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Le nouveau chef du service Langues nationales et Culture de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), Issa Tchonan Yeo, a échangé, mercredi 23 septembre 2026, avec les speakers de « Nouvelles du pays », la tranche d’antenne consacrée à l’actualité en langues nationales.

Diffusée du lundi au vendredi à 17h sur RTI 1, pendant 30 minutes, « Nouvelles du pays » propose l’actualité nationale dans diverses langues locales, contribuant ainsi à rapprocher l’information des différents publics.

Cette première prise de contact avec les speakers s’est déroulée en présence d’Abou Sanogo, chef intérimaire sortant de la Gestion des langues nationales, et de Crossina Konaté, réalisateur de l’émission.

La rencontre a permis au nouveau responsable de mieux connaître ses collaborateurs et d’échanger avec eux sur les enjeux liés à cette tranche d’antenne.

Tout en les félicitant pour le travail accompli avant sa prise de fonction, Issa Tchonan Yeo les a encouragés à poursuivre leurs efforts et à améliorer davantage la qualité de leurs productions.

Il a également réaffirmé l’importance de cette tranche dans la diffusion de l’information en langues nationales et dans la valorisation du patrimoine linguistique et culturel ivoirien.

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La Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) a accueilli, ce mardi 29 septembre 2026, à son siège à Abidjan-Cocody, un casting destiné au recrutement de nouveaux animateurs et animatrices pour sa chaîne RTI 2.

La sélection s’est déroulée en présence de la directrice de RTI 2, Mariam Coulibaly , ainsi que de plusieurs responsables de la chaîne, également membres du jury. Face à eux, les candidats ont dû faire preuve d’aisance et de spontanéité pour convaincre à travers différentes épreuves.

Dès les premières heures, l’ambiance était au rendez-vous dans les locaux de la RTI. De nombreux candidats, venus tenter leur chance, se sont succédé devant le jury, avec l’envie de faire valoir leur personnalité et leur talent.

Parmi eux, Abraham Touba, qui nourrit une véritable passion pour l’animation, a vu dans ce casting une occasion de mettre en valeur son expérience et ses compétences. « J’ai fait le cinéma et j’ai aussi suivi une formation en animation et présentation télé. Je me suis dit que c’était une opportunité de mettre en valeur ce que j’ai appris, mon talent et ma passion », explique-t-il.

Mises en scène, exercices d’interview et prestations d’animation ont rythmé le casting. Des exercices qui ont permis aux candidats de montrer leur capacité à s’exprimer face à la caméra, à improviser et à capter l’attention du public.

Entre stress, concentration et moments de décontraction, chacun a tenté de se démarquer et de laisser une impression positive auprès du jury. «Je suis optimiste. Je pense que je serai retenu. Et si ce n’est pas le cas, je souhaite vraiment bonne chance et bonne route à tous ceux qui seront retenus. » déclare un candidat.

À travers ce casting, la RTI entend dénicher de nouveaux visages et de nouveaux talents pour renforcer l’équipe d’animation de RTI 2 et accompagner la chaîne dans ses prochaines productions.

Fernandez Koffi

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Par David Walmsley, président du Forum mondial des rédacteurs en chef et rédacteur en chef du Globe and Mail, Mariya Gabriel, sous-directrice générale de l’UNESCO pour la communication et l’information, et Liz Corbin, directrice de l’information à l’Union européenne de radiodiffusion.

Nous n’avons jamais disposé d’autant d’informations. Pourtant, partout dans le monde, les citoyens peinent encore à répondre à des questions essentielles : que s’est-il réellement passé ? Qui a pris quelle décision ? Cette information est-elle vraie ?

C’est l’un des paradoxes de notre époque. Les sociétés les plus connectées de l’histoire sont aussi particulièrement exposées à la confusion, à la manipulation et à la défiance. L’information circule plus vite que la responsabilité. Les algorithmes peuvent favoriser l’indignation au détriment de l’exactitude, tandis que l’intelligence artificielle permet de produire et de diffuser des contenus trompeurs à une échelle inédite.

Dans ce contexte, le droit de savoir ne relève pas uniquement de la transparence. Il constitue l’un des fondements de la liberté. Sans une compréhension fiable de ce qui se passe et de ce qui est décidé en leur nom, les citoyens deviennent plus vulnérables à la manipulation.

Les restrictions à l’accès à l’information illustrent cette fragilité. Selon Access Now et la coalition #KeepItOn, 313 coupures d’Internet ont été recensées dans 52 pays en 2025, un record. Ces interruptions entravent le travail des journalistes, réduisent au silence des communautés et peuvent priver les populations d’informations essentielles.

Des lois nécessaires, mais encore insuffisamment appliquées
Les lois garantissant l’accès à l’information constituent un pilier de l’intégrité de l’espace informationnel. Le dernier rapport de suivi de l’UNESCO fait état d’avancées : en 2025, 141 pays disposaient de garanties juridiques en matière d’accès à l’information.

Mais l’existence d’une loi ne garantit pas son application effective. Des lacunes persistent notamment dans les mécanismes de contrôle et de recours, l’application des décisions, la conservation et la gestion des données. Parmi les pays étudiés par l’UNESCO, 51 n’ont pas été en mesure de fournir de données sur la conservation des informations, malgré l’existence déclarée de systèmes ou de procédures dans ce domaine.

Les commissaires à l’information et les autres organismes de contrôle jouent donc un rôle déterminant. Ils permettent de transformer les dispositions légales en droits réellement applicables. Or, certains sont confrontés à des mandats insuffisants, à des nominations tardives, à des réductions budgétaires, à des ingérences politiques ou encore à des limitations de leurs pouvoirs.

Pour être efficace, le droit d’accès à l’information nécessite ainsi des institutions indépendantes, protégées par la loi et dotées de ressources et de pouvoirs suffisants.

Un test réalisé en 2025 par l’UNESCO et le Centre pour le droit et la démocratie confirme l’ampleur du défi. Sur 146 demandes identiques adressées dans 76 pays, 38 % n’ont reçu aucune réponse substantielle. Seules 42 % ont abouti à une divulgation complète, tandis que le délai moyen de réponse s’est établi à 22 jours. Un nouvel exercice doit permettre cette année de mesurer les éventuelles évolutions.

Le journalisme, un rempart contre la désinformation
Dans cet environnement, un journalisme indépendant et courageux demeure indispensable. Son rôle ne consiste pas seulement à transmettre des informations, mais aussi à les expliquer, les vérifier, les mettre en contexte et les confronter aux faits.

Les journalistes enquêtent, interrogent, recoupent les sources et posent des questions qui peuvent déranger. Ils contribuent ainsi à donner aux citoyens les moyens de comprendre les enjeux qui les concernent et de participer pleinement à la vie publique.

Les conséquences de la désinformation dépassent largement le domaine des médias. L’UNESCO estime que les cas individuels de désinformation peuvent générer chaque année entre 350 et 510 milliards de dollars de coûts économiques et sociaux, notamment à travers l’affaiblissement des réponses de santé publique, la perturbation des processus électoraux, le retard dans l’action climatique, les pertes financières, les atteintes à la réputation et l’érosion de la confiance dans les institutions.

La désinformation apparaît donc à la fois comme un enjeu de gouvernance, un risque économique et une menace pour la capacité des citoyens à prendre des décisions éclairées.

Préserver les médias d’intérêt public
Les médias de service public et les médias indépendants occupent une place centrale dans cette lutte. Leur mission est d’informer l’ensemble des publics plutôt que de rechercher l’engagement à tout prix.

Pourtant, ils évoluent dans un environnement de plus en plus difficile : fragmentation des audiences, baisse de la confiance, pressions politiques, contraintes financières, dépendance à l’égard des plateformes numériques et multiplication des contenus faux, synthétiques ou manipulés.

La préservation d’un journalisme de qualité ne constitue donc pas seulement un enjeu pour le secteur des médias. Elle relève également du fonctionnement démocratique des sociétés.

La réponse passe par un investissement renouvelé dans le journalisme d’intérêt public, l’indépendance éditoriale, la vérification des faits et des sources, l’éducation aux médias et à l’information ainsi que la coopération entre médias au-delà des frontières.

Les fausses informations circulent à l’échelle mondiale. Les acteurs du journalisme de confiance doivent donc être capables de coopérer eux aussi à cette échelle. Les médias de service public et les médias indépendants ont un rôle essentiel à jouer, mais ils ne peuvent relever seuls ce défi.

Une responsabilité partagée
À l’occasion de la Journée mondiale de l’information et de la Journée internationale de l’accès universel à l’information, trois responsabilités doivent être rappelées.

Les gouvernements doivent appliquer les lois relatives à l’accès à l’information et garantir l’indépendance des mécanismes de contrôle.

Les plateformes numériques et les entreprises technologiques doivent assumer leurs responsabilités dans la construction des espaces informationnels, conformément aux principes internationaux.

Les médias, quels que soient leur ligne éditoriale ou leur statut, doivent placer la rigueur et la vérification au-dessus de la vitesse de diffusion.

Une information libre et fiable constitue un bien commun. Elle repose sur des institutions capables de garantir l’accès aux données, sur des journalistes qui privilégient la recherche des faits et sur le droit des citoyens à connaître la réalité.

L’intégrité de l’information produit des bénéfices concrets pour les sociétés. Mais ces bénéfices ne peuvent être préservés que par un engagement collectif en faveur de l’accès à l’information, de l’indépendance journalistique et de la vérité factuelle.

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La Côte d’Ivoire annonce son souhait de rejoindre la gouvernance de TV5MONDE dans un courrier adressé à la Présidence suisse des gouvernements bailleurs de fonds du réseau audiovisuel francophone. Elle est le premier pays d’Afrique subsaharienne à s’engager dans ce parcours d’adhésion.

Initiée en 2025 par les six gouvernements bailleurs de fonds de TV5MONDE, cette ouverture de la gouvernance porte l’ambition de construire un espace audiovisuel partagé incarnant une Francophonie vivante, dynamique et reflétant ses valeurs essentielles.

Dans un courrier adressé mi-septembre au gouvernement suisse, qui assure la présidence tournante des gouvernements bailleurs de fonds de TV5MONDE, M. Amadou Coulibaly, ministre de la Communication, confirme « l’intérêt de la République de Côte d’Ivoire pour une telle démarche d’adhésion ».

À cette fin, il souligne que la Côte d’Ivoire est « entièrement disposée à s’engager au respect » de la charte éditoriale et déontologique de TV5MONDE « dont elle partage et promeut les valeurs ».

Les hauts fonctionnaires des gouvernements bailleurs de fonds de TV5MONDE vont à présent travailler avec leurs homologues ivoiriens à l’examen et aux modalités pratiques de ce projet d’adhésion.

TV5MONDE échangera par ailleurs avec la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), qui a vocation à devenir l’un de ses radiodiffuseurs publics partenaires, afin de mettre en place des coproductions et de préparer la mise à disposition de contenus sur les dix chaînes linéaires du réseau et sur la plateforme mondiale de streaming TV5MONDE+.

Par cette démarche, la Côte d’Ivoire rejoint le Maroc qui a pris un engagement similaire en mai 2026. Au terme du processus, ces deux pays pourraient ainsi devenir les premiers du continent africain à faire partie intégrante de la gouvernance du réseau audiovisuel francophone.

Le multilatéralisme constitue un vecteur majeur de paix entre les peuples. Dans cet esprit, la Charte TV5, renouvelée en 2021, porte l’ambition de construire un espace audiovisuel partagé incarnant une francophonie vivante, dynamique et reflétant ses valeurs essentielles comme la diversité culturelle, la démocratie, la transmission des savoirs et le développement durable.

Fidèles à cette ambition et désireux de prendre en compte les évolutions multiples du champ culturel et informationnel francophone, les six gouvernements bailleurs de fonds de TV5MONDE ont pris l’initiative en 2025 de proposer à d’autres États du continent africain, membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de s’engager dans un parcours d’adhésion en vue de rejoindre la gouvernance du réseau audiovisuel francophone.

Ce parcours d’adhésion repose sur une série de critères d’admissibilité précis et exigeants. Les États concernés doivent s’engager à respecter les valeurs fondamentales ainsi que l’indépendance éditoriale de TV5MONDE. Ces engagements s’appuient sur la Charte TV5 et sur la Charte d’indépendance éditoriale et de déontologie, qui définissent les principes essentiels de rigueur journalistique, d’honnêteté de l’information, de transparence et de pluralisme des opinions.

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