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Prix Ivoire 2025 : la 17è édition du concours de culture littéraire consacre l’excellence des jeunes lecteurs et auteurs ivoiriens

La littérature a une nouvelle fois rayonné à Abidjan. Le mercredi 3 décembre 2025, l’association Akwaba Culture a organisé la 17ᵉ édition du Concours de culture littéraire des écoles, un rendez-vous désormais incontournable qui révèle chaque année de jeunes talents et célèbre l’amour du livre. Placée sous la présidence de Isabelle Kassi Fofana, promotrice du Prix Ivoire, cette édition a rassemblé élèves, enseignants, écrivains et figures majeures des lettres africaines.

Hyacinthe Menan, l’homme qui veut faire rayonner le français ivoirien avec « Nouchipédia »

Hyacinthe Menan parle du français ivoirien comme d’un trésor. Dans son regard, il y a cette étincelle propre aux passionnés, ceux qui savent que les mots peuvent raconter un pays mieux que n’importe quel discours. Publicitaire de métier, littéraire de formation, il a décidé de consacrer son talent à ce qu’il appelle « la créativité linguistique des Ivoiriens ». Et son arme pour y parvenir s’appelle Nouchipédia.

Laurent Mauvignier reporte le prestigieux prix littéraire français Goncourt avec « La maison vide »

Le verdict du plus prestigieux prix littéraire français est tombé ce mardi 4 novembre 2025, à 13 h, au restaurant Drouant à Paris. Le jury du Goncourt, présidé par Philippe Claudel, a couronné La Maison vide (Minuit) de Laurent Mauvignier, élu dès le premier tour du scrutin. Né à Tours en 1967, l’écrivain succède à Kamel Daoud, lauréat 2024, avec un roman monumental de 752 pages consacré aux blessures enfouies et aux silences familiaux sur quatre générations. La Maison vide est une plongée intime dans l’histoire familiale de l’auteur, où se croisent mémoire, honte et transmission. Mauvignier s’y inspire d’un épisode tragique : l’humiliation de sa grand-mère, tondue à la Libération, sous le regard de son père alors âgé de sept ans. De ce souvenir est né un texte viscéral et exigeant, salué par le jury comme un « roman fondamental ». « C’est une récompense énorme, confie l’écrivain ému à son arrivée à Drouant. Ce livre vient de l’enfance et de plusieurs générations. » Fidèle à son style sensible et rigoureux, Mauvignier poursuit sa quête des « choses qu’on ne peut pas dire ». Pour lui, l’écriture est un acte total, presque vital : « Quand vous écrivez, toute votre vie passe et est consommée par l’écriture », déclarait-il récemment. Son œuvre interroge la transmission des non-dits, les traumatismes familiaux et la mémoire collective. Lauréat de nombreux prix depuis Loin d’eux (1999), il s’est imposé comme l’un des grands stylistes français contemporains. Fils d’un ouvrier et d’une femme de ménage, Laurent Mauvignier a grandi en Touraine dans un milieu modeste. Diplômé des Beaux-Arts de Tours, il a d’abord exercé comme plasticien avant de se tourner vers l’écriture. Ses romans, dont Des hommes (2009) et Autour du monde (2014), scrutent les blessures intimes et les drames collectifs, de la guerre d’Algérie au tsunami japonais. Avec La Maison vide, Laurent Mauvignier rejoint la lignée des grands lauréats du Goncourt. Une consécration symbolique (dotée de dix euros) mais gage de triomphe en librairie. « Toute vie est un roman », aime à dire celui qui, depuis plus de vingt ans, n’a cessé de donner voix à l’indicible. La dernière sélection de ce Goncourt 2025, dévoilée le 28 octobre dernier, opposait trois autres œuvres, notamment La Nuit au cœur, de Nathacha Appanah (Gallimard), Kolkhoze, d’Emmanuel Carrère (P.O.L) ainsi que Le Bel Obscur, de Caroline Lamarche (Seuil).

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