« Ensemble, transformons notre capital humain en moteur de croissance, de création de richesses et de progrès partagé ». C’est par cet appel fort que le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, a marqué la clôture de la 14ᵉ édition de la CGECI Academy, le vendredi 30 octobre 2026 à Abidjan-Cocody. Organisé autour du thème : « Capital humain, levier stratégique pour l’Afrique », l’événement a réuni décideurs publics, chefs d’entreprise et experts venus réfléchir aux enjeux du développement des compétences sur le continent.
Parmi les personnalités présentes figuraient notamment le ministre des Transports, Amadou Koné, le ministre congolais du Développement industriel, Michel Djombo, le vice-président de la Banque africaine de développement (BAD), Abdul Kamara, la directrice exécutive de l’École des dirigeants HEC Montréal, Dominique Anglade, ainsi que le président de la CGECI, Ahmed Cissé.
Face aux transformations technologiques, à la montée en puissance de l’intelligence artificielle et à la recomposition des chaînes de valeur mondiales, le Chef du gouvernement a insisté sur l’urgence pour l’Afrique de convertir son important potentiel démographique en compétences productives, en capacités d’innovation et en opportunités économiques durables.

« La ressource la plus précieuse d’une nation, c’est la qualité de son capital humain », a-t-il souligné, plaidant pour une meilleure préparation de la jeunesse aux métiers de demain. Pour y parvenir, Robert Beugré Mambé a appelé à mieux aligner la formation sur les besoins du marché du travail, à promouvoir l’apprentissage et l’alternance, à renforcer les compétences numériques et à stimuler l’entrepreneuriat des jeunes.
Le Premier ministre a également invité les entreprises à anticiper leurs besoins futurs en compétences et à multiplier les opportunités de stages et d’apprentissage afin de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes.
Les recommandations formulées au terme des 25 sessions animées par 90 intervenants portent notamment sur la formation à l’ère de l’intelligence artificielle, le développement des talents et du leadership, l’inclusion des jeunes et des femmes, la protection et le financement du capital humain ainsi que la pérennisation des entreprises africaines.

Robert Beugré Mambé a par ailleurs encouragé l’émergence de champions nationaux et régionaux capables de conquérir de nouveaux marchés et de tirer pleinement parti des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Réaffirmant l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes en faveur de l’amélioration du climat des affaires, de l’innovation et de la compétitivité des entreprises, il a insisté sur la nécessité de bâtir une économie plus performante, créatrice de richesses et d’opportunités pour la jeunesse africaine.
Yoann APIA