États-Unis : la justice ordonne le remboursement de droits de douane illégaux liés à la politique commerciale de Donald Trump

Une décision judiciaire pourrait coûter très cher à l’administration américaine. Un juge de la Cour du commerce international des États-Unis (CIT) a ordonné mercredi 4 mars 2026 le lancement du processus de remboursement de droits de douane jugés illégaux, une mesure susceptible de concerner entre 130 et 175 milliards de dollars perçus auprès d’importateurs ces dernières années. La décision, rendue par le juge Richard Eaton, intervient à la suite d’un arrêt de la Cour suprême des États-Unis qui a estimé le mois dernier que certaines taxes à l’importation imposées dans le cadre de la politique commerciale de l’ancien président Donald Trump avaient été perçues de manière illégitime. Selon les estimations, plus de 130 milliards de dollars ont été collectés grâce à ces droits de douane. Des analyses du Penn‑Wharton Budget Model avancent même que le montant total des recettes douanières concernées pourrait dépasser 175 milliards de dollars. Dans son ordonnance, le magistrat a demandé au gouvernement fédéral de recalculer les coûts d’importation de millions de marchandises en excluant les tarifs jugés illégaux. L’objectif est de déterminer précisément les montants qui devront être restitués aux importateurs, avec intérêts. Aux États-Unis, les importateurs versent initialement un montant estimé lors de l’entrée de leurs produits sur le territoire. Ce montant est ensuite confirmé environ 314 jours plus tard au terme d’un processus administratif appelé « liquidation ». Lors d’une audience, le juge Eaton a estimé que l’administration douanière disposait déjà des moyens techniques nécessaires pour procéder aux remboursements. « Les douanes savent comment faire. Elles le font tous les jours », a-t-il déclaré, rappelant que les services douaniers procèdent régulièrement à des ajustements et remboursements après liquidation des déclarations d’importation. Une nouvelle audience est prévue afin d’obtenir des précisions sur l’organisation concrète de ces remboursements. Du côté de la U.S. Customs and Border Protection (CBP), l’agence chargée des douanes et de la protection des frontières, les autorités reconnaissent toutefois que la tâche s’annonce complexe. Dans des documents transmis au tribunal, l’administration indique que le recalcul des importations pourrait nécessiter l’examen manuel de plus de 70 millions de déclarations douanières. L’agence a ainsi demandé un délai pouvant aller jusqu’à quatre mois pour étudier les solutions techniques permettant de gérer ce vaste programme de remboursements. Pour certains spécialistes du commerce international, la portée de la décision pourrait être considérable. L’ancien responsable du département du Commerce américain Ryan Majerus estime que le texte du jugement suggère une approche globale: les importateurs seraient en droit de récupérer les droits de douane perçus au titre de l’IEEPA, sans restriction majeure. Le litige trouve son origine dans une plainte déposée par l’entreprise Atmus Filtration Technologies, qui affirme avoir payé environ 11 millions de dollars de droits de douane illégaux. Cette action s’inscrit dans une vague plus large de contentieux. Près de 2 000 plaintes ont déjà été déposées devant la juridiction commerciale américaine afin d’obtenir le remboursement de taxes instaurées sur la base de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA). La Cour suprême des États-Unis a en effet estimé que cette loi d’urgence ne permettait pas au président de fixer des tarifs commerciaux, une prérogative qui relève exclusivement du Congrès. Au total, plus de 300 000 importateurs, dont une majorité de petites et moyennes entreprises, auraient payé ces droits de douane. Beaucoup espèrent désormais que les autorités mettront en place un mécanisme automatisé pour récupérer les sommes versées, sans procédures judiciaires longues et coûteuses. Pour l’avocat spécialisé en commerce international George Tuttle, rien ne devrait empêcher l’administration douanière américaine de procéder aux remboursements. Toutefois, l’ampleur de l’opération laisse présager un processus administratif complexe et potentiellement long pour les autorités américaines.
Coupures d’électricité : le gouvernement évoque la chaleur et le vieillissement du réseau de distribution

Les coupures récurrentes d’électricité observées ces dernières semaines dans plusieurs localités de Côte d’Ivoire sont liées à des contraintes techniques sur le réseau de distribution, selon les explications du gouvernement.S’exprimant à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 4 mars 2026 au Palais présidentiel d’Abidjan, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a apporté des précisions sur les raisons de ces perturbations dans la fourniture d’électricité.
Mobilité urbaine à Abidjan : plus de 131 milliards FCFA de la Banque islamique de développement pour un vaste projet de transport

Le gouvernement ivoirien a ratifié un accord-cadre de financement d’un montant de 200 millions d’euros, soit un peu plus de 131 milliards de FCFA, conclu avec la Banque islamique de développement (BID) pour soutenir la mise en œuvre du Projet de mobilité urbaine durable et intégrée d’Abidjan. L’annonce a été faite le mercredi 4 mars 2026 par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue du Conseil des ministres tenu au palais présidentiel d’Abidjan-Plateau. Selon le ministre, cet accord de vente à tempérament, signé le 9 novembre 2025 entre la Côte d’Ivoire et la BID, permettra de financer une partie du Projet de mobilité urbaine durable et intégrée d’Abidjan, inscrit dans le cadre du Programme de mobilité urbaine soutenable du Grand Abidjan (PMUS-2040). « S’inscrivant dans le cadre du Programme de mobilité urbaine soutenable du Grand Abidjan, ce projet prévoit la réalisation de 164 kilomètres de lignes BRT (Bus Rapid Transit), de 65 kilomètres de lignes de métro, le développement du transport lagunaire et, plus globalement, la modernisation du transport public avec le déploiement d’un système de transport intelligent », a expliqué Amadou Coulibaly. Ce vaste programme vise à répondre aux défis de mobilité dans le Grand Abidjan, une métropole en forte croissance démographique où les besoins en infrastructures de transport deviennent de plus en plus pressants. L’objectif est notamment de fluidifier les déplacements urbains, réduire les embouteillages et améliorer la qualité du transport public. La première phase du projet portera sur la réalisation d’infrastructures jugées prioritaires. Elle comprend notamment la construction de ports lagunaires pour soutenir le développement du transport par voie d’eau, ainsi que la modernisation de plusieurs grands carrefours stratégiques. Trois pôles d’échanges multimodaux seront ainsi aménagés aux carrefours de Cocody Saint-Jean, de La Vie et d’Angré Pétro Ivoire. Ces plateformes permettront d’interconnecter différents modes de transport afin de faciliter les correspondances et d’optimiser la mobilité des usagers. Le projet prévoit également la réhabilitation de certaines voiries, l’amélioration du système de drainage urbain ainsi que la création de trottoirs et de pistes cyclables afin de promouvoir des modes de déplacement plus sûrs et plus durables. À travers cette initiative, les autorités ivoiriennes ambitionnent de transformer en profondeur le système de transport du Grand Abidjan et de poser les bases d’une mobilité urbaine plus moderne, intégrée et respectueuse de l’environnement.
Campagne intermédiaire cacao 2025-2026 : le prix garanti bord champ fixé à 1 200 FCFA/kg

Le gouvernement ivoirien a annoncé l’ouverture officielle de la campagne intermédiaire 2025-2026 du cacao, avec un prix garanti bord champ fixé à 1 200 FCFA le kilogramme pour les producteurs. L’annonce a été faite le mercredi 04 mars 2026 à Abidjan par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, lors d’une conférence de presse.
Cacao : le prix minimum bord champ passe de 2 800 FCFA à 1 200 FCFA/kg pour la campagne intermédiaire mars-août 2026

Le gouvernement annonce ce 04 mars l’ouverture de la campagne intermédiaire du cacao 2025 pour la période mars–août 2026. Le prix minimum garanti bord champ est fixé à 1 200 FCFA/kg pour le cacao bien fermenté, bien séché et bien trié. C’est une baisse de 60% par rapport aux 2800 FCFA/kg appliqués lors de la dernière campagne principale.
Endeavour Mining : la stratégie d’un champion aurifère ouest-africain face aux recompositions du marché

Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, la volatilité des marchés financiers et la hausse structurelle du prix de l’or, le groupe minier Endeavour Mining consolide son statut de premier producteur d’or en Afrique de l’Ouest. Cotée à Londres, l’entreprise s’appuie sur une stratégie combinant discipline capitalistique, concentration d’actifs à forte marge et génération soutenue de trésorerie afin de renforcer sa position dans un secteur en pleine recomposition.
Toulepleu : Des planteurs inquiets à l’approche de la campagne intermédiaire du cacao

Des planteurs du département de Toulepleu expriment des inquiétudes à l’approche de l’ouverture de la campagne intermédiaire de commercialisation du cacao, prévue le 1er mars 2026. Selon une enquête de l’AIP, plusieurs producteurs affirment ne pas avoir reçu la totalité des paiements relatifs aux livraisons effectuées depuis le début de la campagne principale en octobre 2025. Certains planteurs détiennent encore des tickets de vente non payés. À Gueya, un planteur, Koua Pierre, affirme attendre toujours le paiement de ses livraisons. À Nézobly, Banto Tia indique avoir été contraint de brader son cacao à 2 100 francs CFA le kilogramme en novembre pour faire face à des dépenses familiales. Un autre planteur, Kouliga Jean, affirme que son acheteur lui doit encore plus de trois millions de francs CFA pour la campagne d’octobre à février. Du côté des acheteurs, peu d’entre eux ont souhaité s’exprimer. Un pisteur rencontré sur place a indiqué que le lancement de la campagne intermédiaire pourrait être lié au règlement des dettes antérieures et à l’annonce du nouveau prix bord champ.
SIA 2026 : Dally Jules invite la diaspora à investir dans le programme de renouvellement et d’extension de l’hévéa

En marge du Salon international de l’agriculture de Paris, la Fédération des organisations professionnelles agricoles de producteurs de la filière hévéa de Côte d’Ivoire (FPH-CI) a rencontré la diaspora ivoirienne lors d’une conférence de haut niveau organisée samedi 28 février à Paris-Nanterre. Cette rencontre a été l’occasion pour les responsables de la filière d’exposer les perspectives de développement de l’hévéaculture et d’inviter les Ivoiriens de l’extérieur à participer au financement du Programme d’urgence de renouvellement et d’extension du verger hévéicole (PURE) pour la période 2026-2035. Devant un auditoire composé d’investisseurs, d’acteurs de la diaspora et de professionnels du secteur agricole, le président du conseil d’administration de la FPH-CI, Dally Jules, a lancé un appel appuyé aux Ivoiriens vivant à l’étranger. Selon lui, la diaspora constitue un partenaire clé pour accompagner la modernisation et l’expansion de la filière hévéa, une culture stratégique pour l’économie nationale et les revenus des producteurs. Au cœur des échanges figurait la présentation détaillée du PURE par le président du conseil d’administration de l’Organisation interprofessionnelle agricole de la filière hévéa, l’APROMAC, Charles-Emmanuel Yacé. Ce programme structurant vise à renouveler et à étendre le verger hévéicole ivoirien afin de renforcer la production nationale de caoutchouc naturel. Le projet prévoit la création et la réhabilitation de 500 000 hectares de plantations d’hévéa sur une période de dix ans, soit environ 50 000 hectares par an. L’objectif est double : sécuriser l’approvisionnement des unités industrielles de transformation et améliorer durablement les revenus de plus de 240 000 producteurs à travers le pays. Pour la FPH-CI, ce programme représente une opportunité majeure pour dynamiser la filière et renforcer son impact socio-économique dans les zones rurales. Dally Jules a ainsi encouragé les membres de la diaspora à saisir cette opportunité d’investissement afin de participer activement à la transformation économique des territoires ruraux, tout en bénéficiant des retombées financières de cette culture d’avenir. Dans son intervention, Charles-Emmanuel Yacé a également insisté sur les défis auxquels fait face l’hévéaculture ivoirienne. « Dans sa marche pour une hévéaculture durable, compétitive et équitablement rémunératrice pour les acteurs de la chaîne de valeur, des défis conjoncturels et structurels se présentent », a-t-il expliqué. Selon lui, la réussite du PURE repose sur plusieurs conditions essentielles, notamment une compréhension partagée des enjeux, l’adhésion des acteurs de la filière, une synergie d’actions entre institutions et producteurs, ainsi qu’un accompagnement technique et institutionnel adapté. Au-delà de l’augmentation des superficies cultivées, le programme ambitionne également de promouvoir un modèle agricole plus durable et plus inclusif. Il prévoit notamment la diffusion de plants améliorés, la professionnalisation des exploitants et le développement de pratiques d’agroforesterie afin de concilier productivité agricole et préservation de l’environnement. Le PURE entend aussi favoriser une meilleure insertion des jeunes et des femmes dans la chaîne de valeur de l’hévéa. Par ailleurs, l’extension des plantations dans certaines zones marginales appelées à devenir de nouveaux bassins hévéicoles, notamment Bondoukou, Dabakala ou encore Touba, pourrait contribuer à la reconstitution du couvert végétal et à l’amélioration des conditions climatiques locales. Selon les responsables de la filière, l’installation de l’hévéaculture dans ces zones pourrait même favoriser l’augmentation de la pluviométrie. En invitant explicitement la diaspora à rejoindre cette initiative, Dally Jules entend renforcer la collaboration entre producteurs, investisseurs ivoiriens de l’extérieur et institutions de la filière. L’ambition est de faire de l’hévéaculture un véritable moteur de prospérité territoriale et de consolider la position de la Côte d’Ivoire, premier producteur africain et troisième producteur mondial de caoutchouc naturel.
La facture normalisée électronique est un outil de modernisation et non un impôt supplémentaire (DGI)

Le conseiller technique du directeur général des Impôts, Guillaume Aka, a assuré mardi 24 février 2026 à Abidjan, que la facture normalisée électronique (FNE) ne constitue pas un impôt supplémentaire, mais un instrument de modernisation de l’économie et de renforcement de l’équité fiscale.
Corridors ouest-africains : Abidjan et l’UE misent sur un partenariat stratégique pour dynamiser la logistique régionale

Le gouvernement ivoirien et l’Union européenne (UE) entendent mobiliser des investissements structurants pour moderniser les corridors de transport en Afrique de l’Ouest et renforcer la compétitivité logistique de la sous-région, ont affirmé, mardi 24 février 2026 à Abidjan, plusieurs responsables au cours d’une conférence de presse.