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Le ministre N’Guessan Koffi ambitionne de transformer la carte scolaire 2026 vers un système intelligent

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’Guessan Koffi, a ouvert les assises nationales de la Carte scolaire 2026 en affirmant son ambition de transformer cet outil en un véritable système intelligent et rationnel d’aide à la décision. Cette rencontre a eu lieu le mercredi 19 août, à Yamoussoukro autour du thème : « Carte scolaire pour un apprentissage et une éducation de qualité inclusive tout au long de la vie ». Fondée sur des données statistiques fiables et enrichie par les outils numériques, notamment les systèmes d’information géographique, cette nouvelle approche vise à améliorer la qualité des décisions, anticiper les besoins futurs et optimiser l’utilisation des ressources publiques. « Nous recherchons avant tout une meilleure couverture territoriale, afin que chaque enfant, chaque jeune et chaque adulte puisse accéder à une offre éducative de qualité », a déclaré le ministre. La planification éducative, selon lui, doit dépasser la seule scolarisation des enfants pour intégrer l’alphabétisation des jeunes et des adultes ainsi que le développement continu des compétences tout au long de la vie. Le ministre a également insisté sur l’intégration de huit commodités essentielles dans la carte scolaire : voies d’accès, logements pour enseignants, cantines scolaires, centres médico-scolaires, énergie, eau potable, latrines décentes et aires de jeu. Depuis 2011, d’importants investissements ont été réalisés : 7678 salles de classe au préscolaire, 43607 au primaire et 798 collèges, dont 441 de proximité. Le taux net de scolarisation au primaire avoisine 97 %, avec un taux d’achèvement estimé à 87 %, notamment chez les filles. Pour la rentrée 2026-2027, la carte scolaire prévoit 127 écoles préscolaires, 457 écoles primaires, 65 collèges et 18 lycées, offrant une capacité supplémentaire de plus de 122 000 élèves a annoncé Inza Méité, directeur des Études, de la Statistique et de la Planification stratégique du ministère. Yoann APIA

Université Félix Houphouët-Boigny : Guy Dely soutient une thèse sur Wittgenstein et la fin de la modernité

Après trois années de recherche, Guy Franck Cédric Dely a soutenu sa thèse unique de doctorat en Logique et Épistémologie, au Pôle scientifique de l’Université Félix Houphouët-Boigny, situé à Bingerville. Intitulée « Wittgenstein et la fin de la modernité : héritage, enjeux et défis contemporains », cette recherche de plus de 350 pages interroge l’actualité de la pensée du philosophe, mathématicien et logicien autrichien Ludwig Wittgenstein, disparu en 1951. À travers ce travail présenté le 30 juillet 2026, Guy Dely cherche à démontrer que les réflexions de Wittgenstein sur le langage demeurent particulièrement pertinentes pour comprendre les transformations du monde contemporain. Sa recherche s’intéresse notamment à la manière dont le sens des mots se construit à travers leurs usages quotidiens, plutôt qu’à partir de définitions figées ou de théories prétendant expliquer l’ensemble de la réalité. Cette approche ouvre également une réflexion interdisciplinaire. La thèse met en évidence les prolongements de la pensée wittgensteinienne dans l’anthropologie, la sociologie et la linguistique, notamment autour de la manière dont le langage participe à la construction des réalités sociales. Parler ne consiste donc pas seulement à transmettre une information, mais aussi à agir, convaincre, promettre, ordonner ou négocier. L’étude établit par ailleurs des passerelles avec plusieurs problématiques actuelles, notamment l’intelligence artificielle, l’éthique et la politique. Face à des systèmes capables de produire des textes de plus en plus complexes, la recherche questionne notamment la différence entre produire du langage et véritablement comprendre ce que l’on dit. Au terme de la soutenance, Dely Guy Franck Cédric a obtenu la mention « Très honorable », décernée à l’unanimité des membres du jury. Au regard de la qualité et de l’intérêt scientifique du travail présenté, le jury a également formulé une recommandation particulière : publier la thèse dans une maison d’édition, afin de permettre à un public plus large d’accéder aux résultats de cette recherche. La soutenance s’est déroulée devant un jury composé du Pr Ezoua C. Thierry Armand, président, du Dr Koudou Landry Roland, directeur de thèse, du Dr Guebo Josué Yoroba et du Dr Kouakou Kouassi Simplice, rapporteurs, ainsi que du Pr Konin Séverin, examinateur. À travers cette recherche, Guy Dely entend ainsi montrer que, plus de soixante-dix ans après la disparition de Wittgenstein, sa pensée demeure une référence pour interroger le langage, la connaissance et les mutations de la société contemporaine.

Transfusion sanguine : un nouveau centre inauguré à Boundiali pour renforcer les urgences médicales

La ville de Boundiali, dans la région de la Bagoué, dispose désormais d’un Centre départemental de transfusion sanguine (CDTS). L’infrastructure, inaugurée vendredi 14 août 2026 au sein de l’Hôpital Général, vise à améliorer la disponibilité des produits sanguins et à contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Le nouveau centre permettra notamment de répondre plus rapidement aux besoins liés aux urgences obstétricales, pédiatriques et chirurgicales, tout en réduisant les difficultés d’approvisionnement liées à l’éloignement des structures spécialisées. Pour renforcer son fonctionnement, le CDTS est doté d’un véhicule destiné aux campagnes mobiles de collecte de sang dans les villages, ainsi que d’une moto de liaison pour faciliter l’acheminement des poches vers les établissements sanitaires environnants. Lors de la cérémonie, la députée-maire de Boundiali, Mariatou Koné, a appelé les jeunes, les femmes, les entreprises et les guides religieux à promouvoir le don de sang régulier et bénévole. La cérémonie s’est déroulée en présence notamment du Professeur Soro Kountele et du Professeur Yassongui Sekongo, directeur général du Centre national de transfusion sanguine de Côte d’Ivoire.

81 motocyclistes tués depuis le début de l’année à Abidjan, Oumar Sacko annonce des réformes

Le gouvernement ivoirien veut renforcer la réglementation du secteur des deux-roues, face à la progression inquiétante des accidents impliquant les motocyclistes. Réunis samedi 15 août 2026 à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, motocyclistes, livreurs et entreprises de livraison à moto ont été sensibilisés par le directeur général des Transports terrestres et de la Circulation, Oumar Sacko. Les chiffres présentés dressent un constat alarmant. Depuis le début de l’année, 81 motocyclistes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation à Abidjan, selon la Préfecture de police. Au niveau national, les motocyclistes ont été impliqués en 2025 dans 4 531 accidents ayant fait 426 morts, contre 364 décès en 2024 et 261 en 2023. « Il faut rapidement corriger le tir », a alerté Oumar Sacko, rappelant que la Stratégie nationale de sécurité routière visait à réduire le nombre de morts de 1 600 à 1 200 par an. Or, le pays compte encore environ 1 300 décès. Autre indicateur préoccupant : 3 419 accidents impliquant des deux-roues ont déjà été recensés de janvier à juillet 2026, tandis que 900 motos ont été mises en fourrière. Face à cette situation, plusieurs réformes sont annoncées. L’immatriculation des engins sera progressivement transférée au Guichet unique de l’automobile, avec une harmonisation des coûts sur l’ensemble du territoire. Une licence sera également bientôt obligatoire pour exercer comme livreur à moto. Elle devra notamment garantir une formation adaptée à la conduite professionnelle. Oumar Sacko a par ailleurs appelé au respect de l’interdiction de circulation sur l’axe principal du boulevard Félix Houphouët-Boigny, où trois personnes ont perdu la vie ces trois derniers mois.

Bouna : deux adolescents découverts morts dans une chambre, la jeunesse communale interpelle les parents

Le décès de deux adolescents, retrouvés sans vie vendredi 14 août 2026 dans une chambre en location à Bouna, continue de susciter l’émoi au sein de la communauté. Une troisième adolescente, retrouvée inconsciente sur les lieux, a été secourue puis placée sous surveillance médicale. L’Agence Ivoirienne de Presse (AIP) rapporte que les deux victimes, une fille et un garçon âgés de moins de 16 ans, ont été retrouvées dans la chambre du garçon. Elève en classe de quatrième et mécanicien moto, il avait quitté le domicile familial depuis environ deux mois pour prendre son indépendance. Selon des témoignages, il aurait passé la veille une soirée bien arrosée avant de regagner son logement avec les deux jeunes filles. Alertée par l’absence de réponse du jeune garçon, un voisin a forcé la porte après avoir tenté de le joindre entre 7 h et 10 h. La police a ouvert une enquête. Dans un communiqué, le président de la jeunesse communale, Camara Ladji Seydou, a exprimé sa consternation et appelé les parents à davantage de responsabilité. Il les invite à renforcer le suivi quotidien des adolescents, à privilégier le dialogue et à mieux veiller sur leurs fréquentations, déplacements et activités, afin de prévenir les comportements à risque.

Retour volontaire : plus de 250 Ivoiriens rapatriés du Niger et de Libye

La Côte d’Ivoire a accueilli, les 11 et 13 août 2026, un total de 254 migrants ivoiriens rapatriés du Niger et de la Libye dans le cadre d’opérations de « retour volontaire » organisées avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), selon les informations rapportées par InfoMigrants.net. Le 13 août, 119 personnes, dont 79 hommes, 18 femmes et 22 mineurs, ont atterri à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Deux jours plus tôt, 135 ressortissants ivoiriens, parmi lesquels deux mineurs, étaient revenus du Niger. À leur arrivée, les migrants ont été accueillis par le ministre délégué auprès du ministère des Affaires étrangères, Adama Dosso, la Direction générale des Ivoiriens de l’extérieur (DGIE) et l’OIM. « Les Ivoiriens où qu’ils se trouvent doivent être secourus », a déclaré le ministre. Ces retours s’inscrivent dans une série d’opérations menées depuis le début de l’année. En février et mars, plusieurs centaines d’Ivoiriens avaient déjà été rapatriés de Tunisie et du Niger. Après leur retour, les migrants bénéficient d’une assistance immédiate, puis d’un accompagnement à la réintégration pouvant durer jusqu’à 18 mois. Cette étape demeure toutefois délicate, notamment pour ceux qui reviennent après avoir subi des violences, la traite ou l’esclavage, et doivent faire face aux difficultés de réinsertion familiale et sociale.

L’INFAS et l’Agence Emploi Jeunes signent des partenariats pour former et insérer les jeunes

L’Institut national de formation des agents de santé (INFAS) a signé deux conventions de partenariat avec l’Agence Emploi Jeunes et l’Office national du service civique, le mardi 12 août 2026 lors d’une cérémonie organisée au Parc des expositions d’Abidjan à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse. La cérémonie s’est déroulée en présence de Pierre Dimba, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, et de Touré Mamadou, ministre de l’Insertion professionnelle et du Service civique, ainsi que de nombreux élèves. La première convention, conclue avec l’Agence Emploi Jeunes représentée par Jean‑Louis Kouadio, prévoit la prise en charge de stages de qualification de dix mois pour les élèves de l’INFAS. Chaque bénéficiaire recevra une prime mensuelle de 75 000 FCFA, une mesure destinée à faciliter leur transition vers le monde professionnel et à renforcer leur expérience pratique dans les établissements sanitaires. La seconde convention, signée avec l’Office national du service civique dirigé par Amara Coulibaly, instaure la mise en place d’un « campus citoyen » au sein des structures de l’institut. Ce dispositif vise à inculquer aux élèves les valeurs civiques et le sens de la responsabilité, contribuant ainsi à leur formation citoyenne. Pour la directrice de l’INFAS, Pr Méliane N’Dhatz‑Epse Sanogo, ces partenariats représentent des leviers essentiels pour rapprocher la formation théorique des réalités du terrain, tout en favorisant l’insertion professionnelle et l’engagement citoyen des jeunes. À travers ces conventions, l’INFAS confirme son rôle de catalyseur dans la préparation des futurs agents de santé, en leur offrant des opportunités concrètes pour s’épanouir professionnellement et socialement. Yoann APIA

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