Justice : cinq ans de prison ferme requis contre un responsable malien pour offense au chef de l’État Ivoirien

Le parquet ivoirien a requis cinq ans de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA contre Mahamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de transition (CNT) du Mali, poursuivi pour offense au chef de l’État ivoirien et diffusion de propos outrageants sur les réseaux sociaux. Le verdict est attendu le 30 janvier.
À la découverte de Fatim Diabaté, une voix d’or porteuse de messages

Fatim Diabaté, de son vrai nom Fanta Diabaté, est une artiste chanteuse née et élevée à Paris, d’origine malienne. Très tôt, elle est initiée à l’art du Jaliya, héritage musical ancestral mandingue, auprès d’une grande figure de la musique malienne, Mamani Kouyaté, qui a largement contribué à façonner son identité artistique.
Mali: 14 civils tués par des jihadistes dans le centre du pays

Quatorze civils maliens ont été tués par des jihadistes ces derniers jours dans la localité de Léré, dans le centre du Mali, a appris l’AFP jeudi auprès de sources locales et militaire, ainsi que de rescapés. Depuis 2012, le Mali fait face à une profonde crise sécuritaire, nourrie notamment par les violences du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, affilié à Al-Qaïda), de l’organisation Etat islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires. Lundi « il y a eu un assaut par le JNIM et ils ont enlevé douze personnes qu’ils ont ensuite tuées », a raconté jeudi à l’AFP un responsable local s’exprimant anonymement pour raisons de sécurité. Deux bergers, enlevés quatre jours avant l’assaut, ont été « trouvés morts à quelques kilomètres de la ville », a ajouté cette source qui affirme que les jihadistes accusaient ces civils « d’être complices des Fama (Forces armées maliennes) ». Un homme qui a fui Léré pour trouver refuge en Mauritanie a affirmé à l’AFP que les jihadistes avaient donné « un ultimatum de 24 heures » pour quitter la ville et « ceux qui n’ont pas pu partir ont été tués ». « Ceux qui ont refusé de partir ont été assassinés ou pris en otage », a indiqué à l’AFP un autre habitant de la ville, réfugié en Mauritanie. Depuis deux semaines, les jihadistes du JNIM imposent un blocus sur cette localité du centre. « Nous avons reçu des informations selon lesquelles il y a eu 14 personnes, civils hommes, qui ont été exécutées. Il y a eu des centaines de personnes qui ont fui ces dernières 48 heures », a affirmé à l’AFP une source onusienne. Le JNIM reproche aux habitants de n’avoir « pas respecté les conditions qu’ils avaient fixées », explique cette même source. Une source sécuritaire basée à Tombouctou confirme à l’AFP « l’exécution d’au moins dix personnes », tout comme un militaire qui s’est rendu à Léré « pour constater le massacre ». Dans le reste du pays, les jihadistes du JNIM accentuent depuis le mois de septembre la pression sur la junte malienne en imposant des blocus sur plusieurs localités ainsi que sur les camions-citernes de carburant. Cette stratégie d’étouffement de l’économie de ce pays sahélien se fait désormais ressentir jusque dans la capitale Bamako. La cartographie récente des attaques montre que le JNIM cherche à isoler Bamako, en multipliant les opérations sur les routes alentour. La junte au pouvoir depuis deux coups d’Etat en 2020 puis 2021 peine à endiguer les attaques jihadistes sur le terrain. Face à la dégradation de la situation, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé fin octobre le retrait de leur personnel non-essentiel du Mali et plusieurs ambassades ont demandé à leurs ressortissants de quitter le territoire.