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SAFE 2026 : formations, financement et numérique au centre des échanges à Abidjan

La 9ᵉ édition du Salon africain de l’entrepreneuriat (SAFE) a ouvert ses portes jeudi 30 juillet 2026 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire autour du thème : « Transformation numérique : accélérer l’entrepreneuriat des jeunes en Afrique », avec pour ambition de renforcer les capacités des jeunes entrepreneurs et de faciliter leur accès au financement. Pendant deux jours, l’événement réunit entrepreneurs, porteurs de projets, institutions publiques, partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs experts autour des défis liés au développement de l’entrepreneuriat en Afrique. Le programme comprend des ateliers de renforcement de capacités, des rencontres d’affaires, des opportunités de financement, un concours de projets et des moments de réseautage. À l’ouverture des travaux, le commissaire général du SAFE, Amadou Mohamed Fofana, a rappelé que le salon s’inscrit dans une démarche visant à accompagner l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, en cohérence avec les ambitions des autorités ivoiriennes en matière d’emploi et de création d’entreprises. « Le Salon africain de l’entrepreneuriat vient répondre à ces trois problématiques en permettant aux jeunes de bénéficier de formations gratuites. Depuis neuf ans, ce sont plus de quinze mille formations qui ont été offertes à tous les participants à ce salon. Aujourd’hui, nous avons le plaisir d’annoncer, en partenariat avec une institution financière, que nous avons mobilisé un milliard de FCFA pour le financement des PME locales. Nous sommes très heureux d’accompagner les participants au salon dans le développement de leurs activités en Côte d’Ivoire et en Afrique », a-t-il déclaré. Le commissaire général a précisé que les différentes sessions de formation sont assurées par des spécialistes et des chefs d’entreprise expérimentés qui mettent bénévolement leur expertise au service des jeunes participants. Évoquant la pérennité des entreprises créées par les jeunes, Amadou Mohamed Fofana a indiqué que les difficultés apparaissent davantage dans la phase de consolidation que dans celle de la création. Il a relevé que plusieurs milliers d’entreprises voient le jour chaque année sous l’impulsion de jeunes de moins de 35 ans, mais qu’une forte proportion disparaît au cours de leurs premières années d’existence. « Le problème n’est pas la volonté d’entreprendre, mais la capacité de bâtir une entreprise », a-t-il observé. Pour lui, le salon entend également aider les entrepreneurs à mieux comprendre les dispositifs publics existants afin qu’ils puissent tirer profit des réformes engagées en faveur du secteur. « C’est une mission que nous nous sommes donnée de manière à ce qu’à partir du SAFE, les participants puissent comprendre les réformes de l’écosystème, puissent mieux s’intégrer et bénéficier de tous les avantages qui sont mis à leur disposition par l’État », a-t-il ajouté. Représentant le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté, le directeur de l’Innovation entrepreneuriale et de la Promotion des start-up, Tuo Nagalourou Seydou, a salué une initiative qui favorise depuis plusieurs années les échanges entre entrepreneurs, investisseurs et structures d’accompagnement. Selon lui, le choix de consacrer cette édition à la transformation numérique répond aux profondes mutations qui touchent aujourd’hui l’économie africaine. « Le numérique transforme progressivement les secteurs traditionnels de nos économies : l’agriculture, le commerce, l’industrie, les services, l’éducation, la santé et la finance. Il offre également à la jeunesse africaine de nouvelles possibilités d’entreprendre, d’innover et d’accéder à des marchés qui dépassent les frontières nationales », a-t-il affirmé. Il a estimé que les technologies numériques offrent désormais aux jeunes entrepreneurs des perspectives inédites pour développer leurs activités, atteindre de nouveaux clients et faire évoluer leurs modèles économiques. Intervenant au nom du ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, le conseiller technique Dosso Maoula a insisté sur la nécessité de créer un environnement favorable à l’innovation afin de permettre aux jeunes de transformer leurs projets en entreprises solides. « La jeunesse ne manque pas d’idées ; elle a simplement besoin d’opportunités, d’accompagnement et d’un environnement qui lui permette de transformer ses idées en entreprises et ces entreprises en champions nationaux. Aujourd’hui, notre pays a besoin de champions nationaux, et c’est précisément l’ambition que nous portons », a-t-il déclaré. La deuxième journée du SAFE sera consacrée à la poursuite des formations et des rencontres entre les différents acteurs de l’écosystème entrepreneurial. Les organisateurs prévoient également une table ronde consacrée à l’apport du numérique dans le développement des activités artisanales et la création d’emplois. Le salon s’achèvera par un gala de distinction destiné à récompenser les acteurs ayant contribué au dynamisme de l’entrepreneuriat ainsi que les meilleurs projets présentés au concours.

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