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La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG), en collaboration avec le Ministère d’État, Ministère de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration (MEMFPMA), a annoncé ce 29 mai 2026 le lancement d’un programme de formation consacré à l’éthique publique et à la lutte contre la corruption au profit des nouveaux fonctionnaires ivoiriens.

Dans un communiqué publié à Abidjan, les deux institutions expliquent que cette initiative vise à renforcer durablement la culture de l’intégrité au sein de l’administration publique ivoirienne. Elle entend également promouvoir une gouvernance fondée sur la transparence, la responsabilité et le service à l’intérêt général.

Désormais, les nouveaux agents de l’État bénéficieront, dès leur prise de fonction, d’un module de formation dédié aux principes de bonne gouvernance, à l’éthique professionnelle ainsi qu’aux mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption.

Les différentes sessions de formation se tiendront au Centre de Perfectionnement des Fonctionnaires et Agents de l’État Amadou Gon Coulibaly (CPFAE-AGC).

Le programme, élaboré avec l’appui de l’Académie de la Bonne Gouvernance et du Leadership Anti-Corruption (ABG-LAC), portera notamment sur les fondamentaux de l’éthique publique, les formes et conséquences de la corruption, le cadre juridique et institutionnel ivoirien de lutte contre la corruption, les mécanismes de signalement ainsi que les bonnes pratiques en matière de gouvernance publique.

À travers cette initiative, la HABG et le MEMFPMA réaffirment leur volonté commune de bâtir une administration moderne, crédible, performante et davantage tournée vers les citoyens.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption 2024-2028 et dans la dynamique de modernisation de l’administration publique ivoirienne.

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Dans un contexte marqué par l’engouement mondial autour de la Coupe du Monde 2026, les cybercriminels multiplient les arnaques en ligne visant les supporters. Dans une alerte publiée le 28 mai 2026, la société de cybersécurité Kaspersky révèle une hausse des escroqueries liées à l’événement sportif, allant des faux billets aux e-mails promettant de prétendues subventions de 500 000 dollars.

Selon l’entreprise spécialisée en cybersécurité, plusieurs campagnes frauduleuses ciblent déjà les internautes à travers de faux sites de vente de billets, des boutiques fictives de produits dérivés et des e-mails de phishing particulièrement sophistiqués.

Parmi les cas identifiés, certains sites frauduleux proposent l’achat de billets pour les matchs du tournoi dans différentes devises. En apparence crédibles, ces plateformes reprennent les couleurs officielles de la compétition et offrent même des moyens de contact via des applications de messagerie. Mais derrière cette façade se cachent des tentatives de vol de données bancaires et d’informations personnelles sensibles.

Les chercheurs de Kaspersky ont également découvert des sites prétendant vendre des produits dérivés officiels de la compétition. T-shirts, peluches de la mascotte et autres souvenirs y sont proposés avec des réductions importantes destinées à attirer les consommateurs. Pour gagner la confiance des visiteurs, les escrocs affichent des badges de “boutique de confiance” et demandent aux utilisateurs de renseigner leurs coordonnées personnelles et bancaires.

Un exemple de site de phishing offrant d’”acquérir” des billets pour la Coupe du Monde FIFA

Les campagnes de phishing par e-mail constituent un autre volet important de ces attaques. Certains messages se présentent comme des communications officielles liées à des litiges autour de la compétition et invitent les destinataires à cliquer sur des liens menant vers des pages frauduleuses. D’autres e-mails annoncent aux internautes qu’ils auraient remporté une prétendue subvention de 500 000 dollars destinée à couvrir billets, hébergement et frais de voyage pour assister au tournoi.

Selon Anna Lazaricheva, analyste senior spécialisée dans le spam chez Kaspersky, les grands événements sportifs représentent des opportunités idéales pour les cybercriminels. « Des e-mails apparemment inoffensifs, voire attrayants, peuvent souvent dissimuler des liens dangereux et des pièces jointes malveillantes », prévient-elle. Elle souligne qu’une simple interaction avec ce type de contenu peut entraîner l’infection d’un appareil ou le vol de données financières.

Face à cette menace croissante, Kaspersky recommande plusieurs mesures de vigilance. L’entreprise conseille notamment de toujours vérifier l’authenticité des sites web avant toute transaction, de privilégier exclusivement les plateformes officielles pour l’achat de billets ou le visionnage des matchs, et de contrôler attentivement les adresses URL afin de détecter d’éventuelles anomalies.

La société invite également les internautes à utiliser des solutions de sécurité capables de bloquer les liens de phishing et les pièces jointes malveillantes. Elle recommande par ailleurs d’activer l’authentification multifacteur sur les comptes sensibles et de surveiller régulièrement les relevés bancaires pour repérer toute activité suspecte.

Fondée en 1997, Kaspersky est aujourd’hui l’un des principaux acteurs mondiaux de la cybersécurité. L’entreprise affirme protéger plus d’un milliard d’appareils et accompagne plus de 200 000 entreprises à travers le monde grâce à ses solutions de protection numérique.

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Le procès en appel du financement libyen présumé de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007 s’est achevé mercredi à Paris, dans une atmosphère lourde d’émotion et de tension. Après deux mois et demi d’audience, l’ancien président français a livré une déclaration finale marquée par la colère et l’émotion, dénonçant un « mensonge » et un « complot » avant que la cour ne mette sa décision en délibéré au 30 novembre prochain.

Le parquet général a requis sept ans d’emprisonnement contre Nicolas Sarkozy, accusé d’avoir été « l’instigateur » d’un pacte de corruption avec le régime libyen de Mouammar Kadhafi. L’accusation estime que des fonds publics libyens auraient servi à financer illégalement sa campagne présidentielle de 2007, en échange de plusieurs contreparties politiques et diplomatiques.

Parmi celles-ci figure notamment un possible examen de la situation judiciaire d’Abdallah Senoussi, ancien numéro deux du régime libyen, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en France pour l’attentat contre le DC-10 d’UTA au-dessus du Niger en 1989, qui avait fait 170 morts.

Face aux magistrats, Nicolas Sarkozy a rejeté en bloc les accusations portées contre lui. « Cette affaire de prétendu financement libyen de ma campagne a commencé dans le mensonge et dans le complot. Elle doit finir dans la vérité et dans la transparence », a-t-il déclaré d’une voix tremblante.

Très réservé durant l’essentiel des audiences, l’ancien chef de l’État, âgé de 71 ans, a laissé éclater sa colère lors de cette ultime prise de parole. « Ce n’est pas un procès historique, pas un roman, c’est ma vie », a-t-il lancé, demandant à être jugé « pour ce qu’[il a] fait, non pour ce qu’[il est] ».

Déjà condamné en première instance en septembre 2025 à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs, Nicolas Sarkozy avait passé vingt jours à la prison de la Santé, devenant ainsi le premier ancien président français incarcéré sous la Ve République. Une expérience qui semble l’avoir profondément marqué.

« La décision du 30 novembre, je vais l’attendre (…) comme un homme qui va se demander tous les jours en se réveillant, tous les soirs en se couchant : est-ce que je vais y retourner ? », a-t-il confié à la cour.

L’ancien président s’est également dit « blessé » par les réquisitions du parquet, qui ont évoqué une élection présidentielle « biaisée » et l’image d’« un président sous influence étrangère ». « Pas ça, par pitié, pas ça », a-t-il réagi, semblant parfois au bord des larmes.

Ses avocats ont plaidé la relaxe totale, dénonçant un dossier « creux », fondé selon eux sur des « hypothèses » et des « accusations folles ». Me Christophe Ingrain a notamment contesté l’existence même du supposé pacte de corruption, affirmant qu’aucune preuve tangible ne démontre l’implication directe de Nicolas Sarkozy dans les rencontres entre ses proches et des responsables libyens fin 2005.

De son côté, Me Sébastien Schapira a insisté sur « l’invraisemblance » d’un accord secret conclu avec Mouammar Kadhafi, qualifié de « fou furieux », par un homme alors « aux portes de l’Élysée ».

« On ne condamne pas sur une hypothèse », a martelé la défense, estimant que le « doute abyssal » entourant le dossier devait conduire à rendre à Nicolas Sarkozy « son honneur ».

Le verdict attendu le 30 novembre pourrait avoir de lourdes conséquences politiques et judiciaires pour l’ancien président. Une éventuelle condamnation pour corruption avec une puissance étrangère laisserait une trace durable, au-delà même des affaires des écoutes et Bygmalion, pour lesquelles il a déjà été condamné.

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