Louis Kouakou-Habonouan nommé Président du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER)

Louis Kouakou-Habonouan est nommé Président du Conseil d’administration de l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER), après huit années passées à la tête du Conseil d’administration de l’Office National de l’Eau Potable (ONEP).
Autoroute du Nord : un mort et plusieurs blessés dans un accident de la circulation impliquant un car de transport

Un grave accident de la circulation s’est produit ce vendredi 3 avril 2026 sur l’autoroute du Nord, au PK 272, sur l’axe Yamoussoukro–Bouaké. Un car de transport de la compagnie UTB a effectué une sortie de route, causant un décès certain parmi les 60 personnes impliquées dans l’accident selon un bilan provisoire donné par les secours.
Journée mondiale de l’autisme : en Côte d’Ivoire, l’urgence d’un dépistage précoce face à une réalité inquiétante
À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, célébrée le 2 avril, plusieurs structures engagées dans la santé mentale et l’accompagnement des personnes en situation de handicap ont organisé des activités à travers la Côte d’Ivoire. Au foyer des jeunes Amagou de Marcory, une campagne de dépistage gratuit et un panel ont permis de réunir professionnels, acteurs sociaux et familles autour de cette problématique encore insuffisamment comprise. L’autisme est une condition neurodéveloppementale qui affecte la communication, les interactions sociales et le comportement. Il se manifeste de manière variable selon les individus. Certains enfants présentent des difficultés à établir un contact visuel, à interagir avec leur entourage ou à s’exprimer verbalement. D’autres développent des comportements répétitifs ou des intérêts restreints. À ces défis s’ajoutent souvent des troubles associés comme l’anxiété ou la dépression, aggravés par l’exclusion sociale. Initiatrice de cette activité, la psychologue Dr Anna Amagou, spécialiste des troubles cognitifs et comportementaux, a mis en avant la nécessité d’adapter les approches de dépistage au contexte africain. Titulaire d’un doctorat en psychologie clinique et en analyse comportementale appliquée (ABA) aux États-Unis, elle pilote le projet Spark A Spectrum-CI en partenariat avec l’Université du Texas à Houston. Elle explique que les outils internationaux comme la M-CHAT, largement utilisés pour le dépistage précoce, montrent certaines limites en Afrique en raison de l’âge tardif de consultation des enfants. « Ici, les patients arrivent souvent à 14 ou 16 ans, alors que ces outils sont conçus pour des enfants beaucoup plus jeunes », souligne-t-elle. Pour y remédier, des alternatives comme la NASC sont progressivement introduites. L’objectif est de structurer un système de dépistage plus adapté, tout en renforçant la formation des professionnels et l’accompagnement des familles, notamment à travers des partenariats universitaires. Cette réalité préoccupante avait déjà été soulignée quelques jours plus tôt, le 26 mars 2026, par le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), le professeur Williams Yavo, lors d’une activité consacrée à la santé publique. Il avait alors lancé un appel à une mobilisation collective face à la progression des troubles du développement en Côte d’Ivoire. « 25 à 30 % des enfants reçus en pédiatrie présentent des troubles du développement », avait-il révélé, insistant sur l’impact de ces troubles, à la fois sur le développement de l’enfant et sur l’équilibre des familles. Pour lui, seule une synergie d’actions permettra de mieux comprendre l’autisme et d’apporter des réponses concrètes. Cependant, au-delà des efforts médicaux, les obstacles restent nombreux sur le plan social. Clarisse Milce, éducatrice spécialisée et présidente fondatrice du Salon de l’inclusion et de l’autonomie des personnes en situation de handicap en Afrique (SIAPSHA), a exprimé sa déception face à la faible mobilisation des parents lors de la campagne de dépistage. « Nous sommes encore au stade de la sensibilisation. Beaucoup de parents ressentent de la gêne ou de la honte », déplore-t-elle. Elle insiste pourtant sur l’importance du dépistage précoce, qui permet d’orienter rapidement les enfants vers les professionnels adaptés, tels que les orthophonistes ou les kinésithérapeutes, soulignant néanmoins le coût élevé de la prise en charge, qui constitue un frein majeur pour de nombreuses familles, et appelle à des politiques publiques plus inclusives. « Il faut accompagner les parents à vivre avec l’autisme, et non à le nier », affirme-t-elle. De son côté, Ouedraogo Mathieu, chargé de communication de l’Amicale des parents d’enfants en situation de handicap (APEH), a mis l’accent sur l’importance de la sensibilisation à grande échelle. Il a appelé les populations, notamment en milieu urbain comme rural, à ne pas rester en marge des campagnes d’information. « Plus on est informé, plus on peut anticiper », explique-t-il, invitant à dépasser les préjugés et les interprétations culturelles qui assimilent encore certaines pathologies à des causes mystiques. Il encourage également les autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses à s’impliquer davantage dans les actions communautaires. « Il faut conjuguer tradition et modernité pour mieux protéger les enfants », a-t-il insisté. Au terme de cette journée, un constat s’impose : malgré des initiatives encourageantes, la lutte contre l’autisme en Côte d’Ivoire reste confrontée à des défis majeurs. Entre déficit de sensibilisation, insuffisance de structures spécialisées et poids des représentations sociales, le chemin vers une prise en charge efficace et inclusive demeure long. Toutefois, la mobilisation croissante des professionnels et des organisations engagées laisse entrevoir des perspectives d’amélioration, à condition que l’ensemble des institutions, communautés et familles, s’impliquent pleinement dans cette dynamique.
Patrimoine historique : Sidi Tiémoko Touré lance un ouvrage sur Mori Touré, figure majeure de l’histoire ouest-africaine

Sidi Tiémoko Touré annonce la parution de son ouvrage intitulé « L’Histoire oubliée de Mori Touré le Conquérant : de l’empire Songhaï à Marabadjassa (1492–1959) ». La cérémonie officielle de lancement de cette œuvre du ministre des Ressources animales et halieutiques est prévue le jeudi 16 avril 2026 à 18 heures, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. Cette publication, préfacée par Henriette Dagri Diabaté, Grande chancelière de l’Ordre national, s’inscrit dans une dynamique de valorisation de l’histoire précoloniale de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique de l’Ouest. À travers une démarche rigoureuse et documentée, l’auteur met en lumière le destin de Mori Touré, une figure historique dont l’influence a contribué à la structuration sociale, politique et culturelle de plusieurs territoires de la région. En revisitant ce pan de l’histoire longtemps relégué au second plan, l’ouvrage participe à la réhabilitation d’une mémoire collective encore peu valorisée dans les récits dominants. Il s’agit, selon son auteur, de restituer aux générations actuelles et futures une part essentielle de leur héritage historique. Au-delà de l’aspect académique, cette initiative s’inscrit dans une volonté affirmée de promotion du patrimoine immatériel africain. Elle vise à renforcer la conscience historique nationale, tout en contribuant à la consolidation de la souveraineté culturelle et à la valorisation des savoirs endogènes. L’ouvrage met également en perspective le rôle central de l’Afrique dans l’histoire mondiale. À travers cette œuvre, Sidi Tiémoko Touré illustre l’engagement d’un responsable public dans la promotion du savoir et de la culture, établissant ainsi un lien entre action institutionnelle et production intellectuelle au service du développement culturel et éducatif. La cérémonie de lancement s’annonce comme un événement d’envergure, réunissant un large éventail de personnalités, parmi lesquelles des membres du gouvernement, des représentants des institutions de la République, des autorités administratives et territoriales, des chefs traditionnels, ainsi que des acteurs du monde académique et culturel. Des représentants du corps diplomatique, des médias nationaux et internationaux, ainsi que des professionnels des industries créatives sont également attendus à cette rencontre, qui se veut un moment de communion autour des valeurs de mémoire, de transmission et d’unité nationale. À travers cet événement, l’auteur entend réaffirmer son attachement à la valorisation de l’histoire du pays et de son patrimoine, dans une perspective d’ouverture et de dialogue avec les autres nations africaines.
La Côte d’Ivoire face aux défis de la mobilité numérique à l’heure des grands événements

Régulièrement, Abidjan et d’autres villes ivoiriennes se transforment au rythme des grands rendez-vous culturels, économiques et sportifs qui drainent des milliers de participants. Le MASA, l’Africa CEO Forum, le Salon de l’agriculture ou encore les tournois de football continentaux ne mobilisent pas uniquement des visiteurs venus d’ailleurs. Ils mettent aussi à l’épreuve la capacité de déplacement des résidents qui, le temps d’un événement, doivent jongler entre leurs obligations quotidiennes et l’affluence inhabituellement dense des artères de la ville.
Rhino soutient un moment de solidarité et de partage à la paroisse Sainte Marie-Madeleine de Yopougon

Le vendredi 27 mars, la marque Rhino de la société Brassivoire s’est déplacée à la paroisse Sainte-Marie-Madeleine de Yopougon Camp militaire pour prendre part la rupture du jeûne, dans un esprit de partage et de solidarité en pleine période de carême.