L’ex-président français Nicolas Sarkozy est désormais placé sous la surveillance rapprochée de deux officiers de sécurité à la prison de la Santé. Affectés dans la cellule voisine, ils ont pour mission d’assurer sa protection, a confirmé ce mercredi 22 octobre le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
L’ancien chef de l’État, incarcéré depuis mardi 21 octobre, bénéficie d’un dispositif spécial « eu égard à son statut et aux menaces qui pèsent sur lui », a expliqué Laurent Nuñez sur CNews/Europe 1. Ce dispositif de protection, dont il bénéficie habituellement en liberté, a été maintenu pendant sa détention.
« C’est une décision visant à assurer sa sécurité, en plus de ce qui est déjà mis en œuvre par l’administration pénitentiaire », a précisé le ministre, ajoutant que cette mesure restera en place « tant que nous le jugerons utile ».
Selon lui, bien que Nicolas Sarkozy soit « un citoyen comme les autres », son statut d’ancien président de la République expose à « des menaces un peu plus importantes ». Le transfert de l’ex-chef de l’État vers la prison de la Santé s’est également déroulé sous escorte afin d’éviter tout débordement médiatique.
« C’est ce que nous faisons habituellement pour une personnalité potentiellement menacée », a conclu Laurent Nuñez.
Condamné dans l’affaire des écoutes, il devient le premier ex-chef d’État français à purger une peine de prison ferme.
PHINEES ABIGAIL NIAVA