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Présent à Genève dans le cadre de la 79e Assemblée mondiale de la Santé, le ministre ivoirien de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’Gou Dimba, poursuit une intense activité diplomatique autour des enjeux sanitaires mondiaux. Ce mardi 19 mai 2026, il a pris part à un side event ministériel de haut niveau organisé par le Midwifery Accelerator avec l’appui de plusieurs partenaires internationaux, dont l’UNICEF, l’UNFPA, Jhpiego, UNITAID et la Confédération internationale des sages-femmes.

Cette rencontre consacrée au financement de la santé et au renforcement des ressources humaines pour la survie maternelle et néonatale a réuni plusieurs ministres, experts internationaux et partenaires techniques venus échanger sur les réponses à apporter aux défis liés à la santé maternelle et infantile.

Aux côtés de ses homologues du Cameroun, du Népal, de l’Éthiopie, du Malawi, de la Tanzanie et du Bangladesh, Pierre N’Gou Dimba a partagé l’expérience ivoirienne dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile.

« Nous avons engagé d’importantes réformes à travers la gratuité ciblée des soins de la mère et de l’enfant, la mise à disposition de médicaments, de kits de prise en charge et de produits sanguins, ainsi que le renforcement des infrastructures sanitaires et le recrutement massif de sages-femmes », a expliqué le ministre ivoirien.

Le ministre a également mis en avant les progrès enregistrés par la Côte d’Ivoire ces dernières années, notamment la baisse significative du taux de mortalité maternelle, l’amélioration de l’accès aux soins obstétricaux et le renforcement des mécanismes de surveillance des complications liées à la grossesse et à l’accouchement. En 2014, selon les chiffres du Groupe interinstitutions des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité infantile, le pays enregistrait 89 décès sur 1000 naissances, ce chiffre est passé à 75 en 2019 puis 65 en 2024.

Au cours des discussions, Pierre N’Gou Dimba a insisté sur la nécessité pour les partenaires internationaux de mieux aligner les financements mondiaux de la santé sur les priorités définies par les États africains afin de garantir des investissements plus efficaces et adaptés aux réalités locales.

Quelques jours plus tôt, le 17 mai, le ministre ivoirien avait déjà pris part à la 28e édition des Rencontres Francophones de la Santé organisées par Les Entreprises du Médicament (LEEM), en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Placée sous le thème : « Innovation mondiale : les nouvelles cartes de la santé », cette rencontre de haut niveau a permis d’aborder les enjeux liés à la souveraineté sanitaire, à l’intelligence artificielle, à la recherche et au financement des systèmes de santé.

Lors de son intervention, Pierre N’Gou Dimba a appelé les pays africains à bâtir leurs propres écosystèmes sanitaires afin de réduire leur dépendance extérieure.

« Ce qu’il faut maintenant pour nos pays, c’est construire des systèmes de santé avec les nouvelles technologies et les innovations nécessaires pour garantir à nos populations les mêmes standards de soins qu’en Europe ou aux États-Unis », a-t-il plaidé.

L’avenir du continent passe par des investissements durables dans la recherche, la formation, l’innovation pharmaceutique et le développement des industries locales. « Pris individuellement, nos pays demeurent fragiles, mais ensemble nous pouvons construire une véritable souveraineté sanitaire africaine », a conclu le ministre.

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En Côte d’Ivoire, les autorités multiplient les initiatives pour mieux encadrer la jeunesse et lutter contre les comportements à risque. Cette stratégie passe notamment par le renforcement des centres de service civique, devenus des espaces de formation, d’apprentissage des valeurs citoyennes et d’insertion socioprofessionnelle.

Répartis dans plusieurs localités du pays, notamment à Bimbresso, Bouaké 1 et 2, Guédipko à Sassandra ainsi qu’à Guigréni dans la région de Boundiali, ces établissements accueillent des jeunes en situation de vulnérabilité ou en rupture avec les normes sociales. Sur place, les pensionnaires suivent un programme axé sur la discipline, le respect de l’autorité, la vie en communauté et le sens de la responsabilité.

Pour les jeunes n’ayant jamais fréquenté l’école ou ayant abandonné très tôt le système éducatif, des cours d’alphabétisation sont proposés afin de faciliter leur autonomie dans la vie quotidienne et professionnelle.

« J’apprends la couture et savoir lire et écrire me permet aujourd’hui de prendre moi-même les mesures de mes clientes », confie Joëlle Kouassi, bénéficiaire du programme.

Après cette phase éducative, les participants sont orientés vers des formations pratiques dans différents secteurs d’activité comme la coiffure, la cuisine, l’élevage, le maquillage, la couture ou encore les métiers du bâtiment.

« Mes parents m’ont envoyé ici pour m’aider à changer de comportement. Comme j’aime la mécanique, j’ai choisi la filière BTP afin d’apprendre un métier concret », explique Fidèle Otto, stagiaire volontaire.

À travers cette politique, l’État entend transmettre des repères civiques tout en donnant aux jeunes les moyens d’accéder à une activité génératrice de revenus. En 2025, 55 496 personnes ont bénéficié des différents programmes déployés sur l’ensemble du territoire national.

Le service civique ivoirien a été créé une première fois en 2007 avec la mise en place de l’Office du Service Civique National (OSCN), dans un contexte marqué par la montée de l’incivisme et la faible implication citoyenne d’une partie de la jeunesse. Toutefois, les crises successives traversées par le pays avaient freiné son fonctionnement. Le mécanisme a finalement été relancé en 2016 grâce au décret N°2016-1106 du 7 décembre 2016 définissant ses missions et son organisation.

Placée sous la tutelle du ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, cette structure est dirigée par Amara Coulibaly. L’OSCN a pour mission de coordonner les programmes liés au civisme, au bénévolat et au volontariat, mais aussi de favoriser l’apprentissage professionnel chez les jeunes.

La réforme introduite par la loi n°2023-428 du 22 mai 2023 a permis d’élargir le dispositif. L’âge minimum pour intégrer le service civique est passé de 18 à 14 ans, tandis que la limite fixée auparavant à 35 ans a été supprimée. La durée de formation peut désormais atteindre 24 mois contre 12 auparavant.

Le texte prévoit également la reconnaissance de l’attestation de service civique dans certains concours administratifs ainsi que l’ouverture du programme aux non-nationaux à travers le volontariat international et le volontariat de compétence.

Même si l’adhésion repose avant tout sur le volontariat, le service civique peut devenir obligatoire dans certaines circonstances exceptionnelles, notamment en cas de catastrophe naturelle, de troubles à l’ordre public ou de menace contre la cohésion nationale.

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Absent de la liste des 26 Éléphants retenus par Emerse Faé pour la Coupe du monde 2026, Martial Godo, placé parmi les réservistes, spère toujours un revirement de dernière minute. L’ailier du RC Strasbourg a livré une copie parfaite lors du dernier match de championnat face à Monaco.

L’ancien international anglais U20 fait tout pour convaincre. Ce week-end encore, le joueur né à Londres en mars 2003 a envoyé un message clair au staff des Éléphants. Auteur d’un doublé lors de la spectaculaire victoire 5-4 de Strasbourg face à AS Monaco, Godo a célébré chacun de ses buts avec un geste explicite de la main, comme pour dire : « appelez-moi ».

Petit gabarit de 1,77 m, explosif et déroutant, Martial Godo s’est imposé comme l’une des révélations de la saison en Ligue 1. En 44 matchs disputés toutes compétitions confondues, il totalise déjà 16 buts et 6 passes décisives avec Strasbourg. Des statistiques qui renforcent les regrets d’une partie de l’opinion ivoirienne, surprise de ne pas voir son nom dans la liste finale.

Consultant TV sport, Nabil Djellit ne cache d’ailleurs pas son admiration pour le joueur : « c’est clairement une des révélations de la saison. C’est un parcours un peu atypique, un ailier excentré, percutant, qui fait des différences brutales. Il peut être imprévisible et il peut réussir de belles choses ».

Martial Godo avait déjà marqué les esprits en mars dernier lors de sa première cape avec les Éléphants contre la Corée du Sud. En seulement 64 minutes, il avait inscrit un but et délivré une passe décisive.

Alors que les défenseurs Clément Akpa et Evann Ndicka sont sortis blessés ce week-end, l’espoir reste permis pour l’attaquant ivoirien. En Côte d’Ivoire, nombreux sont ceux qui estiment qu’il serait dommage de se priver d’un tel atout offensif pour le Mondial 2026.

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