Kathy Lari, une écrivaine ivoirienne qui transforme sa vie en récit

Kathy Lari fait ses premiers pas dans le paysage littéraire. Nouvelle plume passionnée, elle puise dans son parcours personnel l’inspiration de ses récits. Ses écrits ne se limitent pas à de simples fragments de vie, ils se présentent comme des témoignages vibrants, capables de toucher des lecteurs en quête d’authenticité et de profondeur. Née en Côte d’Ivoire, Kathy Lari a grandi dans un environnement où la tradition orale occupe une place centrale. En Belgique, elle a trouvé un nouvel espace d’expression, ou elle dénonce les violences intrafamiliales, le manque d’encadrement autour des IVG clandestines (Interruption Volontaire de Grossesse), et encourage les personnes à dénoncer, à ne plus garder leur souffrance pour elles. Son parcours illustre la force d’une identité multiple, notamment celle d’une femme africaine qui entreprend le dialogue avec l’Europe, tout en restant profondément attachée à ses racines. Au-delà de son histoire personnelle, « l’auteure de l’intérieur », comme elle se fait appeler, s’intéresse également aux récits des autres. Elle recueille des témoignages de vie, souvent marquée par l’exil, les défis sociaux ou les quêtes intimes, qu’elle transforme en œuvres littéraires. Ces histoires recueillies deviennent des passerelles entre culture et générations, offrant ainsi une voix à ceux qui n’en ont pas toujours. À travers ses livres : « Le miroir de l’âme » et « Ahou la fille Baoulé », une série en trois tomes, Kathy Lari invite à réfléchir sur la mémoire, l’identité et la transmission générationnelle. Elle rappelle que chaque parcours peut devenir une source d’inspiration collective. En Belgique comme en Côte d’Ivoire, ses œuvres contribuent à enrichir le dialogue interculturel et à valoriser la diversité des expériences humaines. Yoann APIA
« Marie-Thérèse Houphouët-Boigny : naissance d’une icône », quand la biographie devient un musée vivant

« Si, en Côte d’Ivoire, la presse faisait l’éloge de son président, les médias internationaux, quant à eux, encensaient Marie-Thérèse Houphouët-Boigny. La Première dame ivoirienne occupaient les couvertures et les colonnes des plus importants magazines des États-Unis… ». Passage extrait de l’ouvrage Marie-Thérèse Houphouët-Boigny : Naissance d’une icône.
Littérature : le Dr Lagbré Apollinaire publie cinq ouvrages pour célébrer la connaissance, la lumière et la liberté

Le Centre de Recherche et d’Action pour la Paix (CERAP) d’Abidjan-Cocody a accueilli, le samedi 10 janvier 2026, une cérémonie de dédicace placée sous le sceau de la connaissance, de la lumière et de la liberté. À l’honneur, le Dr Lagbré Apollinaire, docteur en philosophie et membre du laboratoire « Civilisation du numérique », qui a présenté cinq ouvrages constituant un corpus intellectuel intitulé « Le Monde est ouvert ». Une rencontre à la fois solennelle et engagée, célébrant le travail intellectuel, la persévérance et l’impact social du livre.
Prix Ivoire 2025 : la 17è édition du concours de culture littéraire consacre l’excellence des jeunes lecteurs et auteurs ivoiriens

La littérature a une nouvelle fois rayonné à Abidjan. Le mercredi 3 décembre 2025, l’association Akwaba Culture a organisé la 17ᵉ édition du Concours de culture littéraire des écoles, un rendez-vous désormais incontournable qui révèle chaque année de jeunes talents et célèbre l’amour du livre. Placée sous la présidence de Isabelle Kassi Fofana, promotrice du Prix Ivoire, cette édition a rassemblé élèves, enseignants, écrivains et figures majeures des lettres africaines.
Hyacinthe Menan, l’homme qui veut faire rayonner le français ivoirien avec « Nouchipédia »

Hyacinthe Menan parle du français ivoirien comme d’un trésor. Dans son regard, il y a cette étincelle propre aux passionnés, ceux qui savent que les mots peuvent raconter un pays mieux que n’importe quel discours. Publicitaire de métier, littéraire de formation, il a décidé de consacrer son talent à ce qu’il appelle « la créativité linguistique des Ivoiriens ». Et son arme pour y parvenir s’appelle Nouchipédia.
Laurent Mauvignier reporte le prestigieux prix littéraire français Goncourt avec « La maison vide »

Le verdict du plus prestigieux prix littéraire français est tombé ce mardi 4 novembre 2025, à 13 h, au restaurant Drouant à Paris. Le jury du Goncourt, présidé par Philippe Claudel, a couronné La Maison vide (Minuit) de Laurent Mauvignier, élu dès le premier tour du scrutin. Né à Tours en 1967, l’écrivain succède à Kamel Daoud, lauréat 2024, avec un roman monumental de 752 pages consacré aux blessures enfouies et aux silences familiaux sur quatre générations. La Maison vide est une plongée intime dans l’histoire familiale de l’auteur, où se croisent mémoire, honte et transmission. Mauvignier s’y inspire d’un épisode tragique : l’humiliation de sa grand-mère, tondue à la Libération, sous le regard de son père alors âgé de sept ans. De ce souvenir est né un texte viscéral et exigeant, salué par le jury comme un « roman fondamental ». « C’est une récompense énorme, confie l’écrivain ému à son arrivée à Drouant. Ce livre vient de l’enfance et de plusieurs générations. » Fidèle à son style sensible et rigoureux, Mauvignier poursuit sa quête des « choses qu’on ne peut pas dire ». Pour lui, l’écriture est un acte total, presque vital : « Quand vous écrivez, toute votre vie passe et est consommée par l’écriture », déclarait-il récemment. Son œuvre interroge la transmission des non-dits, les traumatismes familiaux et la mémoire collective. Lauréat de nombreux prix depuis Loin d’eux (1999), il s’est imposé comme l’un des grands stylistes français contemporains. Fils d’un ouvrier et d’une femme de ménage, Laurent Mauvignier a grandi en Touraine dans un milieu modeste. Diplômé des Beaux-Arts de Tours, il a d’abord exercé comme plasticien avant de se tourner vers l’écriture. Ses romans, dont Des hommes (2009) et Autour du monde (2014), scrutent les blessures intimes et les drames collectifs, de la guerre d’Algérie au tsunami japonais. Avec La Maison vide, Laurent Mauvignier rejoint la lignée des grands lauréats du Goncourt. Une consécration symbolique (dotée de dix euros) mais gage de triomphe en librairie. « Toute vie est un roman », aime à dire celui qui, depuis plus de vingt ans, n’a cessé de donner voix à l’indicible. La dernière sélection de ce Goncourt 2025, dévoilée le 28 octobre dernier, opposait trois autres œuvres, notamment La Nuit au cœur, de Nathacha Appanah (Gallimard), Kolkhoze, d’Emmanuel Carrère (P.O.L) ainsi que Le Bel Obscur, de Caroline Lamarche (Seuil).