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Maroc, Côte d’Ivoire, Kenya… les lauréats des 20 ans des Bâtisseurs de l’Économie Africaine dévoilés à Abidjan

Les noms des pays lauréats de la 20e édition des « Africa Economy Builders Forum Awards », plus connus sous l’appellation « Les Bâtisseurs de l’Économie Africaine », ont été dévoilés le jeudi 7 mai 2026 à Abidjan, au cours d’une conférence de presse animée par le président fondateur de l’événement, Russel Lohoré. Créée en 2006 dans la capitale économique ivoirienne, cette cérémonie de distinction s’est imposée au fil des années comme un rendez-vous majeur de célébration de l’excellence africaine. L’initiative récompense les élites entrepreneuriales et managériales, les entreprises performantes, les institutions économiques, les investisseurs internationaux, les talents de la diaspora ainsi que les multinationales qui contribuent au progrès économique et social du continent. Pour cette édition marquant les 20 ans de l’événement, les organisateurs ont décidé d’innover en récompensant uniquement des États africains pour leurs performances dans des secteurs stratégiques. Face aux journalistes, Russel Lohoré a expliqué la vision qui sous-tend cette nouvelle orientation. « Depuis deux décennies, nous mettons en lumière les femmes et les hommes qui apportent une contribution remarquable à la transformation de l’économie du continent. Mais cette année, forts de nos 20 ans de terrain qui nous confèrent une légitimité pleine et entière, nous avons souhaité aller plus loin », a-t-il déclaré. Selon lui, cette édition spéciale entend également mettre en avant les politiques publiques qui participent durablement à la transformation des économies africaines. « Nous avons décidé de reconnaître, dans une catégorie spéciale, des pays ayant enregistré des avancées significatives dans des secteurs stratégiques, sous le leadership de dirigeants dont les politiques publiques ont eu un impact significatif sur le développement économique et social », a-t-il poursuivi. Le promoteur des Bâtisseurs de l’Économie Africaine a par ailleurs insisté sur l’indépendance du processus de sélection. « Cette initiative est indépendante, fondée sur des critères objectifs et portée par un jury composé d’experts et de journalistes reconnus de plusieurs pays », a-t-il affirmé. Le jury de cette édition anniversaire est présidé par Valentin Mbougueng, journaliste spécialiste des questions internationales et de développement, ancien dirigeant de plusieurs rédactions panafricaines, notamment Afrique-Asie, Continental Magazine, Syrte Magazine et Émergence Économique du groupe Fraternité Matin. Prenant la parole à son tour, le président du jury a détaillé les critères ayant guidé les choix des lauréats. « Cette fois, il y aura des États parmi les primés. Des pays qui ont mis en place des politiques publiques efficaces à fort impact dans leurs pays et dans la sous-région. Les critères de performance, de niveau d’investissement et de résultats ont pesé dans le choix des primés », a expliqué Valentin Mbougueng. Il a également mis en avant la crédibilité du jury composé d’une vingtaine d’experts venus de plusieurs pays africains. Journalistes, bureaucrates, technocrates et spécialistes des questions économiques, financières, environnementales et du développement ont participé au processus d’évaluation. Selon lui, le jury s’est appuyé sur les classements de référence des organisations internationales et sous-régionales ainsi que sur plusieurs publications spécialisées reconnues pour effectuer ses analyses. Au total, 11 catégories phares et 3 catégories spéciales ont été retenues pour cette édition des 20 ans. Les lauréats sont : Les prix spéciaux ont été attribués à : À travers cette édition anniversaire, les organisateurs entendent consolider le positionnement des Bâtisseurs de l’Économie Africaine comme une plateforme panafricaine de valorisation des performances économiques, de l’innovation et des politiques publiques à fort impact sur le continent. La cérémonie de distinction aura lieu le 18 juin 2026 à Abidjan.

Le patronat ivoirien du transport routier alerte sur une concurrence jugée déloyale

Le secteur du transport routier terrestre en Côte d’Ivoire fait face à des tensions croissantes, sur fond de concurrence jugée déséquilibrée par les opérateurs locaux. Derrière les concertations engagées avec les autorités, un malaise profond s’installe, révélant les fragilités d’un secteur stratégique pour l’économie nationale. Depuis plusieurs semaines, des échanges se tiennent entre le ministère des Transports et les organisations professionnelles, notamment l’Association patronale des entreprises de transport terrestre de Côte d’Ivoire (APETT-CI) et le Haut Conseil du patronat des entreprises de transport routier. Officiellement axées sur l’encadrement du marché et l’attribution des autorisations de transport, ces discussions traduisent en réalité une inquiétude grandissante des acteurs locaux. Au cœur des préoccupations : l’expansion progressive de compagnies étrangères sur le marché ivoirien. Selon les transporteurs, certaines de ces entreprises, initialement positionnées sur des lignes internationales comme Niger-Abidjan ou Lomé-Abidjan, étendent progressivement leurs activités vers des lignes nationales déjà exploitées. Dotées de moyens financiers et logistiques plus importants, elles proposeraient des offres plus compétitives, fragilisant ainsi les opérateurs locaux, dont certains seraient aujourd’hui proches de la faillite. Les professionnels dénoncent également des pratiques jugées contraires à la réglementation. Des entreprises étrangères contourneraient le dispositif légal en s’appuyant sur des prête-noms ivoiriens pour obtenir des autorisations d’exploitation. Une stratégie qui leur permettrait d’opérer comme des structures locales, tout en échappant en partie aux mécanismes de régulation, compliquant ainsi la tâche des autorités. Face à cette situation qualifiée de « critique » par certains acteurs du secteur, des mesures de protection temporaire sont proposées. Parmi elles, la suspension, pour une durée pouvant aller jusqu’à cinq ans, de certaines autorisations, notamment celles liées aux services de télétransport. L’objectif est de permettre aux entreprises nationales de se restructurer et de renforcer leur compétitivité. Dans ce contexte, le directeur général du Haut Conseil du patronat, Diaby Ibrahim, joue un rôle central dans les négociations en cours, tout en privilégiant une approche discrète pour favoriser une issue concertée. Du côté de l’APETT-CI, la prudence reste de mise, certains responsables affirmant ne pas disposer de mandat pour s’exprimer publiquement. Par ailleurs, des entreprises citées dans les échanges, à l’instar de SONEF, n’ont pas réagi, alimentant les spéculations autour de ce dossier sensible. Au-delà des tensions actuelles, cette situation met en lumière un enjeu majeur : celui de l’équilibre entre ouverture économique et protection des acteurs nationaux. Dans un espace régional marqué par la libre circulation, la régulation du secteur apparaît comme un défi crucial pour éviter une marginalisation progressive des entreprises ivoiriennes. Alors que les discussions se poursuivent, les transporteurs appellent à une prise de mesures rapides afin de préserver la viabilité d’un secteur clé, indispensable à la dynamique économique du pays. Yidéman KOUADIO

Normes internationales : Côte d’Ivoire Export renforce la compétitivité de ses entreprises à l’export

La 3ᵉ session de La Matinale de l’Export, organisée conjointement par l’Agence Côte d’Ivoire Export et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI), s’est tenue ce jeudi 30 avril 2026 à Abidjan-Plateau, autour du thème : « Conformité aux normes internationales et certifications pour l’exportation ». Une rencontre stratégique visant à mieux outiller les entreprises ivoiriennes face aux exigences des marchés internationaux.

La 2e édition du MASS, le rendez-vous panafricain des solutions spatiales prévu du 7 au 9 juillet 2026

Du 7 au 9 juillet 2026, Abidjan sera au cœur de l’innovation africaine en accueillant la 2ᵉ édition du Marché Africain des Solutions Spatiales (MASS). Organisé au Parc des Expositions d’Abidjan, cet événement continental se positionne comme une plateforme dédiée à l’utilisation des technologies spatiales pour accélérer la transformation socio-économique de l’Afrique. Placée sous le thème : « L’espace au service du développement : accélérer la transformation socio-économique de l’Afrique », cette édition ambitionne de faire de l’espace un levier concret pour répondre aux défis du continent : changement climatique, sécurité alimentaire, urbanisation et souveraineté technologique. Le MASS 2026 veut mettre en avant les entreprises innovantes, les administrations publiques et privées ainsi que les institutions financières et partenaires techniques. Ensemble, ces acteurs exploreront les solutions spatiales pour renforcer la gouvernance, améliorer la planification stratégique et assurer la viabilité des projets à grande échelle. Durant trois jours, l’événement va réunit agences spatiales, startups, chercheurs, décideurs publics et privés, ainsi que des délégations africaines et internationales. Le programme prévoit des rencontres stratégiques entre décideurs et investisseurs, des démonstrations technologiques, des sessions dédiées à la jeunesse et des espaces de coopération internationale. Une exposition immersive offrira également une vitrine aux innovations et aux acteurs clés du secteur spatial. Fort du succès de la première édition en 2025, qui avait rassemblé plus de 12 000 visiteurs et une vingtaine de médias internationaux, le MASS 2026 entend franchir un nouveau cap en matière de rayonnement et de partenariats. Yoan Apia

L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI) s’engage pour la paix sociale et le bien-être des travailleurs

Réunis ce mercredi 22 avril à Abidjan-Plateau, les acteurs clés du domaine de la microfinance ont procédé à la signature officielle de la convention collective sectorielle des systèmes financiers décentralisés (SFD), marquant ainsi une avancée majeure dans la structuration et la professionnalisation de cette branche en pleine croissance. Cette convention vise à encadrer de manière formelle la gestion des ressources humaines, tout en renforçant la stabilité sociale et la compétitivité du secteur. 

AFG Holding et Montage Gold concluent un financement stratégique de 31,5 milliards FCFA pour le projet aurifère Koné

Un accord de financement stratégique vient d’être conclu entre AFG Holding et Montage Gold en vue de soutenir le développement du projet aurifère Koné, situé dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire. D’un montant de 31,5 milliards de FCFA, soit environ 56 millions de dollars, cette convention de crédit marque une étape décisive dans la mise en œuvre de ce projet minier d’envergure. Portée par deux banques filiales du groupe financier, la convention traduit un engagement fort en faveur du financement local des industries extractives. Elle vise à accompagner à la fois les activités d’exploration et les travaux préparatoires à l’exploitation, dont le démarrage est attendu d’ici la fin de l’année 2026. La signature de cet accord s’est déroulée en présence de Koné Dossongui, président d’Atlantic Group, et de Martino De Ciccio, directeur général du groupe aurifère. À travers ce partenariat, le groupe financier entend renforcer son rôle dans la structuration de projets industriels majeurs, tout en favorisant une plus grande implication des acteurs africains dans leur financement. Le projet Koné se distingue par ses dimensions et ses perspectives. Avec une durée de vie estimée à 16 ans et une production annuelle de plus de 300 000 onces d’or, il s’impose comme un pilier potentiel de la production aurifère nationale. Couvrant une superficie de 1 776 km², il repose sur des bases techniques solides, notamment grâce à une usine de lixiviation d’une capacité de 11 millions de tonnes par an, permettant de traiter des minerais à faible teneur. L’impact attendu dépasse le seul cadre industriel. Le projet contribue déjà à la création de plus de 3 000 emplois directs en phase de construction et d’exploration, avec des perspectives durables durant l’exploitation. À terme, il pourrait accroître la production nationale d’or de près de 20 %, consolidant la position de la Côte d’Ivoire parmi les producteurs africains. Lors de la cérémonie, Koné Dossongui a déclaré que ce financement accordé à Montage Gold marque une étape clé dans la stratégie de AFG en faveur du secteur minier ivoirien. « Cet accord illustre notre ambition à soutenir durablement le développement économique de nos pays d’implantation en mettant la finance au service de l’industrie et des territoires. Nous sommes heureux de contribuer non seulement à l’implantation d’un acteur mondial de premier plan, mais aussi contribuer concrètement à un projet d’impact qui constituera un levier de développement économique et communautaire pour les populations de la région », a-t-il fait savoir. « Nous sommes ravis de progresser dans l’exécution de notre stratégie visant à créer un producteur d’or africain de premier plan, tout en positionnant Montage comme le partenaire de choix pour les parties prenantes locales, grâce à notre approche gagnant-gagnant et à notre fort engagement en matière de contenu local », rajoute Martino De Ciccio. Ce partenariat est la marque d’un engagement à long terme dans le développement du groupe minier en Côte d’Ivoire, avec pour ambition de contribuer concrètement au développement économique et communautaire du pays. Avec une première production d’or attendue au quatrième trimestre 2026, le projet Koné s’inscrit comme un levier stratégique pour le développement économique et minier du pays, illustrant la montée en puissance des financements africains dans les projets industriels de grande envergure.

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