°C

Damana Adia Pickass placé sous mandat de dépôt : 17 chefs d’accusation retenus contre le vice-président du PPA-CI

Le parquet d’Abidjan a annoncé ce jeudi 6 novembre 2025 le placement sous mandat de dépôt de Damana Adia alias “Pickass”, 2ᵉ vice-président du Conseil stratégique et politique du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI). L’opposant a été inculpé à l’issue de son audition à la Section antiterroriste du Tribunal de Première Instance d’Abidjan, en présence de son avocat, Me Roselyne Aka-Séripka, selon un communiqué du Procureur de la République, Koné Braman Oumar. Selon le document officiel, une information judiciaire a été ouverte à son encontre pour 17 faits graves allant des actes terroristes à la détention illégale d’armes. Le ministère public cite notamment : Ces faits, qualifiés d’une extrême gravité, sont prévus et punis par la loi n°98-749 du 23 décembre 1998 sur la répression des infractions relatives au terrorisme et aux armes, ainsi que par la loi n°2024-360 du 11 juin 2024 modifiant celle du 19 novembre 2018. Le Procureur précise que ces infractions relèvent notamment des articles 5 à 14 de la loi de 1998 et des articles 161 à 493 du Code pénal. Le communiqué indique que le vice-président du PPA-CI a été entendu par les agents de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), avant d’être conduit à la Section antiterroriste du tribunal. À l’issue de son audition, il a été déféré et placé sous mandat de dépôt, conformément aux dispositions légales. Ce placement intervient deux jours après son interpellation, le 4 novembre 2025 à Bingerville et la première communication du parquet évoquant des “appels à l’insurrection populaire et au renversement des institutions”.

L’opposant Tchiroma se dit protégé par une partie de l’armée et appelle aux « villes mortes » au Cameroun

L’opposant Issa Tchiroma Bakary, qui revendique la victoire à la présidentielle camerounaise, a assuré vendredi être sous la « protection » d’une partie de l’armée et appelle à le soutenir via des opérations « ville morte », dans un pays secoué par des troubles depuis la réélection de Paul Biya. Lundi, le président Paul Biya, 92 ans, au pouvoir depuis 1982 dans ce pays d’Afrique centrale, a été réélu pour un huitième mandat, selon les résultats officiels. Sa réélection contestée a créé un climat de tensions au Cameroun. Plusieurs villes ont depuis été secouées par des manifestations à l’appel de M. Tchiroma, réprimées dans le sang par le régime. « Je remercie l’armée loyaliste qui a montré son patriotisme en me conduisant dans un lieu sûr et assure ma protection actuellement », a assuré Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre passé à l’opposition, vendredi sur ses réseaux sociaux. M. Tchiroma, qui affirme avoir remporté l’élection, était reclus depuis la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel lundi à son domicile de Garoua (nord), entouré par des forces de l’ordre dont des tireurs d’élite. Il doit être poursuivi en justice, a assuré mardi le gouvernement, qui fustige son « irresponsabilité ». Le candidat a créé la surprise en suscitant un engouement chez les jeunes avides de changement et appelé à plusieurs reprises ses partisans à défendre sa victoire. Des rassemblements sporadiques et limités – quelques centaines de jeunes au maximum – ont eu lieu dans plusieurs villes du Cameroun. * Mardi, le gouvernement a reconnu des morts, sans toutefois donner de bilan, et sans en fournir depuis. Vendredi, l’opposant a déploré dans sa publication des « milliers » d’arrestations et des « centaines de morts et de blessés », sans que l’AFP puisse recouper ces affirmations. « Les balles réelles ont répondu aux chants de liberté », a commenté M. Tchiroma. « Les marches pacifiques ont été transformées en répression aveugle », a-t-il poursuivi, appelant à mener une opération « villes mortes » de lundi à mercredi. « Gardons nos commerces fermés, suspendons nos activités, restons chez nous, en silence, pour montrer notre solidarité et rappeler à ce régime que la force d’une économie, c’est son peuple — et ce peuple ne le reconnaît plus comme son leader », a-t-il détaillé. Les activités reprennent timidement leur cours à Yaoundé et Douala (sud-ouest), plus grandes villes du pays, malgré la tension ambiante. A Garoua, fief de M. Tchiroma, les commerces ont observé dès vendredi la consigne « ville morte » et sont restés clos. Les grands carrefours, stations-service et édifices publics sont occupés par les forces de l’ordre, a constaté un journaliste de l’AFP. L’Union européenne et l’Union Africaine ont déploré la violence de la répression du régime contre les manifestants. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a appelé à l’ouverture d’une enquête.

A Sakassou, une mobilisation contre les grossesses en cours de scolarité

Le secrétaire général de la préfecture de Sakassou, Nakoré Marie Angèle Assi, a exhorté mercredi 05 novembre 2025 l’ensemble des acteurs du système éducatif du département à renforcer leur implication dans l’encadrement des lycéennes et collégiennes afin de prévenir les grossesses en cours de scolarité. Cette exhortation a été lancée lors d’une séance de travail consacrée à la restitution des activités du Service de santé scolaire et universitaire-Santé adolescents et jeunes (SSSU-SAJ) de Sakassou, au titre de l’année scolaire 2024-2025. La rencontre, présidée par Mme Nakoré, a réuni les responsables d’établissements scolaires, les encadreurs pédagogiques, les animateurs de Clubs santé, ainsi que plusieurs agents de santé. Le médecin-chef du SSSU-SAJ, Dr Traoré Mamadou, a présenté le bilan des activités menées au cours de l’année écoulée. Il a indiqué que 60 cas de grossesses ont été enregistrés dans les établissements primaires et secondaires du département, dont deux au primaire, 11 en Terminale et 47 dans les classes intermédiaires. Ces chiffres marquent une légère hausse par rapport à l’année scolaire 2023-2024, qui avait enregistré 56 cas, dont sept au primaire et 49 au secondaire. Selon Dr Traoré, les équipes du SSSU-SAJ, en collaboration avec les Clubs santé, mènent chaque année des actions de prévention à travers des campagnes de sensibilisation, des séances de consultation et des conseils personnalisés dans les écoles et collèges du département. Ces interventions s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale visant à atteindre l’objectif de « zéro grossesses » en milieu scolaire. Le médecin-chef a également évoqué les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des activités, notamment, le manque de moyens logistiques, l’insuffisance de personnel et la faible implication de certains parents d’élèves. Il a toutefois salué la collaboration existante entre les services de santé, les directions d’école et les autorités éducatives locales. Prenant la parole, le secrétaire général de la préfecture a insisté sur la responsabilité partagée de tous les acteurs, notamment, les enseignants, les parents et les structures communautaires, dans la protection des jeunes filles. Elle a invité les chefs d’établissement à renforcer le suivi des élèves, à encourager la mise en place de comités de veille et à intégrer davantage les séances d’éducation à la santé sexuelle et reproductive dans les activités scolaires. Des participants à la rencontre ont relevé que le manque d’encadrement des élèves filles, souvent livrées à elles-mêmes, favorise leur exposition à des comportements à risque. Ils ont recommandé une collaboration accrue entre les enseignants, les parents et les associations locales pour un meilleur suivi psychologique et moral des adolescentes. La séance s’est achevée sur une note d’engagement collectif, les participants s’accordant sur la nécessité d’intensifier les actions de sensibilisation et de renforcer la coordination entre les différents acteurs intervenant dans la lutte contre les grossesses en milieu scolaire à Sakassou.

Ouverture de la première université de la région du Lôh-Djiboua à Divo

Le préfet de région du Lôh-Djiboua, préfet du département de Divo, Womblégnon Célestin, a félicité les fondateurs de la première université de Divo, à l’occasion de la cérémonie de salut aux couleurs tenue dans l’enceinte de cet établissement, en présence du corps préfectoral, des directeurs et chefs de services, des forces de l’ordre, de chefs de village, chefs de communauté et guides religieux. Ouverte en cette rentrée scolaire 2025-2026, l’Université internationale de Divo (UID) est une initiative d’un cadre de Divo, Dr Dago Jean Pierre, président du conseil d’administration (PCA) de ce groupe d’enseignement supérieur qui a eu son agrément au mois de juin 2025. Au nombre de la première promotion d’étudiants de l’UID figurent plus de 100 affectés par l’Etat. « Nous sommes venus vous apporter notre appui institutionnel », a déclaré le préfet Womblégnon Célestin. Il s’est réjoui de la proximité de cet établissement et de la qualité de l’enseignement donné à travers la qualité des enseignants, venus d’universités publiques du pays et d’universités internationales de renom d’Afrique et d’autres continents. « Nous parents d’élèves sommes soucieux de l’encadrement de nos enfants, tant au plan de l’enseignement qu’au plan humain. Il est bon d’avoir son enfant avec soi dans la même ville et pouvoir mieux le suivre et l’encadrer. C’est ce qu’offre cette université », a-t-il soutenu.

Les autorités locales exhortent à la responsabilité et à la prudence pour réduire les accidents sur l’axe San Pedro-Grand-Béréby

AIP – Le sous-préfet de Grand-Béréby, Mme Siény Marie-Laure épouse Tia, a exhorté, mercredi 05 novembre 2025, à Adjaméné, village de cette sous-préfecture, les usagers de la route à faire preuve de responsabilité et à observer la prudence, afin de réduire les accidents sur l’axe San Pedro-Grand-Béréby, particulièrement au niveau de ce village. Lors d’une campagne de sensibilisation sur la sécurité routière, initiée en collaboration avec la direction régionale des Transports, Mme Tia, appuyée par le collaborateur du directeur régional, Aké Franck Innocent, a prodigué des conseils aux populations sur les comportements à adopter sur la voie publique. Elle a rappelé que leur localité a déjà enregistré huit accidents mortels depuis le début de l’année. Mme Tia a mis en garde contre certaines pratiques dangereuses telles que les sorties brusques de motocyclistes sur la voie principale, l’excès de vitesse, la conduite d’engins à deux ou trois roues par des mineurs, le commerce en pleine chaussée, les stationnements anarchiques ainsi que les parades de motos devant les cortèges de mariage ou lors des réjouissances populaires. Pour sa part, M. Aké a insisté sur le respect du Code de la route, l’entretien régulier des véhicules et le port obligatoire du casque pour les motocyclistes. L’axe San Pedro-Grand-Béréby a bénéficié d’une réfection dans le cadre des travaux de réhabilitation de la route côtière reliant San Pedro à Abidjan, débutés en 2021. Cette modernisation a contribué à redynamiser les activités économiques et touristiques de la région. Cependant, le sous-préfet a souligné que, malgré ces retombées positives, cette voie est devenue le théâtre d’accidents fréquents et souvent mortels, dus principalement à l’excès de vitesse et à l’imprudence des usagers. Elle a indiqué qu’en 2025, la sous-préfecture de Grand-Béréby a enregistré 25 accidents mortels, dont huit dans le seul village d’Adjaméné. Mme Tia a annoncé que les campagnes de sensibilisation se poursuivront, tout en précisant que des mesures seront prises pour mettre fin aux marchés installés sur la voie publique et aux stationnements anarchiques en bordure de route. Un projet d’installation de ralentisseurs sur la voie principale traversant Adjaméné est également à l’étude.

Cameroun: Paul Biya, chef d’Etat le plus âgé au monde, a prêté serment pour un huitième mandat

Le président du Cameroun Paul Biya, 92 ans et doyen d’âge des chefs d’Etat dans le monde, a prêté serment jeudi à Yaoundé pour un huitième mandat, après une réélection contestée qui a déclenché des manifestations violemment réprimées. Vêtu d’un simple costume sombre, main droite levée, M. Biya a prêté serment au cours d’une cérémonie à l’Assemblée nationale devant notamment les magistrats du Conseil constitutionnel. « Je ne ménagerai aucun effort pour continuer à être digne de cette confiance », a-t-il ensuite déclaré dans un discours d’une vingtaine de minutes, devant des députés, figures politiques et diplomates mais en l’absence de dirigeants étrangers. « Je mesure pleinement la gravité de la situation que traverse notre pays. Je mesure le nombre et l’acuité des défis auxquels nous sommes confrontés et je mesure la profondeur des frustrations et l’ampleur des attentes », a-t-il poursuivi dans ce discours retransmis à la télévision nationale. Le président Biya a été proclamé vainqueur de la présidentielle du 12 octobre avec 53,66% des voix selon les résultats officiels publiés par le Conseil constitutionnel. Mais Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre passé à l’opposition, qui a suscité un engouement inattendu chez les jeunes avides de changement, revendique également la victoire. « Deux présidents » « Il y a deux présidents désormais, le président élu par le peuple camerounais que je suis et le président nommé par le Conseil constitutionnel que vous connaissez », a clamé Issa Tchiroma Bakary sur ses réseaux sociaux mercredi. M. Tchiroma a appelé à plusieurs reprises ses partisans à défendre ce qu’il estime être sa victoire. Des manifestations sporadiques et limitées – quelques centaines de jeunes – dans plusieurs villes du Cameroun ont été réprimées dans le sang après l’annonce le 27 octobre de la réélection de M. Biya. Le gouvernement a reconnu des « pertes en vies humaines » durant ces manifestations sans donner de bilan ou de détails de dates ou lieux. L’opposant a depuis appelé à des opérations « villes mortes » de lundi à mercredi, un appel diversement suivi dans les grandes villes du Cameroun. Le mouvement a été largement suivi dans son fief de Garoua ou à Douala la capitale économique. À Yaoundé, en revanche, la plupart des commerces étaient ouverts, les enfants à l’école et les employés au travail. La localisation actuelle de M. Tchiroma est inconnue. Mardi, un de ses porte-parole avait indiqué à l’AFP que celui-ci était « en mouvement ». Le gouvernement a annoncé son intention d’engager des poursuites judiciaires contre l’opposant, dénonçant notamment ses « appels répétés à l’insurrection ». « Aucun des deux camps n’étant disposé à céder, le risque de voir les troubles s’aggraver est élevé », s’est inquiété fin octobre l’International Crisis Group (ICG). Dans son texte, le centre de réflexion relaie des incohérences dans les résultats officiels, mises en avant par l’opposition et des organisations de la société civile, et évoque lui-même des chiffres « étonnants ». « Ce conflit risque de dégénérer dans un pays déjà secoué par une rébellion séparatiste dans ses régions anglophones », prévient ICG. L’Union européenne et l’Union Africaine ont déploré la violence de la répression des autorités. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a appelé à l’ouverture d’une enquête.

Khaled El-Enany élu Directeur général de l’UNESCO

La Conférence générale de l’UNESCO a élu M. Khaled El-Enany (Egypte) Directeur général de l’Organisation, par 172 voix sur un total de 174 votants. Le nouveau Directeur général succèdera le 15 novembre prochain à Audrey Azoulay, en poste depuis 2017. Khaled Ahmed El-Enany Ali Ezz, né en 1971, est un éminent égyptologue et professeur d’égyptologie à l’Université d’Hélouan (Egypte), où il enseigne depuis plus de trente ans. Il a occupé les fonctions de vice-doyen de la Faculté du Tourisme et de l’Hôtellerie, directeur du Centre d’apprentissage ouvert et chef du département des guides touristiques. Il est titulaire d’un doctorat en égyptologie de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 (France), où il a été professeur invité à plusieurs reprises.  Il a dirigé le Musée national de la civilisation égyptienne (2014 2016) et le Musée égyptien du Caire (2015 2016). De 2016 à 2022, il a exercé les fonctions de ministre des Antiquités, puis de ministre du Tourisme et des Antiquités de la République arabe d’Égypte. Il est membre de plusieurs sociétés savantes internationales. En novembre 2024, il a été nommé ambassadeur spécial pour le tourisme culturel par l’Organisation mondiale du tourisme et, plus récemment, parrain du Fonds africain pour le patrimoine mondial. Il est titulaire de plusieurs distinctions internationales. Il parle l’arabe, le français et l’anglais. Khaled El-Enany est le 12e Directeur général de l’UNESCO. Il est le premier Directeur général originaire d’un pays arabe et le deuxième Africain après le Sénégalais Amadou Mahtar Mbow (1974-1987) à occuper ce poste. Il prendra ses fonctions le 15 novembre pour un mandat de quatre ans.

Mali: 14 civils tués par des jihadistes dans le centre du pays

Quatorze civils maliens ont été tués par des jihadistes ces derniers jours dans la localité de Léré, dans le centre du Mali, a appris l’AFP jeudi auprès de sources locales et militaire, ainsi que de rescapés. Depuis 2012, le Mali fait face à une profonde crise sécuritaire, nourrie notamment par les violences du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, affilié à Al-Qaïda), de l’organisation Etat islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires. Lundi « il y a eu un assaut par le JNIM et ils ont enlevé douze personnes qu’ils ont ensuite tuées », a raconté jeudi à l’AFP un responsable local s’exprimant anonymement pour raisons de sécurité. Deux bergers, enlevés quatre jours avant l’assaut, ont été « trouvés morts à quelques kilomètres de la ville », a ajouté cette source qui affirme que les jihadistes accusaient ces civils « d’être complices des Fama (Forces armées maliennes) ». Un homme qui a fui Léré pour trouver refuge en Mauritanie a affirmé à l’AFP que les jihadistes avaient donné « un ultimatum de 24 heures » pour quitter la ville et « ceux qui n’ont pas pu partir ont été tués ». « Ceux qui ont refusé de partir ont été assassinés ou pris en otage », a indiqué à l’AFP un autre habitant de la ville, réfugié en Mauritanie. Depuis deux semaines, les jihadistes du JNIM imposent un blocus sur cette localité du centre. « Nous avons reçu des informations selon lesquelles il y a eu 14 personnes, civils hommes, qui ont été exécutées. Il y a eu des centaines de personnes qui ont fui ces dernières 48 heures », a affirmé à l’AFP une source onusienne. Le JNIM reproche aux habitants de n’avoir « pas respecté les conditions qu’ils avaient fixées », explique cette même source. Une source sécuritaire basée à Tombouctou confirme à l’AFP « l’exécution d’au moins dix personnes », tout comme un militaire qui s’est rendu à Léré « pour constater le massacre ». Dans le reste du pays, les jihadistes du JNIM accentuent depuis le mois de septembre la pression sur la junte malienne en imposant des blocus sur plusieurs localités ainsi que sur les camions-citernes de carburant. Cette stratégie d’étouffement de l’économie de ce pays sahélien se fait désormais ressentir jusque dans la capitale Bamako. La cartographie récente des attaques montre que le JNIM cherche à isoler Bamako, en multipliant les opérations sur les routes alentour. La junte au pouvoir depuis deux coups d’Etat en 2020 puis 2021 peine à endiguer les attaques jihadistes sur le terrain. Face à la dégradation de la situation, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé fin octobre le retrait de leur personnel non-essentiel du Mali et plusieurs ambassades ont demandé à leurs ressortissants de quitter le territoire.

L’Afrique reste un marché prometteur, dit le patron d’Ecobank

L’Afrique représente de fortes opportunités d’investissement, estime Jeremy Awori, le patron d’Ecobank, qui met en exergue un marché immense, même si nombre d’institutions bancaires occidentales ont quitté le continent ces dernières années. Des secteurs en pleine expansion, une population jeune et des besoins en financement importants: le directeur général de la banque panafricaine – présente dans 34 pays et dont le siège est au Togo – énumère des atouts pluriels, qui pourraient séduire les marchés financiers. Après une période de taux d’intérêt élevés aux Etats-Unis et en Europe, rendant ces économies attractives pour les investisseurs, les temps changent, dit-il lors d’un entretien à l’AFP, jeudi. « La Réserve fédérale américaine a déjà commencé à réduire les taux d’intérêt. La Banque centrale européenne commence. À mesure que ces taux baissent, l’intérêt pour l’Afrique augmente », affirme-t-il. D’autant plus que « les devises en Afrique, au cours des 12 derniers mois, ont été assez stables. Vous ne voyez pas beaucoup de fluctuations ». Bilan: « l’investissement direct étranger ici est à son niveau le plus élevé depuis des années. » Plusieurs institutions financières ont pourtant décidé de réduire la voilure en Afrique. Barclays, Société Générale, Standard Chartered ont quitté ou diminué leur présence ces dernières années. Cela laisse « une opportunité significative pour nous », fait valoir Jeremy Awori, d’autant plus que « certaines banques souhaitent avoir une banque partenaire avec un réseau sur le terrain ». « En fait, la rentabilité et le rendement annualisé des capitaux propres (RoE) des banques africaines sont les plus élevés au monde », affirme le directeur général. Parmi les atouts, le dirigeant cite des pays relativement peu exposés aux exportations vers les Etats-Unis dans un contexte de guerre commerciale. Mais aussi d’immenses opportunités notamment pour l’énergie ou l’agriculture. « L’Afrique possède 60% des terres arables du monde disponibles, et pourtant nous utilisons des devises étrangères pour importer de la nourriture », rappelle-t-il. « Le problème est que le secteur agricole a du mal à emprunter. » Exploitations petites et peu mécanisées, difficultés d’accès aux réseaux de transports sont autant d’obstacles, cite Jeremy Awori.

Le milliardaire Bloomberg investit 100 millions de dollars contre les émissions de méthane

La fondation philanthropique du milliardaire américain Michael Bloomberg a annoncé jeudi un nouvel investissement de 100 millions de dollars pour combattre les émissions de méthane, un puissant gaz à effet de serre qui attire une attention croissante dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Cette annonce, à quelques jours du lancement de la COP30 au Brésil, a été saluée par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et le président français Emmanuel Macron, qui s’est dit prêt à « travailler aux côtés de Bloomberg Philanthropies » à ce sujet.

ic_fluent_live_24_regularCreated with Sketch.

Nos chaînes TV & Radio