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Centrafrique : 100 morts dans l’effondrement d’une mine d’or à l’ouest du pays

Au moins 100 personnes ont péri dans l’effondrement d’une mine d’or à Zamboye, dans l’ouest de la République centrafricaine, près de la frontière avec le Cameroun. Les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver d’éventuelles victimes. Un glissement de terrain meurtrier s’est produit mardi 18 août 2026 dans une mine d’or située à Zamboye, à environ 50 kilomètres de Baboua, dans l’ouest de la République centrafricaine. Selon des sources locales citées par l’Agence France-Presse (AFP), environ 100 personnes ont été tuées dans cet accident. Plusieurs autres personnes ont été blessées et prises en charge dans les structures sanitaires de la région. Des survivants ont notamment été évacués vers l’hôpital de Baboua, tandis que les opérations de recherche se poursuivent ce mercredi afin de retrouver d’éventuelles personnes encore ensevelies sous les décombres. Le parquet de Baboua a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances exactes du drame. Selon les premières informations communiquées par les autorités judiciaires, l’accident serait dû à « l’effondrement de plusieurs tunnels souterrains où travaillaient des mineurs ». Situé à proximité de la frontière camerounaise, le site de Zamboye est fréquenté par de nombreux chercheurs d’or. Les conditions d’exploitation artisanale et les risques liés à la fragilité des sols exposent régulièrement les mineurs à des accidents graves. Cet effondrement intervient quelques semaines seulement après un autre drame similaire en Centrafrique. À la mi-juin, un glissement de terrain avait déjà fait plusieurs dizaines de morts dans une mine d’or du district de Nana-Mambéré, également à proximité de la frontière avec le Cameroun. Ces accidents successifs relancent les préoccupations concernant la sécurité des sites d’exploitation aurifère en Centrafrique, où les effondrements de terrains restent fréquents. Le bilan de la catastrophe de Zamboye pourrait encore évoluer au terme des opérations de recherche et d’identification des victimes.

Centrafrique : l’opposition dénonce une impasse politique avant les élections du 28 décembre

À trois mois des élections présidentielles prévues le 28 décembre prochain en République centrafricaine, l’opposition a dénoncé jeudi, une « impasse politique », accusant les autorités de « liquider la démocratie et le pluralisme » dans un pays toujours marqué par une profonde instabilité. Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution de mars 2016 (BRDC), plateforme de partis d’opposition et d’associations de la société civile, a exprimé ses craintes lors d’une conférence de presse à Bangui. Les dirigeants du BRDC critiquent régulièrement le processus électoral, qu’ils jugent « tronqué », et s’opposent à la possibilité pour le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, de briguer un troisième mandat, comme le permet la nouvelle Constitution adoptée en 2023. Les leaders du BRDC ont conditionné leur participation au scrutin de décembre à la tenue d’un dialogue politique préalable avec les autorités sous l’égide d’une institution internationale. Le président avait initialement affiché son ouverture à un dialogue en mars, avant de durcir sa position lors du congrès de son parti, le Mouvement Cœurs Unis (MCU), en juillet. Une réunion inaugurale a cependant eu lieu le 2 septembre en présence du chef du gouvernement, de ministres, du BRDC et de membres de la Communauté italienne catholique Sant’ Egidio, imposés par les autorités. Aucun calendrier pour la poursuite des discussions n’a été proposé depuis par le gouvernement, alimentant les accusations de « duplicité » portées contre le président Touadéra. Le dépôt des candidatures pour les élections présidentielles débutera le 2 octobre, selon le calendrier électoral. Anicet-Georges Dologuele, principal opposant au président Touadéra, a renoncé en août à sa nationalité française pour se conformer aux conditions imposées par la Constitution de 2023 qui exclut les binationaux du scrutin à la magistrature suprême. Une coalition de plusieurs groupes armés, la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) avait marché vers Bangui lors des dernières élections présidentielles en 2020 pour renverser le président Touadéra. Deux des principaux mouvements de la CPC ont signé des accords de paix avec les autorités centrafricaines en avril mais l’instabilité persiste, principalement sur les axes routiers et à l’Est du pays à la frontière des deux Soudans.

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