La valorisation économique des industries culturelles et créatives en Afrique a été au centre d’une table ronde organisée le jeudi 22 octobre 2026 à Abidjan par Bloomfield Intelligence, autour du thème « L’économie des industries culturelles et créatives en Afrique ». Les échanges ont porté sur les difficultés de financement, la structuration des entreprises culturelles et la formation des acteurs pour faire de la culture une source durable de revenus.
Les industries culturelles et créatives africaines disposent d’un potentiel économique important, mais leur développement reste freiné par les difficultés de financement des projets et de rentabilisation des œuvres. Faute de ressources suffisantes pour produire et promouvoir leurs créations, les acteurs peinent à développer leurs activités et à en tirer des revenus suffisants pour vivre de leur travail.

« Les industries culturelles et créatives constituent un levier important de développement économique pour notre pays. Nous devons créer les conditions permettant aux artistes et aux entrepreneurs culturels de vivre de leur travail, de développer leurs activités et de contribuer pleinement à la richesse nationale », a déclaré Françoise Remarck, ministre de la Culture et de la Francophonie.
La structuration des entreprises culturelles constitue également un enjeu pour attirer les investisseurs et assurer la rentabilité des projets. L’évaluation du potentiel économique des différentes filières doit permettre de mieux faire connaître les possibilités d’investissement dans ce secteur.

« La culture ne doit plus être considérée uniquement comme un secteur de divertissement, mais comme une véritable activité économique. Il est essentiel de mieux évaluer son potentiel, de structurer les entreprises culturelles et de faciliter leur accès aux financements », a souligné Stanislas Zézé, PDG de Bloomfield Group.
L’acquisition de compétences en gestion, en production et en commercialisation des œuvres peut également favoriser la professionnalisation du secteur et améliorer la rentabilité des projets.

« La structuration des entreprises culturelles est indispensable pour assurer leur pérennité, renforcer leur organisation et favoriser leur développement économique. Elle permet aux acteurs du secteur de mieux gérer leurs activités et de construire des entreprises solides et viables », a déclaré Salif Traoré, dit A’Salfo, PDG de Gaou Productions.
L’enjeu est désormais de faire des industries culturelles et créatives un véritable moteur de croissance en Afrique, en donnant aux créateurs les moyens de transformer leurs talents en activités structurées, génératrices d’emplois et de revenus durables.
YONA DIANHORÉ