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La Côte d’Ivoire annonce la découverte d’un gisement de 115 tonnes d’or Boundiali

La Côte d’Ivoire renforce son potentiel aurifère avec la découverte d’un gisement estimé à 115 tonnes d’or à Boundiali, dans le nord du pays. Annoncée jeudi 8 octobre 2026 au Premier ministre Robert Beugré Mambé par la société australienne Aurum Resources Limited, cette découverte consolide les perspectives de développement du secteur minier ivoirien.

Institut Pasteur de Côte d’Ivoire : la Banque mondiale prête à accompagner les futurs projets

 La directrice régionale de la Banque mondiale, Trina Haque, a visité, jeudi 8 octobre 2026, l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI), sur son site d’Adiopodoumé, afin d’évaluer ses capacités scientifiques et techniques et d’explorer les perspectives d’accompagnement de ses futurs projets dans les domaines de la sécurité sanitaire, de la biotechnologie et de la préparation aux pandémies.

La mairie d’Abobo intensifie la lutte contre l’insalubrité grâce à un don de matériels

La Mairie d’Abobo et son partenaire ECOTI SA ont renforcé, jeudi 8 octobre 2026, les moyens de lutte contre l’insalubrité dans la commune, avec la remise d’un important lot de matériels aux agents de salubrité et aux Comités Locaux d’Assainissement, de Salubrité et d’Hygiène (CLASH). La cérémonie s’est tenue à l’esplanade de la Mairie d’Abobo, en présence de la Présidente du Sénat et Maire d’Abobo, Kandia Camara, des responsables de la société ainsi que des représentants des CLASH. La dotation comprend 105 brouettes, 390 pelles et manches, 390 râteaux et manches, 1 070 balais et manches, 34 000 sacs-poubelle, 1 950 paires de gants, 50 paquets de cache-nez, deux tricycles, 20 bacs de 240 litres et 10 bacs de 360 litres. Pour la maire d’Abobo, ce don traduit la solidité du partenariat entre la municipalité et ECOTI SA. Kandia Camara a salué « la confiance » entre les deux parties et leur volonté commune de mobiliser des femmes et des hommes sur le terrain pour lutter contre l’insalubrité. Elle a toutefois appelé à poursuivre les efforts, estimant que « le chemin est encore long ». L’édile a notamment relevé la persistance de points d’insalubrité dans certains secteurs de la commune et invité ECOTI SA à renforcer ses équipes, ses moyens et sa présence sur le terrain. Aux membres des CLASH, Kandia Camara a rappelé que le matériel reçu constitue à la fois un outil de travail et une responsabilité supplémentaire. Elle les a ainsi exhortés à maintenir leur présence sur le terrain et à poursuivre les actions en faveur de la propreté de la commune. Cette nouvelle dotation intervient quelques mois après un premier appui important de la société. Le 9 juin 2026, l’entreprise avait déjà remis aux 69 CLASH de la commune 345 brouettes, 690 pelles, 690 râteaux, 2 070 balais, 69 000 sacs-poubelle, 3 450 paires de gants et 690 paquets de cache-nez, ainsi qu’une enveloppe de 5 millions de francs CFA. À travers ces deux opérations, l’entreprise spécialisée dans la gestion des déchets renforce progressivement les capacités matérielles et opérationnelles des acteurs locaux engagés dans la salubrité à Abobo. Pour le président du Conseil d’administration de l’entreprise, Rafik Ben Ayed, ce nouvel appui traduit la volonté de l’entreprise de contribuer au renforcement du service public de propreté et à la mobilisation des communautés autour de la salubrité. Au nom des CLASH, Bamba Naga a exprimé sa reconnaissance à la mairie et à ECOTI SA et réaffirmé l’engagement des comités à poursuivre leurs actions en faveur d’une commune plus propre, plus saine et plus agréable à vivre. Avec cette nouvelle dotation, les agents et comités de salubrité disposent ainsi de moyens supplémentaires pour intensifier leurs interventions dans les différents quartiers d’Abobo.

Cinquantenaire de l’ICA : 101 poches de sang pour renforcer les réserves du CNTS

L’Institut de Cardiologie d’Abidjan (ICA) a accueilli, mercredi 7 octobre 2026, une campagne de don de sang organisée par l’Amicale des Internes et CES en Cardiologie (AMICCAR), en collaboration avec le Centre national de transfusion sanguine (CNTS). L’opération menée dans le cadre des célébrations du cinquantenaire de l’ICA a permis de collecter 101 poches de sang destinées à renforcer les réserves disponibles dans les établissements sanitaires.

« On m’a légué l’héritage de l’Accordéon, je n’étais même pas musicien » RIZO, créateur du groupe ZAGAZOUGOU

Pendant que les débats font rage sur la paternité du mythique groupe Zagazougou, un homme a décidé de sortir du silence. Lui, c’est Diabaté Moussa dit Rizo , chef du groupe et véritable créateur du groupe. Dans une déclaration exclusive, il lève le voile sur la véritable histoire de l’Accordéon à Soubré. Pourquoi prendre la parole aujourd’hui ? « Je suis le créateur du groupe Zagazougou à Soubré. Je voudrais un peu expliquer l’histoire du groupe puisque je n’en ai pas trop parlé. Mais je vois que les gens sont en train de dire que le groupe appartient à ceux qui l’ont créé, ceux qui ont fait ceci, cela, alors qu’ils ne savent mêmfe pas quand le groupe a été créé. C’est vrai que Zagazougou a formé beaucoup d’artistes musiciens. Donc je suis obligé de sortir ce matin pour faire la lumière aux Ivoiriens ». Comment es-tu arrivé à Soubré ? RIZO L’Accordéon est arrivé à Soubré par notre grand-père, Bakary Ouattara. Il est arrivé à Soubré et s’est marié à deux femmes Bété. La première a fait beaucoup d’enfants, la deuxième aussi. Moi j’ai pour grand-mère la deuxième femme de Bakarou Ouattara. Mamadou Ouattara, Moussa Ouattara, Samantha Ouattara, Fatma Ouattara sont les enfants de la première femme. Et ma maman Marin Ouattara et Kadidja Ouattara sont de la même mère, la deuxième femme. Voilà l’histoire. Vous n’étiez pas destiné à la musique à la base ? « Moi je n’étais pas d’abord musicien, j’étais chauffeur. Je travaillais comme chauffeur à la mairie de Soubré, embauché par Monsieur le Député Damouang Charles, après avoir fait la route de Soubré. Mon oncle Mamadou Ouattara qui avait beaucoup d’enfants m’appelle un jour. Il me dit que c’est à moi qu’il veut donner l’héritage de l’Accordéon. Je lui ai dit non, que moi je ne suis pas musicien. Il y a mon cousin Abou Ouatt qui est musicien, qui est ton enfant. Il y a Sekou Ouattara Issoufou Ouattara, Brahima Ouattara, ce sont tes enfants. Moi je ne suis pas musicien. Dans la famille, ceux qui avaient déjà les doigtés musicaux, c’étaient d’abord Abou Ouatt, Sekou Ouattara et ISSouf. Brahima lui n’avait pas de doigté ». Qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ? On a discuté pendant près d’un an. Je disais non, je ne voyais même pas ce que j’allais faire avec la musique. C’est après une discussion avec maman Marin Ouattara qu’elle m’a dit : « C’est votre grand-père qui a donné ça à ton oncle avant de décéder. Donc si aujourd’hui ton oncle te choisit, c’est obligatoire dans la famille que tu dois jouer l’Accordéon. Après si tu veux, tu pourras choisir quelqu’un et lui donner le flambeau. » C’est comme ça que j’ai été obligé d’accepter l’héritage. C’est une charge familiale. Aujourd’hui Zagazougou fait son grand retour avec « Sawa » après 18 ans d’absence… RIZO Zagazougou n’est pas un simple groupe, c’est une école. On a formé beaucoup de monde. Si aujourd’hui je parle, c’est pour que les Ivoiriens connaissent la vraie histoire. Que l’histoire ne soit pas déformée. Vous dites que vous n’étiez pas musicien au départ. Comment êtes-vous arrivé dans la musique ? RIZO Donc après quelques sacrifices pour pouvoir aborder la carrière musicale avec mon oncle, voilà c’est comme ça que je suis venu dans la musique. Après le sacrifice, maintenant mon oncle m’a appris à jouer. Chaque soir quand il avait le temps, il m’appelait dans sa chambre, je m’en vais, il me montrait les doigtés sur le dos. Chaque soir quand il avait le temps, il m’appelait et on jouait un peu. C’est comme ça que j’ai commencé à voir les doigtés. Pendant cinq mois, j’avais déjà commencé à jouer quelques anciens morceaux que le vieux lui-même jouait. J’ai été encouragé par son fils, j’ai été encouragé aussi par mon petit frère. Tous m’ont encouragé à continuer dans la musique. Votre oncle avait déjà un groupe très connu à Soubré ? RIZO Oui, le vieux lui-même avait un groupe qui s’appelait Le Zaïr. Le groupe Zaïr. Le vieux était un très grand accordéoniste que je n’ai jamais vu. Depuis ma naissance, je n’ai jamais vu quelqu’un jouer l’accordéon comme lui. C’était un gars qui avait vraiment les doigtés de l’accordéon. Et comment le nom « Zagazougou » est-il venu ? On parle beaucoup de cette histoire. On n’avait même pas de groupe. On jouait comme ça. Mais comme les gens de Soubré avaient déjà l’habitude d’entendre les bonnes sonorités de notre oncle, quand nous on jouait, ce n’était pas ça, on jouait n’importe quoi. Alors c’est ainsi qu’on a un cousin qui a dit : « Mais ça, c’est du Zougou Zaga ». Vous avez compris ? Il a dit « ça c’est du Zougou Zaga ». C’est le petit-fils de Monsieur Daba Dangogo, du quartier Daba Dangogo, l’un des grands chefs. C’est son petit-fils qui nous a dit ça, « c’est du Zougou Zaga ». Et puis on était là, on s’est dit : Zougou Zaga, Zaga Zougou… est-ce qu’on ne peut pas faire Zagazougou ? Voilà comment le nom Zagazougou est venu. Et la signification alors ? RIZO En même temps, on avait un président qui nous encadrait, qui nous encourageait. C’était un infirmier Burkinabè qui s’appelait Boukari Sawadougou. Boukari a dit : « Est-ce que vous savez que Zagazougou, ça veut dire en langue Mooré, le chef de la cour ? » On a dit : Mais ça tombe bien ! Zougou Zaga devient Zagazougou, donc « le chef de la cour », c’est une très bonne signification. Voilà comment on a gardé le nom Zagazougou. Groupe créé en 1988 à Soubré, révélé en 1992 avec l’album « Saya » et une tournée européenne. Véritable école musicale ayant formé Daloba Kouyaté, Kady Doumbia, Petit Papou… Aujourd’hui porté par ses deux doyens Rizo et Sekou Ouattara, avec une nouvelle génération dont Mariam Kourouma et Madina Diarra.

Rentrée culturelle : le MASA veut renforcer son rayonnement en Côte d’Ivoire et à l’international

Le Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan (MASA) entend poursuivre ses activités au-delà de sa biennale. À l’occasion d’un déjeuner de presse de rentrée culturelle, mercredi 6 octobre 2026 à Abidjan, le directeur du MASA, Abou Kamaté, a présenté les principaux projets de l’institution pour les prochaines années, avec un accent particulier sur la décentralisation et la diplomatie culturelle.

Un bar découvert au sein d’un collège privé à Bouaké, l’établissement fermé

Un bar installé au cœur d’un établissement scolaire a été découvert, lundi 6 octobre 2026, au collège privé « Les Leaders », situé au quartier Air France 2 à Bouaké dans la région de Gbèkè. L’opération a conduit à la saisie de boissons alcoolisées et de produits liés à la chicha, ainsi qu’à la fermeture administrative de l’établissement.

FAOJ : L’Etat de Côte d’Ivoire décaisse 4,3 milliards de francs CFA pour accompagner les projets des jeunes

Quatre milliards trois cents millions FCFA, c’est le budget que l’Etat de Côte d’Ivoire prévoit en faveur des organisations et associations de jeunesse afin de subventionner leurs différentes initiatives. Le lundi 05 octobre 2026, le ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, a procédé à la présentation du Fond d’Appui aux Organisations de Jeunesse (FAOJ). Selon lui, le FAOJ entend prévenir les risques de financements illicites des associations, mais aussi et surtout renforcer leur inclusion dans le développement et garantir leur autonomie. Les potentiels bénéficiaires devront donc remplir des critères d’éligibilité substantiels évalués sur une période dès le lancement de l’appel à projets avec un principe de neutralité, de performance et de redevabilité. En sa qualité de représentante du Premier ministre, la Ministre d’Etat Anne Désiré Ouloto, a expliqué que le fonds est ouvert à toute la Côte d’Ivoire : « une association de Tengrela, de Bouna, du Gôh, d’Aboisso, d’Ayamé doit pouvoir concourir avec les mêmes chances qu’une association d’Abidjan… ». Ce nouveau dispositif va permettre un appui financier et matériel aux initiatives dans les domaines de l’action communautaire, les fora nationaux et internationaux, les conférences, le bénévolat, le volontariat, la citoyenneté, le civisme, le sport, le leadership et d’autres qui nécessitent l’engagement des jeunes. Anne Désiré Ouloto n’a pas manqué de rappeler aux jeunes que ce fond est d’abord un acte de confiance du gouvernement envers la jeunesse. « Les organisations qui tiendront leur engagement, gagneront en crédibilité et pourront aller plus loin », a-t-elle indiqué. A travers le FAOJ, l’Etat de Côte d’Ivoire réaffirme sa volonté d’accompagner la jeunesse qui compte environ 6 473 organisations et associations identifiées et enregistrées par son ministère depuis 2021. Cyrielle Brou

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