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Centrafrique : 100 morts dans l’effondrement d’une mine d’or à l’ouest du pays

Au moins 100 personnes ont péri dans l’effondrement d’une mine d’or à Zamboye, dans l’ouest de la République centrafricaine, près de la frontière avec le Cameroun. Les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver d’éventuelles victimes. Un glissement de terrain meurtrier s’est produit mardi 18 août 2026 dans une mine d’or située à Zamboye, à environ 50 kilomètres de Baboua, dans l’ouest de la République centrafricaine. Selon des sources locales citées par l’Agence France-Presse (AFP), environ 100 personnes ont été tuées dans cet accident. Plusieurs autres personnes ont été blessées et prises en charge dans les structures sanitaires de la région. Des survivants ont notamment été évacués vers l’hôpital de Baboua, tandis que les opérations de recherche se poursuivent ce mercredi afin de retrouver d’éventuelles personnes encore ensevelies sous les décombres. Le parquet de Baboua a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances exactes du drame. Selon les premières informations communiquées par les autorités judiciaires, l’accident serait dû à « l’effondrement de plusieurs tunnels souterrains où travaillaient des mineurs ». Situé à proximité de la frontière camerounaise, le site de Zamboye est fréquenté par de nombreux chercheurs d’or. Les conditions d’exploitation artisanale et les risques liés à la fragilité des sols exposent régulièrement les mineurs à des accidents graves. Cet effondrement intervient quelques semaines seulement après un autre drame similaire en Centrafrique. À la mi-juin, un glissement de terrain avait déjà fait plusieurs dizaines de morts dans une mine d’or du district de Nana-Mambéré, également à proximité de la frontière avec le Cameroun. Ces accidents successifs relancent les préoccupations concernant la sécurité des sites d’exploitation aurifère en Centrafrique, où les effondrements de terrains restent fréquents. Le bilan de la catastrophe de Zamboye pourrait encore évoluer au terme des opérations de recherche et d’identification des victimes.

La Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest prépare sa riposte face aux futures épidémies

Le Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies (CRSCM) de la CEDEAO a ouvert, mardi 18 août 2026 à Abidjan, un atelier régional consacré à la validation technique du Plan stratégique régional de préparation et de réponse aux épidémies et autres urgences de santé publique. Les travaux se poursuivent jusqu’au vendredi 21 août. Cette rencontre vise à examiner le troisième Plan stratégique régional, couvrant la période 2027-2031. Le document doit renforcer la surveillance épidémiologique, l’alerte précoce, les capacités de réponse, les laboratoires, le partage des données et la mutualisation des ressources entre les États membres. Représentant le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, le directeur général de la Santé, Professeur Mamadou Samba, a procédé à l’ouverture officielle des travaux. Il a rappelé que l’Afrique de l’Ouest a été confrontée ces dernières années à plusieurs crises sanitaires majeures, notamment Ebola, la Covid-19 et la Mpox, mais aussi à des flambées récurrentes de fièvre jaune, de méningite, de choléra, de rougeole et de fièvres hémorragiques virales. Ces crises, a-t-il souligné, démontrent qu’« aucun pays ne peut faire face seul aux urgences sanitaires ». La prévention, la détection précoce et la riposte exigent des systèmes nationaux solides, mais également une coordination régionale structurée et une mutualisation des capacités. Professeur Mamadou Samba a salué les progrès accomplis par la CEDEAO à travers le CRSCM, notamment en matière de coordination, de renforcement des capacités et de mise en réseau des expertises. Il a insisté sur la nécessité d’assurer la cohérence du Plan avec les priorités nationales, le Règlement sanitaire international et les engagements régionaux. Il a également appelé à des choix stratégiques réalistes, à un mécanisme crédible de suivi-évaluation et à un chiffrage précis des besoins afin de faciliter la mobilisation des financements. La mutualisation régionale des capacités de laboratoire, des équipes d’intervention rapide, des stocks stratégiques et de la logistique d’urgence figure également parmi les priorités. L’approche « Une seule santé », prenant en compte les interactions entre santé humaine, santé animale et environnement, devra par ailleurs être intégrée au dispositif régional. Directeur exécutif du CRSCM de la CEDEAO, Dr Mamadou Diarrassouba a, pour sa part, relevé la complexité croissante des risques sanitaires, notamment avec les zoonoses et les effets du changement climatique. Il a souligné les avancées enregistrées sous le leadership de la CEDEAO, notamment le renforcement du CRSCM comme institution régionale de coordination de la sécurité sanitaire, l’amélioration des capacités de surveillance et de laboratoire et le développement de réseaux régionaux d’experts. Dr Mamadou Diarrassouba a particulièrement salué l’appui du projet RPPP de la GIZ à l’élaboration du Plan stratégique régional, exprimant sa gratitude à l’ensemble des partenaires techniques et financiers. Une fois validé, le Plan devra servir de cadre commun pour harmoniser la surveillance, l’alerte précoce, l’investigation et la réponse rapide aux épidémies. Le CRSCM entend accompagner sa mise en œuvre par la mobilisation des ressources, le renforcement de la coopération technique et le suivi des progrès. Pour le directeur exécutif, les États membres doivent désormais s’approprier le document et l’intégrer à leurs stratégies nationales. « La sécurité sanitaire est un investissement, non un coût », a-t-il rappelé.

Un important lot de matériels détruit à Odienné dans la lutte contre l’orpaillage illégal

La lutte contre l’orpaillage illégal se poursuit avec intensité dans le nord de la Côte d’Ivoire. Une opération de déguerpissement menée conjointement par l’Escadron et la Brigade d’Odienné a permis le démantèlement de deux sites clandestins situés à Zievasso, dans la sous‑préfecture d’Odienné a annoncé la gendarmerie nationale de Côte d’Ivoire via les réseaux sociaux. Au cours de cette intervention, cinq individus ont été interpellés, confirmant l’ampleur des activités illicites dans la région. Les forces engagées ont également procédé à la destruction d’un lot considérable de matériels utilisés pour l’exploitation illégale de l’or. Parmi les équipements neutralisés figurent 35 motopompes, 22 compresseurs, 13 concasseurs, trois motocyclettes, 27 tables de rinçage et 84 tapis de rinçage. Divers autres outils ont été saisis, dont des bouteilles de gaz, des pioches, des machettes, des marteaux et un marteau‑piqueur. Cette opération illustre la détermination des autorités locales à mettre fin aux pratiques d’orpaillage clandestin, qui menacent à la fois l’environnement, la sécurité des populations et l’économie nationale. Les sites illégaux, souvent installés dans des zones reculées, exploitent les ressources naturelles sans aucun respect des normes, provoquant la dégradation des sols et la pollution des cours d’eau. Les autorités appellent les populations à collaborer activement en signalant les activités suspectes afin de renforcer l’efficacité des opérations de terrain. La destruction de ce matériel constitue un signal fort adressé aux réseaux impliqués dans l’orpaillage illégal. Yoann APIA

Trafic de drogue : l’Indonésie saisit 2,6 tonnes de méthamphétamine, un record 

Les autorités indonésiennes ont saisi 2,6 tonnes de méthamphétamine liquide à bord d’un navire battant pavillon tanzanien et interpellé dix membres d’équipage, dans l’une des plus importantes opérations antidrogue jamais menées dans le pays. La méthamphétamine est un puissant stimulant du système nerveux central, synthétique et extrêmement addictif

Angélique Kidjo, première femme africaine honorée sur le Hollywood Walk of Fame

Le mardi 18 août 2026, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo a inscrit son nom dans l’histoire en recevant la 2854e étoile sur le Hollywood Walk of Fame. Elle devient ainsi la première femme africaine et la première artiste noire africaine à obtenir cette distinction prestigieuse, symbole de reconnaissance mondiale pour les figures majeures de la culture et du divertissement. La cérémonie, organisée sur le mythique boulevard de Los Angeles, a réuni des personnalités de renom telles que l’acteur Willem Dafoe et Harvey Mason Jr., CEO de la Recording Academy. Animée par Angelique Jackson, elle a été marquée par une forte émotion et des applaudissements nourris, témoignant de l’impact universel de l’artiste. Avec plus de 40 ans de carrière, 18 albums et cinq Grammy Awards, Kidjo s’est imposée comme une voix incontournable de la musique mondiale. « Je suis peut-être la première femme africaine à avoir une étoile sur le Walk of Fame, mais je suis convaincue que je ne serai pas la dernière », a déclaré l’artiste, soulignant la portée symbolique de cette consécration. Au-delà de sa carrière musicale, Angélique Kidjo est également une militante engagée. À travers sa Batonga Foundation, elle œuvre pour l’éducation et l’autonomisation des jeunes filles africaines, renforçant son image de modèle inspirant pour les générations futures. Par ailleurs, cette étoile n’est pas seulement une récompense individuelle, elle incarne le rayonnement de la culture africaine et ouvre la voie à d’autres talents du continent. Yoann APIA

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