SIMA : Dakar accueille la 2ᵉ édition du Salon international des médias africains du 8 au 11 octobre 2026

La deuxième édition du Salon international des médias africains (SIMA) se tient du 8 au 11 octobre 2026 au Grand Théâtre national de Dakar, au Sénégal. Placée sous le thème « Bâtir un écosystème médiatique souverain et performant en Afrique », la rencontre réunit les principaux acteurs du secteur autour des enjeux liés à la technologie, à l’innovation, à la régulation et à la formation.
« On m’a légué l’héritage de l’Accordéon, je n’étais même pas musicien » RIZO, créateur du groupe ZAGAZOUGOU

Pendant que les débats font rage sur la paternité du mythique groupe Zagazougou, un homme a décidé de sortir du silence. Lui, c’est Diabaté Moussa dit Rizo , chef du groupe et véritable créateur du groupe. Dans une déclaration exclusive, il lève le voile sur la véritable histoire de l’Accordéon à Soubré. Pourquoi prendre la parole aujourd’hui ? « Je suis le créateur du groupe Zagazougou à Soubré. Je voudrais un peu expliquer l’histoire du groupe puisque je n’en ai pas trop parlé. Mais je vois que les gens sont en train de dire que le groupe appartient à ceux qui l’ont créé, ceux qui ont fait ceci, cela, alors qu’ils ne savent mêmfe pas quand le groupe a été créé. C’est vrai que Zagazougou a formé beaucoup d’artistes musiciens. Donc je suis obligé de sortir ce matin pour faire la lumière aux Ivoiriens ». Comment es-tu arrivé à Soubré ? RIZO L’Accordéon est arrivé à Soubré par notre grand-père, Bakary Ouattara. Il est arrivé à Soubré et s’est marié à deux femmes Bété. La première a fait beaucoup d’enfants, la deuxième aussi. Moi j’ai pour grand-mère la deuxième femme de Bakarou Ouattara. Mamadou Ouattara, Moussa Ouattara, Samantha Ouattara, Fatma Ouattara sont les enfants de la première femme. Et ma maman Marin Ouattara et Kadidja Ouattara sont de la même mère, la deuxième femme. Voilà l’histoire. Vous n’étiez pas destiné à la musique à la base ? « Moi je n’étais pas d’abord musicien, j’étais chauffeur. Je travaillais comme chauffeur à la mairie de Soubré, embauché par Monsieur le Député Damouang Charles, après avoir fait la route de Soubré. Mon oncle Mamadou Ouattara qui avait beaucoup d’enfants m’appelle un jour. Il me dit que c’est à moi qu’il veut donner l’héritage de l’Accordéon. Je lui ai dit non, que moi je ne suis pas musicien. Il y a mon cousin Abou Ouatt qui est musicien, qui est ton enfant. Il y a Sekou Ouattara Issoufou Ouattara, Brahima Ouattara, ce sont tes enfants. Moi je ne suis pas musicien. Dans la famille, ceux qui avaient déjà les doigtés musicaux, c’étaient d’abord Abou Ouatt, Sekou Ouattara et ISSouf. Brahima lui n’avait pas de doigté ». Qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ? On a discuté pendant près d’un an. Je disais non, je ne voyais même pas ce que j’allais faire avec la musique. C’est après une discussion avec maman Marin Ouattara qu’elle m’a dit : « C’est votre grand-père qui a donné ça à ton oncle avant de décéder. Donc si aujourd’hui ton oncle te choisit, c’est obligatoire dans la famille que tu dois jouer l’Accordéon. Après si tu veux, tu pourras choisir quelqu’un et lui donner le flambeau. » C’est comme ça que j’ai été obligé d’accepter l’héritage. C’est une charge familiale. Aujourd’hui Zagazougou fait son grand retour avec « Sawa » après 18 ans d’absence… RIZO Zagazougou n’est pas un simple groupe, c’est une école. On a formé beaucoup de monde. Si aujourd’hui je parle, c’est pour que les Ivoiriens connaissent la vraie histoire. Que l’histoire ne soit pas déformée. Vous dites que vous n’étiez pas musicien au départ. Comment êtes-vous arrivé dans la musique ? RIZO Donc après quelques sacrifices pour pouvoir aborder la carrière musicale avec mon oncle, voilà c’est comme ça que je suis venu dans la musique. Après le sacrifice, maintenant mon oncle m’a appris à jouer. Chaque soir quand il avait le temps, il m’appelait dans sa chambre, je m’en vais, il me montrait les doigtés sur le dos. Chaque soir quand il avait le temps, il m’appelait et on jouait un peu. C’est comme ça que j’ai commencé à voir les doigtés. Pendant cinq mois, j’avais déjà commencé à jouer quelques anciens morceaux que le vieux lui-même jouait. J’ai été encouragé par son fils, j’ai été encouragé aussi par mon petit frère. Tous m’ont encouragé à continuer dans la musique. Votre oncle avait déjà un groupe très connu à Soubré ? RIZO Oui, le vieux lui-même avait un groupe qui s’appelait Le Zaïr. Le groupe Zaïr. Le vieux était un très grand accordéoniste que je n’ai jamais vu. Depuis ma naissance, je n’ai jamais vu quelqu’un jouer l’accordéon comme lui. C’était un gars qui avait vraiment les doigtés de l’accordéon. Et comment le nom « Zagazougou » est-il venu ? On parle beaucoup de cette histoire. On n’avait même pas de groupe. On jouait comme ça. Mais comme les gens de Soubré avaient déjà l’habitude d’entendre les bonnes sonorités de notre oncle, quand nous on jouait, ce n’était pas ça, on jouait n’importe quoi. Alors c’est ainsi qu’on a un cousin qui a dit : « Mais ça, c’est du Zougou Zaga ». Vous avez compris ? Il a dit « ça c’est du Zougou Zaga ». C’est le petit-fils de Monsieur Daba Dangogo, du quartier Daba Dangogo, l’un des grands chefs. C’est son petit-fils qui nous a dit ça, « c’est du Zougou Zaga ». Et puis on était là, on s’est dit : Zougou Zaga, Zaga Zougou… est-ce qu’on ne peut pas faire Zagazougou ? Voilà comment le nom Zagazougou est venu. Et la signification alors ? RIZO En même temps, on avait un président qui nous encadrait, qui nous encourageait. C’était un infirmier Burkinabè qui s’appelait Boukari Sawadougou. Boukari a dit : « Est-ce que vous savez que Zagazougou, ça veut dire en langue Mooré, le chef de la cour ? » On a dit : Mais ça tombe bien ! Zougou Zaga devient Zagazougou, donc « le chef de la cour », c’est une très bonne signification. Voilà comment on a gardé le nom Zagazougou. Groupe créé en 1988 à Soubré, révélé en 1992 avec l’album « Saya » et une tournée européenne. Véritable école musicale ayant formé Daloba Kouyaté, Kady Doumbia, Petit Papou… Aujourd’hui porté par ses deux doyens Rizo et Sekou Ouattara, avec une nouvelle génération dont Mariam Kourouma et Madina Diarra.
Rentrée culturelle : le MASA veut renforcer son rayonnement en Côte d’Ivoire et à l’international

Le Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan (MASA) entend poursuivre ses activités au-delà de sa biennale. À l’occasion d’un déjeuner de presse de rentrée culturelle, mercredi 6 octobre 2026 à Abidjan, le directeur du MASA, Abou Kamaté, a présenté les principaux projets de l’institution pour les prochaines années, avec un accent particulier sur la décentralisation et la diplomatie culturelle.
Lingerie Africa 2026 : la vitrine incontournable pour exposer, se connecter et développer son activité

Les 27 et 28 novembre 2026, Abidjan accueille la 2e édition de Lingerie Africa, le Salon de l’Industrie de la Lingerie Afrique. Rendez-vous au Sofitel Hôtel Ivoire, où l’ensemble des acteurs de la filière se retrouveront pour deux jours d’échanges, de découvertes et d’opportunités d’affaires. Ce salon n’est pas une simple exposition. Il constitue une véritable plateforme de rencontres où les professionnels viennent présenter leur savoir-faire, développer leur réseau et créer de nouvelles perspectives commerciales. Un thème qui pose les vraies questions Cette année, le salon est placé sous le thème : « Industrialiser la lingerie en Afrique : transformer nos matières, construire nos marques, structurer nos marchés ». Le constat est clair. Le continent dispose de talents, de matières premières et d’un marché en pleine croissance. L’enjeu consiste désormais à transformer localement ces ressources, renforcer les capacités de production et bâtir des marques africaines fortes. Lingerie Africa ambitionne justement de favoriser cette dynamique en réunissant tous les acteurs concernés autour d’une vision commune. Toute l’industrie de la lingerie à 360 degrés Lingerie Africa rassemble l’ensemble de la chaîne de valeur, de la matière première au produit fini. Le salon accueillera notamment des producteurs et fournisseurs de matières premières, des fabricants de textiles et de composants, des ateliers de confection, des unités de production, des marques de lingerie féminine et masculine, des distributeurs, des revendeurs ainsi que des fournisseurs de solutions industrielles et de services spécialisés. Des exposants venus de plusieurs pays africains et d’ailleurs présenteront leurs innovations, leurs dernières collections et leur expertise, faisant du salon une véritable vitrine de l’industrie. Pourquoi exposer ? Parce que les bonnes personnes seront dans la salle Exposer à Lingerie Africa, c’est bénéficier d’une visibilité auprès d’un public qualifié composé d’acheteurs, de distributeurs, d’industriels, de professionnels du secteur et d’investisseurs potentiels. Ces visiteurs ne viennent pas seulement découvrir des produits. Ils recherchent également des fournisseurs, des partenaires et de nouvelles opportunités de collaboration. Pour les entreprises participantes, le salon représente ainsi une occasion de renforcer leur notoriété, d’accéder à de nouveaux marchés et de nouer des contacts commerciaux concrets susceptibles de déboucher sur des partenariats durables. Des rencontres qui font avancer votre activité Les rendez-vous B2B, les échanges avec les décideurs et les nombreuses opportunités de collaboration font de ce salon un véritable levier de croissance. Un fournisseur peut y rencontrer ses futurs clients, une marque peut identifier de nouveaux partenaires de production et un distributeur peut découvrir les prochaines références à intégrer à son catalogue. Pour les jeunes marques africaines, l’événement constitue une occasion privilégiée de valoriser leur créativité, de faire connaître leurs produits et de développer un réseau professionnel solide. Ce salon est-il fait pour vous ? Que vous soyez fabricant, créateur, distributeur, fournisseur ou professionnel évoluant dans un secteur lié à la lingerie, ce rendez-vous vous concerne. En participant comme exposant, vous bénéficiez d’une visibilité renforcée, d’un accès direct à des clients et partenaires potentiels, d’un environnement favorable au développement de votre réseau ainsi que d’une opportunité de vous positionner parmi les références de la filière. Réservez votre espace dès maintenant Les espaces d’exposition sont déjà ouverts à la réservation sur https://salonlingerieafrique.com/. Rejoindre Lingerie Africa, c’est offrir à votre entreprise une plateforme de visibilité, accélérer son développement et contribuer à la construction d’une industrie africaine de la lingerie toujours plus forte, innovante et compétitive. Yoann APIA
Salon du Cinéma au Féminin : la 6e édition annoncée du 1er au 3 octobre à Abidjan

La sixième édition du Salon du Cinéma au Féminin (SCF6) se tiendra du 1er au 3 octobre 2026, à Abidjan-Cocody. L’annonce a été faite mercredi 23 septembre 2026, lors d’une conférence de presse. Cette édition sera placée sous le thème « Distribution et découvrabilité des œuvres cinématographiques en Afrique francophone : difficultés et solutions possibles ».
Nuit du Conte 2026 : la tradition orale au service de la cohésion sociale et de la biodiversité

La Société Africaine des Cultures et des Sciences (SACS) veut redonner au conte une place dans la transmission des valeurs culturelles et environnementales auprès de la jeunesse. Elle organise, samedi 3 octobre 2026 à l’Amphithéâtre B du District de l’Université Félix Houphouët-Boigny, la première édition de la « Nuit du Conte ». L’événement a été présenté vendredi 25 septembre 2026 à Cocody, lors d’une conférence de presse animée par le Professeur Tououi Bi Irie Ernest, spécialiste des civilisations africaines et de la littérature orale. Placée sous le thème « La contribution du conte oral au développement durable par la préservation de la cohésion sociale et de la biodiversité en Côte d’Ivoire », cette première édition réunira cinq groupes d’étudiants en Master de Lettres modernes. La Nuit du Conte bénéficie du parrainage de la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, et de la présidence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara. Chaque groupe devra s’inspirer d’un peuple de Côte d’Ivoire et valoriser son patrimoine, notamment à travers les costumes traditionnels. Les équipes seront départagées par un jury et classées du premier au cinquième rang. Au-delà de la compétition, la SACS entend faire du conte un outil de sensibilisation aux enjeux contemporains. Les organisateurs estiment que les récits traditionnels véhiculent des valeurs de solidarité, de respect de la nature et de protection des espèces. Le Professeur Tououi Bi Irie Ernest a notamment évoqué le rôle des mythes et des contes dans la préservation des forêts sacrées. Selon lui, les interdits transmis par ces récits permettaient autrefois de protéger les arbres, les animaux et les écosystèmes, sans nécessiter les dispositifs modernes de surveillance. Pour les organisateurs, le numérique ne constitue pas nécessairement une menace pour la tradition orale. Il peut au contraire offrir au conte de nouveaux espaces de diffusion. « Aujourd’hui, la scène villageoise a explosé. Le public est en Australie, aux États-Unis, au Japon, partout à partir d’Internet », a relevé le Professeur Tououi Bi Irie Ernest. La SACS prévoit ainsi d’élargir progressivement l’initiative. Après cette édition expérimentale, un concours interuniversitaire réunissant universités et grandes écoles publiques et privées est envisagé en 2027. À partir de la troisième édition, l’ambition est d’organiser un concours national des contes et des arts de la parole, avec des phases éliminatoires dans les régions. La soirée du 3 octobre débutera à 15 heures à et promet de mettre en avant plusieurs types d’art notamment de danse, de la musique et du slam avec la participation d’une troupe de l’INSAAC à travers des prestations inspirées des rythmes des différents peuples de Côte d’Ivoire. Créée en 2024, la SACS entend, à travers cette initiative, promouvoir les arts, les cultures et les fruits de la science. Cette première édition rendra également hommage au Professeur Bernard Zadi Zaourou, ancien ministre de la Culture et figure majeure de la littérature et des arts de la parole en Côte d’Ivoire.
Kajeem : entre reggae, engagement et liberté, l’Acte 3 de « Convocation » se prépare

Kajeem en spectacle le samedi 10 octobre 2026 au Palais de la Culture d’Abidjan
Marie Rose Guiraud aurait eu 82 ans : hommage à une icône de la culture ivoirienne

La chorégraphe et danseuse émérite aurait célébré ses 82 ans ce 10 septembre 2026
BURIDA : 130 000 FCFA la caravane, 8,8 % pour certains événements… pourquoi les organisateurs doivent désormais payer !

L’institution invite les organisateurs d’événements à obtenir une autorisation préalable
Himra domine les charts Apple Music en Côte d’Ivoire et confirme son ascension

Himra confirme semaine après semaine son statut de figure majeure de la musique ivoirienne