Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’Guessan Koffi, a ouvert les assises nationales de la Carte scolaire 2026 en affirmant son ambition de transformer cet outil en un véritable système intelligent et rationnel d’aide à la décision. Cette rencontre a eu lieu le mercredi 19 août, à Yamoussoukro autour du thème : « Carte scolaire pour un apprentissage et une éducation de qualité inclusive tout au long de la vie ».
Fondée sur des données statistiques fiables et enrichie par les outils numériques, notamment les systèmes d’information géographique, cette nouvelle approche vise à améliorer la qualité des décisions, anticiper les besoins futurs et optimiser l’utilisation des ressources publiques. « Nous recherchons avant tout une meilleure couverture territoriale, afin que chaque enfant, chaque jeune et chaque adulte puisse accéder à une offre éducative de qualité », a déclaré le ministre.

La planification éducative, selon lui, doit dépasser la seule scolarisation des enfants pour intégrer l’alphabétisation des jeunes et des adultes ainsi que le développement continu des compétences tout au long de la vie.
Le ministre a également insisté sur l’intégration de huit commodités essentielles dans la carte scolaire : voies d’accès, logements pour enseignants, cantines scolaires, centres médico-scolaires, énergie, eau potable, latrines décentes et aires de jeu.
Depuis 2011, d’importants investissements ont été réalisés : 7678 salles de classe au préscolaire, 43607 au primaire et 798 collèges, dont 441 de proximité. Le taux net de scolarisation au primaire avoisine 97 %, avec un taux d’achèvement estimé à 87 %, notamment chez les filles.
Pour la rentrée 2026-2027, la carte scolaire prévoit 127 écoles préscolaires, 457 écoles primaires, 65 collèges et 18 lycées, offrant une capacité supplémentaire de plus de 122 000 élèves a annoncé Inza Méité, directeur des Études, de la Statistique et de la Planification stratégique du ministère.
Yoann APIA