exprimant sa gratitude à l’Union européenne pour son appui. Selon le directeur du 2IAE, chaque bénéficiaire pourrait générer en moyenne 350 000 F CFA de revenus mensuels, soit près de 200 millions F CFA par an pour l’ensemble des 31 installés. En termes d’emplois, 30 postes directs ont déjà été créés, pouvant atteindre 90 grâce aux effets multiplicateurs. À l’échelle des 150 migrants formés, ce sont environ 450 emplois directs et indirects qui devraient voir le jour. Séraphin Koua a conclu en lançant un appel à d’autres bailleurs pour soutenir la dynamique enclenchée. Existant depuis près de 20 ans, le groupe écoles 2IAE s’est imposé comme une référence dans la formation pratico-pratique en entrepreneuriat. Il collabore notamment avec ONU Habitat, le PEJEDEC et l’Agence Emploi Jeune, contribuant ainsi à transformer les mentalités et à promouvoir l’autonomie des jeunes.

Centrafrique : l’opposition dénonce une impasse politique avant les élections du 28 décembre

À trois mois des élections présidentielles prévues le 28 décembre prochain en République centrafricaine, l’opposition a dénoncé jeudi, une « impasse politique », accusant les autorités de « liquider la démocratie et le pluralisme » dans un pays toujours marqué par une profonde instabilité. Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution de mars 2016 (BRDC), plateforme de partis d’opposition et d’associations de la société civile, a exprimé ses craintes lors d’une conférence de presse à Bangui. Les dirigeants du BRDC critiquent régulièrement le processus électoral, qu’ils jugent « tronqué », et s’opposent à la possibilité pour le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, de briguer un troisième mandat, comme le permet la nouvelle Constitution adoptée en 2023. Les leaders du BRDC ont conditionné leur participation au scrutin de décembre à la tenue d’un dialogue politique préalable avec les autorités sous l’égide d’une institution internationale. Le président avait initialement affiché son ouverture à un dialogue en mars, avant de durcir sa position lors du congrès de son parti, le Mouvement Cœurs Unis (MCU), en juillet. Une réunion inaugurale a cependant eu lieu le 2 septembre en présence du chef du gouvernement, de ministres, du BRDC et de membres de la Communauté italienne catholique Sant’ Egidio, imposés par les autorités. Aucun calendrier pour la poursuite des discussions n’a été proposé depuis par le gouvernement, alimentant les accusations de « duplicité » portées contre le président Touadéra. Le dépôt des candidatures pour les élections présidentielles débutera le 2 octobre, selon le calendrier électoral. Anicet-Georges Dologuele, principal opposant au président Touadéra, a renoncé en août à sa nationalité française pour se conformer aux conditions imposées par la Constitution de 2023 qui exclut les binationaux du scrutin à la magistrature suprême. Une coalition de plusieurs groupes armés, la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) avait marché vers Bangui lors des dernières élections présidentielles en 2020 pour renverser le président Touadéra. Deux des principaux mouvements de la CPC ont signé des accords de paix avec les autorités centrafricaines en avril mais l’instabilité persiste, principalement sur les axes routiers et à l’Est du pays à la frontière des deux Soudans.

Un nouvel établissement de monnaie électronique agréé par la BCEAO

Le paysage des paiements numériques en Côte d’Ivoire s’élargit avec l’arrivée de DJOGANA Pay, désormais reconnu comme le quatrième établissement de monnaie électronique du pays. L’entreprise a obtenu son agrément de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) sous l’identifiant EME.CI.025/2025. Avec ce sésame, la structure lance officiellement son portefeuille électronique Peya Pay, symbolisé par un calao. Conçu et développé en Côte d’Ivoire, ce service entend répondre aux besoins quotidiens aussi bien des commerçants, artisans, transporteurs, agriculteurs en zone rurale que des salariés urbains. « Notre ambition est de bâtir un écosystème de paiement solide, proche des réalités de toutes les couches sociales et aligné aux standards internationnaux » a déclaré Youssoufou SERME, Directeur Général. La société propose une gamme de services financiers simples et abordables, notamment les dépôts et transferts d’argent gratuits, les retraits à seulement 0,5 % de frais, les paiements marchands et le règlement sécurisé de factures et services locaux. L’objectif affiché est clair : offrir une alternative moderne et inclusive qui valorise les circuits économiques nationaux tout en facilitant l’inclusion financière dans l’espace UEMOA. Au-delà de la Côte d’Ivoire, l’établissement financier nourrit des ambitions régionales. L’entreprise prévoit de renforcer sa présence sur le marché ivoirien avant de s’étendre progressivement aux autres pays de l’UEMOA, dans une logique de bâtir « un écosystème de paiement africain, inclusif et durable ». Avec cet agrément de la BCEAO, DJOGANA Pay fait un pas décisif vers la concrétisation de sa vision : transformer une solution ivoirienne en référence régionale de la finance digitale.

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