°C

Yamoussoukro célèbre traditions et convivialité à la 4e édition du Brunch des Entreprises et des Familles

Le Brunch des Entreprises et des Familles revient pour sa 4ᵉ édition, prévue le dimanche 13 décembre 2026, avec une ambition claire : rassembler plus de 1 000 participants au ILG Green Park. Fort de 1 852 participants cumulés sur ses trois premières éditions, l’événement s’impose désormais comme un rendez‑vous de divertissement et de gastronomie dans la capitale politique ivoirienne. Organisé par Ivoire Consulting Group, le brunch se tiendra sous le thème : « Valorisons nos us et coutumes ». Cette édition mettra particulièrement en avant les tenues traditionnelles des peuples Sénoufo, étroitement liés au peuple Akouè de Yamoussoukro, dans une atmosphère festive et culturelle. Au programme : un buffet à volonté avec des plats variés issus des différentes localités du pays, des prestations artistiques en live et semi‑live, des jeux et divertissements pour adultes, ainsi qu’un parc de jeux pour enfants spécialement aménagé. Une piste de danse en plein air viendra compléter cette ambiance unique, mêlant sonorités locales et influences du monde. Le concept repose sur une organisation originale : les participants sont regroupés en entreprises appelées « GBONHI » ou en familles, favorisant visibilité et échanges. L’événement se présente comme un showroom en plein air, propice aux discussions B to B, aux prises de contact et aux achats. Les petites entreprises locales bénéficieront d’une vitrine exceptionnelle pour valoriser leurs activités et renforcer leur rôle dans le dynamisme économique et social de la ville. Accessible à tous personnels d’entreprises, associations, ONG, familles ou simples curieux, le Brunch des Entreprises et des Familles 2026 promet une journée de convivialité, de découverte et de célébration des traditions ivoiriennes.

40 autobus de la SOTRA calcinés dans un incendie à Koumassi 

Un important incendie a ravagé, dans la nuit de samedi à dimanche, une partie du dépôt 5 de la Société des transports abidjanais (SOTRA), à Koumassi. Le sinistre, survenu aux environs de 2 heures du matin, a endommagé 55 autobus, dont 40 ont été entièrement calcinés. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, selon le bilan provisoire communiqué par la SOTRA.

Audace Institut lance le débat à Abidjan sur l’apport de la liberté au développement de l’Afrique

Chercheurs, responsables politiques, étudiants et acteurs de la société civile se sont retrouvés à Abidjan pour réfléchir à une question centrale : la liberté peut-elle accélérer le développement de l’Afrique ? Organisée par Audace Institut , la première édition des Rencontres africaines de la liberté a accueilli comme invité d’honneur le ministre Sidi Tiémoko Touré. Celui-ci a appelé le continent à faire davantage confiance aux libertés politiques et économiques afin de permettre à sa jeunesse d’exprimer pleinement son potentiel. La rencontre s’est tenue le jeudi 3 septembre 2026 à Cocody Riviera 4, en partenariat avec Atlas Network, la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté et le Centre de recherche et d’action pour la paix (CERAP). Devant un public composé d’universitaires, de décideurs, d’étudiants et de représentants de la société civile, le ministre des Ressources animales et halieutiques, également vice-président de l’Internationale libérale, a défendu une conviction forte : sans liberté, il ne peut y avoir de prospérité durable. Selon l’ancien ministre de la Communication, la liberté n’est ni une idée importée ni une valeur étrangère aux sociétés africaines. Elle est déjà présente dans de nombreuses pratiques communautaires, fondées sur la confiance, le dialogue et la responsabilité. Il a notamment cité l’exemple des tontines, qui illustrent à la fois la solidarité et l’autonomie économique au sein des communautés. « La liberté n’est pas étrangère à l’Afrique. C’est surtout sa confiscation qui lui est étrangère », a-t-il affirmé. À travers cette déclaration, Sidi Tiémoko Touré a invité les participants à repenser le développement africain sous l’angle des libertés humaines, économiques et politiques. Donner à la jeunesse les moyens d’agir La jeunesse africaine a occupé une place centrale dans son intervention. Avec un âge médian d’environ 19 ans, le continent dispose d’une formidable réserve de talents, d’énergie et de créativité.Mais cette richesse humaine ne pourra porter ses fruits que si les jeunes évoluent dans un environnement qui encourage l’initiative, l’innovation et l’entrepreneuriat. Autrement, leur potentiel risque de rester inexploité.« Une jeunesse à qui l’on ferme les portes n’est qu’une promesse », a-t-il averti. Pour Sidi Tiémoko Touré, les libertés politique et économique vont nécessairement de pair. Il les a comparées aux « deux jambes d’un même corps » : l’une ne peut avancer durablement sans l’autre. À ses yeux, les pays qui ont connu les plus grandes transformations industrielles et économiques sont précisément ceux qui ont su créer un cadre favorable à ces libertés. Une alerte sur les reculs démocratiques Le ministre ivoirien a également attiré l’attention sur les menaces qui pèsent sur les libertés publiques dans plusieurs pays africains. Il a notamment évoqué les transitions politiques qui s’éternisent et les restrictions croissantes imposées aux citoyens. « L’ordre sans la liberté n’est pas la paix, mais une pause avant l’orage », a-t-il prévenu. Dans le même temps, il a salué les performances économiques enregistrées par la Côte d’Ivoire sous la présidence d’Alassane Ouattara. Selon lui, ces résultats sont notamment liés à l’ouverture économique du pays et à la place accordée à l’initiative privée. Sortir la liberté des clichés Pour Gisèle Dutheuil, directrice d’Audace Institut, il est urgent de parler de la liberté sans la réduire à l’individualisme ou à l’égoïsme. L’ambition de ces rencontres est justement de dépasser les caricatures idéologiques pour examiner, de manière concrète, la contribution des libertés humaines au développement des sociétés africaines.Tout au long de la journée, panels et conférences ont permis d’aborder plusieurs enjeux majeurs : la gouvernance, l’économie, la responsabilité citoyenne et la place des idées libérales dans la construction de l’Afrique de demain. Avec cette initiative, Audace Institut souhaite faire d’Abidjan un lieu incontournable du débat intellectuel sur la liberté et le développement. Un espace de dialogue particulièrement nécessaire à l’heure où le continent cherche de nouveaux modèles de croissance et de gouvernance. Le message porté par cette première édition tient en une conviction : le XXIe siècle pourra être africain, à condition que l’Afrique donne à ses citoyens la liberté d’imaginer, de créer et d’agir.

« Trend du repos » : les organisations féministes dénoncent la banalisation de la « dette sexuelle » par des institutions

Une tendance devenue virale sur les réseaux sociaux suscite depuis plusieurs jours une vive réaction des organisations féministes. Baptisée autour de l’expression « allons se reposer », la trend, popularisée par un web-humoriste, est notamment associée à un pagne devenu un véritable objet de communication sur les réseaux sociaux. Son utilisation par des institutions publiques, dont la Police nationale et la Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité (PLCC), a cependant provoqué la réaction de plusieurs organisations féministes. À l’origine de la polémique, l’usage qui est fait de l’expression dans les vidéos virales. Selon les organisations féministes, « allons se reposer » fonctionne comme un euphémisme désignant une attente de rapport sexuel après une invitation à déjeuner ou à dîner. Elles y voient ainsi une représentation de la « dette sexuelle », c’est-à-dire l’idée qu’une femme serait redevable de son corps après avoir bénéficié d’une dépense, d’un cadeau ou d’une invitation de la part d’un homme. La polémique a pris une nouvelle dimension lorsque des institutions ont repris le fameux pagne dans leurs campagnes de communication. La Police nationale a notamment publié sur Facebook un contenu utilisant le « pagne du repos » pour sensibiliser les automobilistes : « Reposez-vous avant de conduire, une seconde d’inattention peut détruire plusieurs vies ». La PLCC a, elle aussi, repris le code visuel. Une publication montre notamment un homme portant un bonnet et une chemise confectionnés dans ce pagne, accompagnée du message : « Même en tenue du repos la PLCC vous regarde ». Au moment de la rédaction de cet article, les visuels concernés étaient toujours accessibles sur les canaux de communication des institutions citées. Ce constat intervient alors que plusieurs organisations féministes demandent précisément leur retrait. Pour les institutions concernées, ces publications s’inscrivent dans une logique de communication et de sensibilisation. Mais pour les organisations féministes, le choix du symbole n’est pas neutre. Le jeudi 3 septembre, La Ligue, association féministe créée par de jeunes femmes ivoiriennes, s’est adressée directement aux entreprises, marques, institutions publiques, communautés ecclésiastiques et personnalités publiques reprenant la tendance. L’organisation estime que ce n’est pas « juste une blague » et considère que ces contenus peuvent installer l’idée qu’une dépense ou une invitation crée une obligation sexuelle. Elle appelle les acteurs concernés à « prendre leurs responsabilités », à mesurer l’impact de leurs publications et à les retirer. Le lendemain, vendredi 4 septembre, l’ONG Opinion Éclairée a à son tour publié une déclaration. Elle dénonce l’utilisation de la tendance par plusieurs pages institutionnelles, en particulier celle de la Police nationale. L’organisation affirme que reprendre ce symbole contribue à normaliser une forme de violence morale et entretient, selon elle, « une confusion dangereuse » entre invitation et consentement sexuel.  Opinion Éclairée souligne également le caractère institutionnel de la polémique : une institution chargée de protéger les citoyens, estime-t-elle, ne devrait pas reprendre un symbole associé à la coercition sexuelle. Elle demande notamment le retrait des visuels concernés, la formation des gestionnaires des pages institutionnelles à une communication non sexiste et l’adoption de directives encadrant l’utilisation de symboles liés aux violences basées sur le genre.  Au-delà du débat sur une simple tendance des réseaux sociaux, les réactions de La Ligue et d’Opinion Éclairée posent donc une question plus large : jusqu’où une institution peut-elle utiliser les codes d’une culture populaire pour faire passer un message, lorsque ces codes sont perçus par une partie de la société comme porteurs d’un message sexiste ou violent ? Pour les organisations féministes, la réponse est claire : une invitation ne vaut jamais consentement sexuel.

Drame à Kobakro : un homme retrouvé mort à son domicile, son épouse interpellée

Un homme de 57 ans, identifié par les initiales D. A., a été retrouvé mort dans sa chambre, mardi 1er septembre 2026, dans le quartier Kobakro à Abobo-N’Dotré. Son épouse, K. A., 38 ans, a été interpellée après les premières constatations des policiers du Commissariat du 41e arrondissement. Selon les éléments communiqués par Police Secours, les faits auraient débuté vers 9 heures, lorsqu’une employée de maison, F. D., aurait entendu des cris provenant de la chambre principale. Elle aurait ensuite vu sa patronne sortir de la pièce avec un couteau portant des traces de sang. À l’intérieur, D. A., agent immobilier, était grièvement blessé. Il est décédé des suites de ses blessures. Après le drame, K. A. aurait tenté d’empêcher l’employée d’alerter les voisins. Deux scénarios auraient ensuite été envisagés pour dissimuler les circonstances du décès. Le premier consistait à faire passer la mort pour un suicide. Face au refus de l’employée, une seconde hypothèse aurait été envisagée : déplacer le corps afin de faire croire à une agression commise à l’extérieur du domicile. Un jeune homme sollicité pour cette opération aurait également refusé. Ce n’est que vers 21 heures que la police a été alertée. La Police criminelle, la Police scientifique et du personnel médical ont alors rejoint les lieux. Le corps présentait plusieurs blessures, notamment à l’abdomen et aux bras. Un couteau considéré comme l’arme présumée ainsi que des vêtements présentant des traces de sang ont été retrouvés au domicile. Confrontée aux premiers éléments, K. A. aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés, évoquant une dispute avec son époux liée à la gestion des affaires du couple. Elle a été remise à la Police criminelle, qui poursuit les investigations afin d’établir les circonstances exactes du drame.

Abidjan Reggae City consacre la 5ᵉ édition du Mémorial Tangara Speed Ghoda

Abidjan s’apprête à vibrer au rythme du reggae avec la 5ᵉ édition du Mémorial Tangara Speed Ghoda. L’événement, prévu ce samedi 29 août 2026 à partir de 22h à l’Abidjan Reggae City (ARC) à Biétry, confirme définitivement ce lieu comme le temple du reggae en Côte d’Ivoire. Organisé par ARC Production en collaboration avec Cristal Event, ce mémorial rend hommage à Tangara Speed Ghoda, figure radicale et libre du reggae ivoirien. Connu pour son titre sulfureux « Crucifix », censuré en 1992 et son engagement dans le Radical Sound, l’artiste, disparu en 2002 reste un symbole de résistance et d’authenticité. L’Abidjan Reggae City, situé Rue du Canal G69, vient s’imposer comme un sanctuaire pour les amoureux du reggae. Pensé comme un espace de mémoire et de communion, il accueille cette édition sous le management de Koné Lamine, qui promet un show haut en couleur, à la hauteur de l’artiste célébré. La soirée s’annonce comme un moment de communion musicale et de vibration positive, réunissant la grande famille reggae autour d’un hommage vibrant. Placée sous le haut parrainage artistique de Jim Kamson, cette 5ᵉ édition entend marquer les esprits par la qualité des prestations et l’énergie des artistes invités. Au-delà de la musique, le Mémorial Tangara Speed Ghoda est une célébration de la liberté de ton et de la conscience engagée, valeurs qui ont façonné l’héritage de l’artiste.

ic_fluent_live_24_regularCreated with Sketch.

Nos chaînes TV & Radio