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Algérie-Côte d’Ivoire : Sonelgaz mise sur l’expertise et les équipements pour conquérir le marché ivoirien

Le groupe algérien Sonelgaz entend renforcer sa présence en Côte d’Ivoire et, plus largement, accélérer son expansion sur le marché énergétique africain. Cette ambition a été réaffirmée lors d’une réunion de la commission de coordination sectorielle, au cours de laquelle le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a appelé à accélérer le traitement des dossiers liés aux partenariats. Au cœur de cette stratégie figure la Côte d’Ivoire, considérée comme un marché à fort potentiel en raison de sa dynamique économique et de ses besoins croissants en infrastructures énergétiques. Sonelgaz souhaite notamment valoriser son expertise à travers l’exportation d’équipements et de solutions d’ingénierie, mais également le transfert de compétences. Transformateurs, turbines, câbles électriques, gestion des réseaux et développement des énergies renouvelables pourraient ainsi constituer des axes majeurs de coopération. Le groupe entend également accompagner ses partenaires ivoiriens dans la formation des cadres et le renforcement des capacités techniques. Opérateur historique de l’électricité et du gaz en Algérie depuis 1969, Sonelgaz s’est progressivement transformé en un groupe industriel composé de plusieurs filiales et sociétés partenaires. Avec cette offensive vers la Côte d’Ivoire, l’Algérie cherche à mieux valoriser son savoir-faire énergétique et à consolider sa coopération économique avec l’Afrique de l’Ouest, dans l’esprit de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Karité : le prix bord-champ fixé à 250 FCFA le kilogramme pour la campagne 2026-2027

Le prix minimum bord-champ de l’amande de karité est désormais fixé à 250 FCFA le kilogramme pour la campagne 2026-2027 en Côte d’Ivoire. La décision a été annoncée par Ehui Kouassi Jérôme, président du Conseil d’administration du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité (CCA), à l’ouverture de la nouvelle campagne. À travers ce prix garanti, les autorités ivoiriennes entendent mieux sécuriser les revenus des productrices, particulièrement nombreuses dans les régions du nord du pays. La collecte, le dépulpage et le séchage des noix de karité constituent en effet une importante source de revenus pour des dizaines de milliers de femmes dans le Poro, le Tchologo, le Bounkani ou encore la Bagoué. La fixation d’un prix plancher doit également contribuer à réduire les pratiques de sous-évaluation imposées par certains intermédiaires et à encourager la commercialisation à travers les circuits formels. Longtemps moins valorisée que le cacao, l’anacarde ou le coton, la filière karité présente pourtant un potentiel important. Le beurre de karité est notamment recherché par les industries cosmétique et agroalimentaire. Cette nouvelle campagne s’inscrit ainsi dans la volonté des autorités de structurer davantage la filière, d’améliorer la transformation locale et de renforcer la place du karité dans l’économie agricole du nord ivoirien. Le principal défi demeure toutefois l’application effective du prix de 250 FCFA sur le terrain, notamment dans les zones frontalières.

81 motocyclistes tués depuis le début de l’année à Abidjan, Oumar Sacko annonce des réformes

Le gouvernement ivoirien veut renforcer la réglementation du secteur des deux-roues, face à la progression inquiétante des accidents impliquant les motocyclistes. Réunis samedi 15 août 2026 à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, motocyclistes, livreurs et entreprises de livraison à moto ont été sensibilisés par le directeur général des Transports terrestres et de la Circulation, Oumar Sacko. Les chiffres présentés dressent un constat alarmant. Depuis le début de l’année, 81 motocyclistes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation à Abidjan, selon la Préfecture de police. Au niveau national, les motocyclistes ont été impliqués en 2025 dans 4 531 accidents ayant fait 426 morts, contre 364 décès en 2024 et 261 en 2023. « Il faut rapidement corriger le tir », a alerté Oumar Sacko, rappelant que la Stratégie nationale de sécurité routière visait à réduire le nombre de morts de 1 600 à 1 200 par an. Or, le pays compte encore environ 1 300 décès. Autre indicateur préoccupant : 3 419 accidents impliquant des deux-roues ont déjà été recensés de janvier à juillet 2026, tandis que 900 motos ont été mises en fourrière. Face à cette situation, plusieurs réformes sont annoncées. L’immatriculation des engins sera progressivement transférée au Guichet unique de l’automobile, avec une harmonisation des coûts sur l’ensemble du territoire. Une licence sera également bientôt obligatoire pour exercer comme livreur à moto. Elle devra notamment garantir une formation adaptée à la conduite professionnelle. Oumar Sacko a par ailleurs appelé au respect de l’interdiction de circulation sur l’axe principal du boulevard Félix Houphouët-Boigny, où trois personnes ont perdu la vie ces trois derniers mois.

Blanchiment des capitaux et financement du terrorisme : Abidjan se dote d’un nouveau centre régional du GIABA

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a procédé, mercredi 12 août 2026, à l’ouverture officielle du nouveau siège du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), situé aux Deux-Plateaux, 7e Tranche, à Abidjan. La cérémonie a été marquée par la remise officielle des clés de ce siège moderne, entièrement équipé et destiné à renforcer les capacités du GIABA dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Pour Adama Coulibaly, cette infrastructure traduit la volonté de la Côte d’Ivoire d’accompagner les efforts régionaux contre la criminalité financière. Le ministre a également salué l’accompagnement du GIABA, qui a contribué à la mise en œuvre, avant l’échéance fixée par le Groupe d’action financière (GAFI), du plan d’action adopté en octobre 2024 pour renforcer le dispositif ivoirien de lutte contre le blanchiment des capitaux. Pour Edwin Harris Junior, directeur général du GIABA, ce nouveau dispositif témoigne de la confiance accordée à l’organisation par les autorités ivoiriennes. Le général Idrissa Touré, président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), a lui souligné que ce centre devrait favoriser la recherche, la formation, la coopération et le partage d’expertise au profit des États francophones et lusophones.

Stocks de cacao : après la clôture du programme, l’OIA Café-Cacao appelée à faire toute la lumière sur l’opération

Dans une lettre datée du 10 août 2026 adressée au Conseil du Café-Cacao, le Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles (COPA-CI) réclame davantage de transparence sur l’opération de rachat des 100 000 tonnes de stocks de cacao inventoriés. Le collectif demande notamment la publication de la liste des coopératives et structures recensées, les volumes concernés, ainsi que l’identité des bénéficiaires effectifs et les quantités enlevées. Si ces demandes soulèvent des questions légitimes de transparence et de redevabilité, le bilan de cette opération semble surtout relever de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole Café-Cacao (OIA Café-Cacao), à qui sa conduite avait finalement été confiée. Le 9 avril 2026, à l’auditorium de la Caistab, le porte-parole de l’OIA Café-Cacao, Obed Doua, avait annoncé que le Conseil du Café-Cacao lui avait officiellement concédé la gestion de cette opération. L’OIA devait ainsi réaliser l’inventaire, sélectionner les coopératives bénéficiaires et répartir les volumes à décharger. Le Conseil du Café-Cacao devait, pour sa part, délivrer les connaissements, assurer le contrôle de la qualité et gérer le fonds de stabilisation dédié à l’opération. Dès lors, au terme du programme, les interrogations du COPA-CI sur les critères de sélection, les volumes attribués et les quantités effectivement rachetées appellent une réponse de l’OIA Café-Cacao.Alors que l’opération est désormais achevée, les producteurs, coopératives et autres acteurs de la filière attendent donc de l’organisation interprofessionnelle un bilan clair, chiffré et documenté des 100 000 tonnes rachetées.

Abidjan accueille la 2e édition du SIFIA‑Africa en Octobre 2026

La capitale ivoirienne vibrera au rythme de l’innovation et de la créativité du 19 au 26 octobre 2026, à l’occasion de la deuxième édition du SIFIA‑Africa, le Salon International des Fournisseurs et Investisseurs d’Afrique. Après une première édition remarquée, ce rendez‑vous continental revient avec une programmation encore plus ambitieuse, destinée à mettre en lumière les talents, les projets et les solutions qui façonnent l’avenir du continent. Placée sous le thème : « Connecter les entreprises, créer des marchés et accélérer la croissance », cette édition réunira des entrepreneurs, chercheurs, institutions, investisseurs et partenaires. L’objectif est clair : créer un espace de dialogue et de collaboration pour accélérer la transformation économique et sociale de l’Afrique. Pendant une semaine, les participants auront accès à un programme riche comprenant : expositions thématiques mettant en avant les filières innovantes, conférences et panels animés par des experts africains et internationaux, rencontres B2B pour favoriser les partenariats et les investissements et ateliers de formation destinés aux jeunes entrepreneurs et porteurs de projets. Sponsor officiel de cette édition, la directrice de 2A Immobilier n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance à l’événement qui pour elle, est une voix à saisir pour les entrepreneurs. « Après notre expérience de la première édition, nous pouvons certifier que ce salon est une opportunité unique de créer des partenariats durables et d’accéder à de nouveaux marchés. Nous sommes vraiment impatients d’y échanger avec d’autres acteurs, de présenter notre savoir-faire et de contribuer à faire rayonner l’expertise de la Côte d’Ivoire. Nous sommes convaincus que c’est ensemble, par le dialogue et la coopération, que nous bâtirons une Afrique plus prospère » a déclaré Widad Daouda. Pour le commissaire général, Marc Ekressin, l’histoire économique d’un pays ne s’écrit pas uniquement dans les ministères ni dans les banques. Elle s’écrit lorsqu’un entrepreneur rencontre enfin le bon partenaire. Lorsqu’une PME signe son premier contrat national ou international. Lorsqu’une entreprise ouvre un nouveau marché. Voilà, le véritable sens du SIFIA, créer des rencontres, créer des marchés, créer des opportunités, créer de l’espoir. Notons que la première édition a rassemblé 130 exposants (60 locaux & 70 internationaux),1700 visiteurs qualifiés, 17 partenariats signés, 5 entreprises internationales implantées en Côte d’Ivoire et plus de 4,5 milliards de FCFA de volume d’affaires générés.

La Côte d’Ivoire mobilise près de 171 milliards FCFA pour moderniser son réseau électrique

À l’issue du Conseil des ministres tenu le mercredi 05 août 2026, Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement, a annoncé la mobilisation de 171 milliards de FCFA pour financer le programme Compact régional pour l’énergie. Ce financement découle d’un accord de don signé le 16 septembre 2025 entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis d’Amérique, via le Millennium Challenge Corporation (MCC). L’accord, d’un montant total de 300 millions de dollars environ 171 milliards FCFA, vise à soutenir des projets stratégiques dans le secteur de l’électricité. Selon le gouvernement, les fonds mobilisés permettront de renforcer deux axes essentiels  à savoir l’appui au marché régional de l’électricité de la CEDEAO, grâce à l’opérationnalisation de la deuxième phase du système d’échange d’énergie électrique ouest-africain et la modernisation du réseau électrique national, par des investissements ciblés dans les infrastructures, les équipements et les outils techniques. Ces actions visent à améliorer la performance du réseau ivoirien, à répondre aux exigences du marché régional et à accroître la quantité nette d’électricité échangée par la Côte d’Ivoire. Au-delà de l’impact technique, ce programme s’inscrit dans une dynamique de développement durable et de coopération régionale. Il permettra non seulement de consolider la position de la Côte d’Ivoire comme acteur clé du marché énergétique ouest-africain, mais aussi de garantir une meilleure qualité de service aux populations. Yoann APIA

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