« Défis et perspectives de la prise en charge des maladies cardiovasculaires en Côte d’Ivoire », c’est le thème autour duquel un panel d’experts s’est réuni, pour échanger les pistes de solution pour une meilleure prise en charge des malades du cœur. Cette rencontre, organisée par la Fondation Orange Côte d’Ivoire dans le cadre de la Semaine du cœur, s’est tenue le 30 septembre 2026, à Abidjan.
À travers cette initiative, la fondation entend contribuer à une meilleure connaissance des risques cardiovasculaires et à l’adoption de comportements préventifs.

Selon Catherine Assanvo, directrice de la Fondation Orange Côte d’Ivoire, les maladies cardiovasculaires constituent désormais un enjeu majeur de santé publique.
« Certains patients découvrent leur hypertension tardivement, tandis que d’autres rencontrent des difficultés à accéder au dépistage ou à maintenir leur traitement », a-t-elle déclaré.
Pour elle, la prévention ne peut pas être l’affaire des seuls professionnels de santé.
Lors des échanges, Valéry Adoueni Katché, directeur coordonnateur du Programme national de lutte contre les maladies métaboliques, a fait savoir qu’au moins 50% des personnes hypertendues (et jusqu’à 70 % dans certains pays) ignorent totalement leur état de santé, ce qui les expose à des complications graves telles que les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Les spécialistes ont saisi l’occasion pour appeler à renforcer le dépistage au niveau des structures de soins primaires et à améliorer l’accès aux traitements. Ils ont également insisté sur l’importance du suivi médical et du respect des prescriptions.

En outre, les participants ont encouragé l’adoption de comportements favorables à la santé cardiovasculaire, notamment le contrôle régulier de la tension artérielle, la réduction de la consommation de sel, la pratique d’une activité physique, l’arrêt du tabac et une alimentation équilibrée.
Présent à ce panel, Dr Kramoh Kouadio Euloge, directeur de l’Institut national de cardiologie d’Abidjan, a salué les progrès majeurs de la couverture cardiologique nationale.
« La Côte d’Ivoire compte désormais plus de 184 cardiologues affectés dans plusieurs régions de l’intérieur, contre seulement une dizaine auparavant », a-t-il révélé.
Il a également annoncé l’ouverture prochaine de l’Institut de cardiologie de Bouaké (centre) et s’est félicité de la montée en puissance des campagnes de dépistage, passées de 3 600 personnes ciblées l’année dernière à près de 7 000 personnes rencontrées cette année.