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Le plus ancien marché alimentaire couvert de Paris a été entièrement détruit par un incendie dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 octobre 2026. Le sinistre, qui a mobilisé 150 pompiers et une cinquantaine de véhicules, a fait une blessée légère, tandis que son origine reste inconnue.

Le marché des Enfants-Rouges, situé dans le 3ᵉ arrondissement de Paris, a été ravagé par les flammes. Le feu, qui a détruit une superficie d’environ 1 000 m², a entièrement consumé les étals de cette halle emblématique de la capitale française.

Alertés lundi à 4 h 15, les sapeurs-pompiers de Paris sont intervenus pour maîtriser l’incendie. Selon la mairie, le feu a été circonscrit en deux heures. L’intervention, rendue difficile par l’impossibilité d’accéder au site autrement qu’à pied, a mobilisé d’importants moyens humains et matériels.

« Le marché a été totalement détruit, tous les étalages ont brûlé », a déclaré le lieutenant-colonel Pierre de Bouvier, de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). La structure métallique de la halle s’est partiellement effondrée à l’intérieur.

Une femme sapeur-pompier a été légèrement incommodée lors de l’intervention. Aucune autre victime n’a été signalée. Les bâtiments voisins, situés à proximité immédiate du marché, ont été préservés de dégâts majeurs grâce à la rapidité des secours.

Présent sur les lieux, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a confirmé la destruction totale du marché, tout en soulignant que les immeubles adjacents avaient été mis en sécurité. Les pompiers et des agents du département de l’architecture de la préfecture de police ont également entrepris de vérifier la solidité des murs mitoyens.

Le portail emblématique du marché, surmonté de l’inscription « Marché des Enfants-Rouges », est toutefois resté intact.

La destruction du marché représente une perte importante pour les commerçants qui y exerçaient leurs activités. « On est dévastés, c’est une vingtaine de marchands » qui ont perdu leurs étals, a indiqué Ariel Weil, maire de Paris Centre.

Malgré l’ampleur des dégâts, les autorités ont souligné que le pire avait été évité, compte tenu de la proximité des immeubles d’habitation. L’origine de l’incendie n’était pas encore connue lundi matin.

Fondé en 1615 sous le règne de Louis XIII, le marché des Enfants-Rouges est le plus ancien marché alimentaire couvert de Paris. Inscrit à l’inventaire des monuments historiques en 1982, il doit son nom aux orphelins recueillis dans un établissement voisin, qui portaient des vêtements de couleur rouge.

Au fil des siècles, le marché s’est imposé comme un lieu incontournable de la vie parisienne, mêlant commerces de produits frais, restaurants et stands de cuisine du monde. Réputé pour son offre de restauration, il figurait également parmi les douze meilleurs marchés alimentaires du monde dans le classement des Food & Wine Awards.

Si les étals et les installations commerciales ont été détruits, le maire de Paris Centre a précisé que les éléments partis en fumée ne présentaient pas, en eux-mêmes, de valeur patrimoniale majeure. La reconstruction de ce lieu historique constitue désormais un enjeu pour les commerçants et les autorités locales.

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Les acteurs de la microfinance en Côte d’Ivoire renforcent leurs connaissances sur le nouveau cadre réglementaire de leur secteur dans l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). Du 13 au 15 octobre 2026, à Abidjan, ils prennent part à une session de formation organisée par l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés de Côte d’Ivoire (Apsfd-ci), avec l’appui de la Coopération allemande (Giz), dans le cadre du projet ProREI.

L’objectif est de faciliter leur appropriation et de renforcer la gouvernance ainsi que la résilience du secteur.

Dès l’entame des travaux, ce mardi 13 octobre, Cyrille Tanoé, directeur exécutif de l’Apsfd-ci, a salué la mobilisation des institutions participantes et le soutien de la Giz avant d’insister sur le rôle de la microfinance en tant que levier essentiel de l’inclusion financière et du financement des Pme dans la sous-région. Cette première session s’adresse aux acteurs opérationnels. Une seconde formation est prévue pour les administrateurs et les directeurs généraux des institutions de microfinance.

Adoptée en décembre 2023 par le Conseil des ministres de l’Umoa, la nouvelle réglementation apporte plusieurs changements en matière de gouvernance, de supervision et de protection des clients. Elle prévoit également de nouvelles possibilités d’activités pour les institutions de microfinance, notamment le crédit-bail, l’affacturage, la finance islamique et la monnaie électronique.

Pour les professionnels du secteur, l’enjeu est de maîtriser ces innovations et d’en comprendre les implications sur le fonctionnement quotidien des institutions. La formation doit ainsi favoriser une application effective des nouvelles dispositions et accompagner les acteurs dans leur mise en conformité.

Les sessions sont animées par deux spécialistes : Me Sossouvi Magloire, ancien directeur juridique de la Commission bancaire de l’Umoa, et Maman Ibrahim, expert-comptable et ancien cadre de cette institution.

Cette initiative intervient dans un contexte de progression de la microfinance en Côte d’Ivoire. À fin décembre 2025, le pays comptait 45 systèmes financiers décentralisés (SFD) agréés, regroupant 2,57 millions de clients. Les dépôts collectés s’élevaient à 682,1 milliards de FCFA, tandis que les crédits distribués atteignaient 722,5 milliards de FCFA.

Ces chiffres illustrent le poids croissant de la microfinance dans l’inclusion financière et le financement des petites et moyennes entreprises (PME).

À travers cette formation, l’Apsfd-ci entend accompagner la modernisation du secteur, dans un environnement marqué notamment par la digitalisation des services financiers. L’appropriation du nouveau cadre réglementaire apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour améliorer les pratiques de gestion, renforcer la protection des usagers et consolider la résilience des institutions de microfinance.

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La troisième édition de l’Abidjan Border Forum (ABF) se tiendra du 20 au 22 octobre 2026, dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire, autour du thème « Les peuples aux frontières : culture, intégration et sécurité ». Cette rencontre internationale entend promouvoir une gouvernance des frontières africaines plus inclusive, en plaçant les communautés frontalières au centre des politiques de coopération, de paix et de développement durable.

Pendant trois jours, Abidjan accueillera des acteurs institutionnels, des représentants d’organisations régionales et internationales, des chercheurs ainsi que des praticiens de la gouvernance frontalière. Organisé à l’initiative de la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (CNFCI), le forum ambitionne de renforcer les échanges et les initiatives concrètes en faveur d’une gestion intégrée des espaces frontaliers africains.

Le thème retenu pour cette édition met l’accent sur le rôle des populations vivant de part et d’autre des frontières. Ces communautés entretiennent des liens historiques, culturels, sociaux et économiques qui dépassent souvent les limites territoriales héritées de la période coloniale. Pour les organisateurs, la prise en compte de ces réalités constitue un levier essentiel de cohésion sociale, d’intégration régionale et de prévention des conflits.

Les discussions porteront notamment sur la valorisation des pratiques culturelles locales, le commerce transfrontalier, la mobilité des populations et les mécanismes traditionnels de médiation. L’objectif est également d’identifier les insuffisances dans l’application des cadres normatifs africains et de proposer des solutions adaptées aux réalités des communautés concernées.

Trois journées thématiques sont au programme de cette édition. La première, le mardi 20 octobre, sera consacrée à la culture aux frontières, avec des échanges sur les liens entre les peuples et le rôle de la culture dans leur rapprochement. Une master class animée par l’artiste ivoirien Alpha Blondy est notamment inscrite au programme.

La deuxième journée, mercredi 21 octobre, abordera les questions d’intégration et de sécurité. Les participants examineront les perspectives de coopération transfrontalière, les opportunités liées aux échanges commerciaux ainsi que les défis sécuritaires. Un panel sera consacré à la place des populations dans la transformation des frontières africaines.

Le jeudi 22 octobre, les travaux prendront fin avec la présentation des résultats d’un hackathon, suivie de la lecture de la synthèse des échanges et de la déclaration d’Abidjan sur les peuples aux frontières. Des prix seront également décernés à des projets panafricains dans les domaines de la coopération transfrontalière, des médias et de l’éducation. Un concert de clôture avec Alpha Blondy et le Solar System est prévu en soirée.

Institué en 2022, l’Abidjan Border Forum s’est progressivement imposé comme un cadre de réflexion sur la gouvernance des frontières en Afrique. Sa première édition avait porté sur les liens entre frontières et sécurité collective, tandis que la deuxième, organisée en octobre 2024, avait exploré les enjeux liés aux ressources naturelles partagées et aux défis sécuritaires.

Avec cette troisième édition, le forum entend consolider une approche qui considère les frontières non comme de simples lignes de séparation entre États, mais comme des espaces de vie, d’échanges et de coopération entre les peuples.

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