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Une importante quantité de drogue saisie et deux individus interpellés à Koumassi et Marcory

Dans le cadre de l’opération Épervier XI, la Direction générale de la Police nationale (DGPN) a procédé à l’interpellation de deux individus impliqués dans des activités liées au trafic de drogue dans les communes de Koumassi et de Marcory. Selon les informations fournies par les services de police, l’opération qui s’est déroulée le mercredi 8 mars 2026 a également permis la saisie une importante quantité de drogue.

Lutte contre l’insécurité routière : la CINN mobilise pour le port du casque à Attinguié

Attinguié, dans la commune d’Anyama, a accueilli le samedi 5 avril une vaste campagne de sensibilisation au port du casque, initiée dans le cadre de la lutte contre l’insécurité routière. Portée par l’organisation Côte d’Ivoire Notre Nation (CINN), cette action s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Ministère des Transports de Côte d’Ivoire pour renforcer la sécurité des usagers de deux-roues.

Concours « Je dessine ma Côte d’Ivoire » : la diaspora ivoirienne célèbre le talent de sa jeunesse à Washington

La première édition du concours de dessin « Je dessine ma Côte d’Ivoire » a connu un franc succès, couronné par une cérémonie officielle de remise des prix organisée, le samedi 4 avril 2026, à Ambassade de la République de Côte d’Ivoire aux États-Unis. L’événement présidé par Ibrahima Touré, ambassadeur de la Côte d’Ivoire aux États-Unis, a réuni autorités diplomatiques et membres de la diaspora, autour de la valorisation du talent des jeunes Ivoiriens établis outre-Atlantique.

Journée mondiale de l’autisme : en Côte d’Ivoire, l’urgence d’un dépistage précoce face à une réalité inquiétante

À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, célébrée le 2 avril, plusieurs structures engagées dans la santé mentale et l’accompagnement des personnes en situation de handicap ont organisé des activités à travers la Côte d’Ivoire. Au foyer des jeunes Amagou de Marcory, une campagne de dépistage gratuit et un panel ont permis de réunir professionnels, acteurs sociaux et familles autour de cette problématique encore insuffisamment comprise. L’autisme est une condition neurodéveloppementale qui affecte la communication, les interactions sociales et le comportement. Il se manifeste de manière variable selon les individus. Certains enfants présentent des difficultés à établir un contact visuel, à interagir avec leur entourage ou à s’exprimer verbalement. D’autres développent des comportements répétitifs ou des intérêts restreints. À ces défis s’ajoutent souvent des troubles associés comme l’anxiété ou la dépression, aggravés par l’exclusion sociale. Initiatrice de cette activité, la psychologue Dr Anna Amagou, spécialiste des troubles cognitifs et comportementaux, a mis en avant la nécessité d’adapter les approches de dépistage au contexte africain. Titulaire d’un doctorat en psychologie clinique et en analyse comportementale appliquée (ABA) aux États-Unis, elle pilote le projet Spark A Spectrum-CI en partenariat avec l’Université du Texas à Houston. Elle explique que les outils internationaux comme la M-CHAT, largement utilisés pour le dépistage précoce, montrent certaines limites en Afrique en raison de l’âge tardif de consultation des enfants. « Ici, les patients arrivent souvent à 14 ou 16 ans, alors que ces outils sont conçus pour des enfants beaucoup plus jeunes », souligne-t-elle. Pour y remédier, des alternatives comme la NASC sont progressivement introduites. L’objectif est de structurer un système de dépistage plus adapté, tout en renforçant la formation des professionnels et l’accompagnement des familles, notamment à travers des partenariats universitaires. Cette réalité préoccupante avait déjà été soulignée quelques jours plus tôt, le 26 mars 2026, par le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), le professeur Williams Yavo, lors d’une activité consacrée à la santé publique. Il avait alors lancé un appel à une mobilisation collective face à la progression des troubles du développement en Côte d’Ivoire. « 25 à 30 % des enfants reçus en pédiatrie présentent des troubles du développement », avait-il révélé, insistant sur l’impact de ces troubles, à la fois sur le développement de l’enfant et sur l’équilibre des familles. Pour lui, seule une synergie d’actions permettra de mieux comprendre l’autisme et d’apporter des réponses concrètes. Cependant, au-delà des efforts médicaux, les obstacles restent nombreux sur le plan social. Clarisse Milce, éducatrice spécialisée et présidente fondatrice du Salon de l’inclusion et de l’autonomie des personnes en situation de handicap en Afrique (SIAPSHA), a exprimé sa déception face à la faible mobilisation des parents lors de la campagne de dépistage. « Nous sommes encore au stade de la sensibilisation. Beaucoup de parents ressentent de la gêne ou de la honte », déplore-t-elle. Elle insiste pourtant sur l’importance du dépistage précoce, qui permet d’orienter rapidement les enfants vers les professionnels adaptés, tels que les orthophonistes ou les kinésithérapeutes, soulignant néanmoins le coût élevé de la prise en charge, qui constitue un frein majeur pour de nombreuses familles, et appelle à des politiques publiques plus inclusives. « Il faut accompagner les parents à vivre avec l’autisme, et non à le nier », affirme-t-elle. De son côté, Ouedraogo Mathieu, chargé de communication de l’Amicale des parents d’enfants en situation de handicap (APEH), a mis l’accent sur l’importance de la sensibilisation à grande échelle. Il a appelé les populations, notamment en milieu urbain comme rural, à ne pas rester en marge des campagnes d’information. « Plus on est informé, plus on peut anticiper », explique-t-il, invitant à dépasser les préjugés et les interprétations culturelles qui assimilent encore certaines pathologies à des causes mystiques. Il encourage également les autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses à s’impliquer davantage dans les actions communautaires. « Il faut conjuguer tradition et modernité pour mieux protéger les enfants », a-t-il insisté. Au terme de cette journée, un constat s’impose : malgré des initiatives encourageantes, la lutte contre l’autisme en Côte d’Ivoire reste confrontée à des défis majeurs. Entre déficit de sensibilisation, insuffisance de structures spécialisées et poids des représentations sociales, le chemin vers une prise en charge efficace et inclusive demeure long. Toutefois, la mobilisation croissante des professionnels et des organisations engagées laisse entrevoir des perspectives d’amélioration, à condition que l’ensemble des institutions, communautés et familles, s’impliquent pleinement dans cette dynamique.

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