L’Université polytechnique de Man ouvre la 9ᵉ édition des Journées de l’excellence sous le signe de l’innovation et du partenariat

L’Université polytechnique de Man (UPM) a ouvert le jeudi 6 novembre 2025, la 9ᵉ édition de ses Journées de l’excellence axée sur l’innovation et le partenariat, un choix qui traduit sa volonté d’ancrer sa mission académique dans la dynamique du développement économique et industriel de la Côte d’Ivoire. Présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Adama Diawara, la cérémonie s’est tenue à l’amphithéâtre 2 de l’UPM, en présence d’autorités locales, d’universitaires et de représentants du secteur privé. Le président de l’Université, Pr Coulibaly Lassina, a rappelé que neuf années d’efforts ont permis de bâtir un modèle d’enseignement supérieur fondé sur la compétence et la rigueur. Selon lui, l’UPM entre dans une phase où l’innovation devient le levier principal de son développement. Évoquant les perspectives, M. Coulibaly a présenté plusieurs projets structurants, à savoir la création de deux écoles d’ingénieurs, la construction d’un bâtiment administratif et de nouveaux bureaux pour les enseignants. Ces investissements s’inscrivent dans une démarche de partenariat avec les entreprises minières et industrielles, afin d’adapter la formation aux besoins du marché et d’encourager la recherche appliquée. « Notre université doit être un carrefour où se rencontrent le savoir académique et les réalités économiques », a-t-il affirmé. Ainsi, les chantiers annoncés traduisent concrètement le thème central de cette édition, l’innovation portée par la collaboration entre le monde universitaire et les acteurs économiques. Le premier panel programmé pour cette 9e édition des journées de l’excellence à l’UPM a abordé deux sujets majeurs, à savoir les impacts environnementaux de l’orpaillage clandestin et les opportunités liées aux énergies renouvelables. La journée a également été marquée par la création du Club de l’entrepreneur Kaydan, initié par la Fondation Kaydan pour promouvoir l’esprit d’entreprise sur le campus. La projection du film institutionnel “L’UPM aujourd’hui, déjà demain“ a clos cette première journée, symbole d’une université qui articule désormais sa croissance autour de deux piliers, à savoir, l’innovation dans la formation et le partenariat comme moteur de développement. AIP
Législatives 2025, dépôt des candidatures, boycott du PPA-CI et publication des listes RHDP font les Unes des journaux du vendredi 7 novembre 2025

La scène politique ivoirienne est dominée par la position du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) sur les législatives du 27 décembre, et par la présentation des candidats du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), selon la revue des titres des journaux de ce vendredi 7 novembre 2025. Générations Nouvelles publie « Elections législatives, Laurent Gbagbo dit non. Selon le comité central du PPA-CI, les conditions d’élections crédibles ne sont pas réunies ». Le Quotidien d’Abidjan soutient « En comité central ordinaire hier jeudi, le PPA-CI dit non aux législatives du 27 décembres prochain. Gbagbo et son parti disent ne pas reconnaitre les résultats de l’élection présidentielle ». De même, Le Nouveau Réveil affirme « Décisions du Comité central extraordinaire, Législatives 2025, Gbagbo dit niet ! » et « Yapo Calice, nouveau S.E en chef, dévoile les grandes lignes de sa mission ». La Voie originale affiche également « Participation aux législatives du 27 décembre, le PPA-CI dit non dans les conditions délétères actuelles ». Abidjan 24 atteste « Le PPA-CI signe forfait ». L’@venir soutient « Le PPA-CI boycotte les législatives ». Notre Voie titre « Législatives de décembre, Affi N’Guessan passe la main ». Et Le Jour Plus soutient « Législatives 2025, Pascal Affi N’Guessan abandonne le combat ». « Du Front commun au Fronts fissuré : Le PDCI-RDA aux législatives sans le PPA-CI ? » s’interroge L’Intelligent d’Abidjan. Tribune Ivoire affirme « Législatives 2025, Gbagbo mélange tout au Front commun ». D’un autre bord, RHDP Infos affiche « Elections législatives 2025, voici la liste complète des candidats RHDP retenus. Ouattara mise sur des gros calibres pour un autre coup K.O ». Dans le même ordre, Le Patriote publie « Elections législatives du 27 décembre 2025, voici les candidats du RHDP ». Le Matin affiche « Elections législatives du 27 décembre, RHDP, la liste complète des candidats retenus ». Le Sursaut soutient « Législatives 2025, le choix des candidats. Comment les barons du RHDP ont verrouillé le processus ! Alassane Ouattara et le RHDP à l’épreuve du renouvellement. Les jeunes, quittez et revenez en 2023 ! ». L’Essor Ivoirien écrit, « RHDP, Après sa présidentielle, l’heure du renouveau ! ». Enfin, L’Expression donne à l’affiche « Législatives 2025, une semaine après l’ouverture du dépôt des dossiers, les candidats se font toujours attendre à la Commission électorale indépendante (CEI) ».
Un suspect arrêté après un braquage de 21 millions FCFA à Man (Police)

La Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de Man a procédé à l’arrestation rapide d’un individu impliqué dans un braquage à main armée survenu le lundi 3 novembre dans le quartier « Jeune Fille », a annoncé jeudi la plateforme Police Secours. Selon les premières informations, le suspect, armé d’une Kalachnikov, avait attaqué un particulier en fin de journée, lui dérobant la somme de 21 millions de francs CFA avant de prendre la fuite. L’alerte immédiatement donnée a permis aux agents de la BRI d’engager une traque soutenue, fondée sur des recoupements d’informations et une surveillance discrète dans plusieurs quartiers de la ville. Le principal mis en cause, N. B., âgé de 41 ans, a finalement été interpellé au quartier « Campus », où il tentait de se fondre dans la population en se faisant passer pour un acheteur de passage. Lors de son audition, il a reconnu sa participation au braquage et révélé l’existence d’un complice, actuellement activement recherché par les forces de l’ordre. Sur instruction du Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Man, le suspect a été déféré pour répondre de ses actes. Le Procureur a salué la réactivité des unités de terrain et réaffirmé la détermination de la justice à sanctionner sévèrement les auteurs de crimes violents. La Direction générale de la Police nationale a, pour sa part, rappelé que la lutte contre le grand banditisme demeure une priorité, dans le cadre de l’opération Épervier, déployée à l’échelle nationale pour renforcer la sécurité des personnes et des biens.
Cinq individus arrêtés lors d’une opération de démantèlement de fumoirs à Marcory Anoumabo (Police)

Une opération coup de poing menée par le commissariat du 26ᵉ arrondissement de Marcory a permis, lundi 3 novembre dernier, de démanteler plusieurs fumoirs à ciel ouvert dans les quartiers d’Anoumabo et de Sans-Fil, dans le cadre de la lutte contre le trafic et la consommation de stupéfiants, a annoncé la plateforme Police Secours. Conduite sous la supervision du District de Police d’Abidjan Sud, cette mission visait à neutraliser des points de vente et de consommation de drogue identifiés depuis plusieurs semaines. Les forces de l’ordre ont procédé à la saisie de 40 boulettes de cannabis, 30 plaquettes de tramadol et cinq paquets d’emballages servant au conditionnement de stupéfiants. Deux fumoirs de grande affluence ont également été démantelés. Cinq individus, bien connus des services de police, ont été appréhendés au cours de l’opération. Il s’agit de F. D. alias “Lassissi”, C. I. alias “Bedel”, K. B. alias “Fantôme”, K. K. B. et D. Y. B. alias “Marteau”, tous résidant à Marcory-Aliodan et sans emploi déclaré. Les suspects, déjà interpellés lors de précédentes descentes pour des faits similaires, ont été placés en garde à vue avant d’être déférés devant le parquet sur instruction du Procureur de la République. Selon la Direction générale de la Police nationale (DGPN), cette action s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan de sécurisation et d’assainissement des zones urbaines sensibles du district d’Abidjan. Les autorités policières assurent que ces opérations de terrain se poursuivront dans les jours à venir pour “rétablir la quiétude et garantir la sécurité des populations”.
Le PPA-CI de Laurent Gbagbo n’ira pas aux élections législatives du 27 décembre. Les raisons évoquées

Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par l’ancien Président Laurent Gbagbo, a annoncé ce jeudi 6 novembre qu’il ne participera aux élections législatives prévues le 27 décembre prochain. La décision a été prise à l’issue de la quatrième session ordinaire du Comité central du parti, tenue à Cocody-Attoban sous la présidence effective de M. Gbagbo. Selon le communiqué officiel, cette position découle d’un “constat d’absence totale de conditions pour des élections libres, transparentes et inclusives”. Le PPA-CI dénonce notamment “un processus électoral frauduleux, préfabriqué et marqué par la confiscation du suffrage populaire”, en référence au scrutin présidentiel du 25 octobre dernier, dont il ne reconnaît pas les résultats. Laurent Gbagbo a fustigé ce qu’il qualifie de “braquage institutionnel”, saluant “le courage et la mobilisation du peuple ivoirien face aux dérives autoritaires du régime en place”. Le Comité central a également condamné “la répression brutale” des manifestations du 11 octobre, qui aurait causé plusieurs pertes humaines, notamment dans le village de Nahio, présenté comme “symbole du martyre et de la résistance populaire”. Le parti justifie son boycott des législatives pour deux raisons majeures : l’absence de garanties d’un scrutin crédible et un environnement socio-politique jugé délétère, marqué par “les arrestations arbitraires, les persécutions judiciaires et la détention de prisonniers politiques”. Le cas de Damana Adia Pickass, vice-président du PPA-CI récemment placé sous mandat de dépôt, a été évoqué comme “l’illustration de cette dérive autoritaire”.
Damana Adia Pickass placé sous mandat de dépôt : 17 chefs d’accusation retenus contre le vice-président du PPA-CI

Le parquet d’Abidjan a annoncé ce jeudi 6 novembre 2025 le placement sous mandat de dépôt de Damana Adia alias “Pickass”, 2ᵉ vice-président du Conseil stratégique et politique du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI). L’opposant a été inculpé à l’issue de son audition à la Section antiterroriste du Tribunal de Première Instance d’Abidjan, en présence de son avocat, Me Roselyne Aka-Séripka, selon un communiqué du Procureur de la République, Koné Braman Oumar. Selon le document officiel, une information judiciaire a été ouverte à son encontre pour 17 faits graves allant des actes terroristes à la détention illégale d’armes. Le ministère public cite notamment : Ces faits, qualifiés d’une extrême gravité, sont prévus et punis par la loi n°98-749 du 23 décembre 1998 sur la répression des infractions relatives au terrorisme et aux armes, ainsi que par la loi n°2024-360 du 11 juin 2024 modifiant celle du 19 novembre 2018. Le Procureur précise que ces infractions relèvent notamment des articles 5 à 14 de la loi de 1998 et des articles 161 à 493 du Code pénal. Le communiqué indique que le vice-président du PPA-CI a été entendu par les agents de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), avant d’être conduit à la Section antiterroriste du tribunal. À l’issue de son audition, il a été déféré et placé sous mandat de dépôt, conformément aux dispositions légales. Ce placement intervient deux jours après son interpellation, le 4 novembre 2025 à Bingerville et la première communication du parquet évoquant des “appels à l’insurrection populaire et au renversement des institutions”.
A Sakassou, une mobilisation contre les grossesses en cours de scolarité

Le secrétaire général de la préfecture de Sakassou, Nakoré Marie Angèle Assi, a exhorté mercredi 05 novembre 2025 l’ensemble des acteurs du système éducatif du département à renforcer leur implication dans l’encadrement des lycéennes et collégiennes afin de prévenir les grossesses en cours de scolarité. Cette exhortation a été lancée lors d’une séance de travail consacrée à la restitution des activités du Service de santé scolaire et universitaire-Santé adolescents et jeunes (SSSU-SAJ) de Sakassou, au titre de l’année scolaire 2024-2025. La rencontre, présidée par Mme Nakoré, a réuni les responsables d’établissements scolaires, les encadreurs pédagogiques, les animateurs de Clubs santé, ainsi que plusieurs agents de santé. Le médecin-chef du SSSU-SAJ, Dr Traoré Mamadou, a présenté le bilan des activités menées au cours de l’année écoulée. Il a indiqué que 60 cas de grossesses ont été enregistrés dans les établissements primaires et secondaires du département, dont deux au primaire, 11 en Terminale et 47 dans les classes intermédiaires. Ces chiffres marquent une légère hausse par rapport à l’année scolaire 2023-2024, qui avait enregistré 56 cas, dont sept au primaire et 49 au secondaire. Selon Dr Traoré, les équipes du SSSU-SAJ, en collaboration avec les Clubs santé, mènent chaque année des actions de prévention à travers des campagnes de sensibilisation, des séances de consultation et des conseils personnalisés dans les écoles et collèges du département. Ces interventions s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale visant à atteindre l’objectif de « zéro grossesses » en milieu scolaire. Le médecin-chef a également évoqué les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des activités, notamment, le manque de moyens logistiques, l’insuffisance de personnel et la faible implication de certains parents d’élèves. Il a toutefois salué la collaboration existante entre les services de santé, les directions d’école et les autorités éducatives locales. Prenant la parole, le secrétaire général de la préfecture a insisté sur la responsabilité partagée de tous les acteurs, notamment, les enseignants, les parents et les structures communautaires, dans la protection des jeunes filles. Elle a invité les chefs d’établissement à renforcer le suivi des élèves, à encourager la mise en place de comités de veille et à intégrer davantage les séances d’éducation à la santé sexuelle et reproductive dans les activités scolaires. Des participants à la rencontre ont relevé que le manque d’encadrement des élèves filles, souvent livrées à elles-mêmes, favorise leur exposition à des comportements à risque. Ils ont recommandé une collaboration accrue entre les enseignants, les parents et les associations locales pour un meilleur suivi psychologique et moral des adolescentes. La séance s’est achevée sur une note d’engagement collectif, les participants s’accordant sur la nécessité d’intensifier les actions de sensibilisation et de renforcer la coordination entre les différents acteurs intervenant dans la lutte contre les grossesses en milieu scolaire à Sakassou.
Les autorités locales exhortent à la responsabilité et à la prudence pour réduire les accidents sur l’axe San Pedro-Grand-Béréby

AIP – Le sous-préfet de Grand-Béréby, Mme Siény Marie-Laure épouse Tia, a exhorté, mercredi 05 novembre 2025, à Adjaméné, village de cette sous-préfecture, les usagers de la route à faire preuve de responsabilité et à observer la prudence, afin de réduire les accidents sur l’axe San Pedro-Grand-Béréby, particulièrement au niveau de ce village. Lors d’une campagne de sensibilisation sur la sécurité routière, initiée en collaboration avec la direction régionale des Transports, Mme Tia, appuyée par le collaborateur du directeur régional, Aké Franck Innocent, a prodigué des conseils aux populations sur les comportements à adopter sur la voie publique. Elle a rappelé que leur localité a déjà enregistré huit accidents mortels depuis le début de l’année. Mme Tia a mis en garde contre certaines pratiques dangereuses telles que les sorties brusques de motocyclistes sur la voie principale, l’excès de vitesse, la conduite d’engins à deux ou trois roues par des mineurs, le commerce en pleine chaussée, les stationnements anarchiques ainsi que les parades de motos devant les cortèges de mariage ou lors des réjouissances populaires. Pour sa part, M. Aké a insisté sur le respect du Code de la route, l’entretien régulier des véhicules et le port obligatoire du casque pour les motocyclistes. L’axe San Pedro-Grand-Béréby a bénéficié d’une réfection dans le cadre des travaux de réhabilitation de la route côtière reliant San Pedro à Abidjan, débutés en 2021. Cette modernisation a contribué à redynamiser les activités économiques et touristiques de la région. Cependant, le sous-préfet a souligné que, malgré ces retombées positives, cette voie est devenue le théâtre d’accidents fréquents et souvent mortels, dus principalement à l’excès de vitesse et à l’imprudence des usagers. Elle a indiqué qu’en 2025, la sous-préfecture de Grand-Béréby a enregistré 25 accidents mortels, dont huit dans le seul village d’Adjaméné. Mme Tia a annoncé que les campagnes de sensibilisation se poursuivront, tout en précisant que des mesures seront prises pour mettre fin aux marchés installés sur la voie publique et aux stationnements anarchiques en bordure de route. Un projet d’installation de ralentisseurs sur la voie principale traversant Adjaméné est également à l’étude.
L’Afrique reste un marché prometteur, dit le patron d’Ecobank

L’Afrique représente de fortes opportunités d’investissement, estime Jeremy Awori, le patron d’Ecobank, qui met en exergue un marché immense, même si nombre d’institutions bancaires occidentales ont quitté le continent ces dernières années. Des secteurs en pleine expansion, une population jeune et des besoins en financement importants: le directeur général de la banque panafricaine – présente dans 34 pays et dont le siège est au Togo – énumère des atouts pluriels, qui pourraient séduire les marchés financiers. Après une période de taux d’intérêt élevés aux Etats-Unis et en Europe, rendant ces économies attractives pour les investisseurs, les temps changent, dit-il lors d’un entretien à l’AFP, jeudi. « La Réserve fédérale américaine a déjà commencé à réduire les taux d’intérêt. La Banque centrale européenne commence. À mesure que ces taux baissent, l’intérêt pour l’Afrique augmente », affirme-t-il. D’autant plus que « les devises en Afrique, au cours des 12 derniers mois, ont été assez stables. Vous ne voyez pas beaucoup de fluctuations ». Bilan: « l’investissement direct étranger ici est à son niveau le plus élevé depuis des années. » Plusieurs institutions financières ont pourtant décidé de réduire la voilure en Afrique. Barclays, Société Générale, Standard Chartered ont quitté ou diminué leur présence ces dernières années. Cela laisse « une opportunité significative pour nous », fait valoir Jeremy Awori, d’autant plus que « certaines banques souhaitent avoir une banque partenaire avec un réseau sur le terrain ». « En fait, la rentabilité et le rendement annualisé des capitaux propres (RoE) des banques africaines sont les plus élevés au monde », affirme le directeur général. Parmi les atouts, le dirigeant cite des pays relativement peu exposés aux exportations vers les Etats-Unis dans un contexte de guerre commerciale. Mais aussi d’immenses opportunités notamment pour l’énergie ou l’agriculture. « L’Afrique possède 60% des terres arables du monde disponibles, et pourtant nous utilisons des devises étrangères pour importer de la nourriture », rappelle-t-il. « Le problème est que le secteur agricole a du mal à emprunter. » Exploitations petites et peu mécanisées, difficultés d’accès aux réseaux de transports sont autant d’obstacles, cite Jeremy Awori.
Bulletins nuls et bulletins blancs : un aspect important du vote ivoirien depuis le multipartisme

AIP – Au-delà des chiffres officiels de participation et des résultats de la présidentielle d’octobre 2025, les bulletins nuls et bulletins blancs représentent une réalité souvent négligée. Depuis le retour au multipartisme en 1990, ces bulletins montrent à la fois des difficultés en matière d’éducation civique et une certaine distance des électeurs vis-à-vis des choix politiques proposés. Plus de 170 000 bulletins nuls et blancs en 2025 Selon les données de la Commission Électorale Indépendante (CEI), lors de la présidentielle du 9 octobre 2025, 105 156 bulletins nuls et 66 788 bulletins blancs ont été enregistrés. Cela totalise 171 944 bulletins, soit environ 2,7% des bulletins déposés dans les urnes, qui n’ont pas été pris en compte dans le décompte des suffrages exprimés. Une tendance stable depuis 1990 Depuis le rétablissement du multipartisme, les bulletins nuls et blancs accompagnent chaque élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Ils représentaient près de 5% en 1990, environ 3% en 2010, et environ 3,2% en 2020. Le scrutin de 2025 confirme cette tendance, indépendamment du contexte politique ou du niveau de compétition. Distinction entre bulletins nuls et bulletins blancs La CEI précise que les bulletins nuls résultent souvent d’erreurs matérielles telles que le pliage incorrect ou des inscriptions supplémentaires. Les bulletins blancs, en revanche, correspondent à une enveloppe déposée vide, ce qui peut signifier un désaccord ou un désintérêt envers les candidats. Le vote blanc non comptabilisé comme suffrage exprimé En Côte d’Ivoire, la loi électorale ne considère pas le vote blanc comme un suffrage exprimé. Il est inclus dans le taux de participation, mais exclu du calcul des résultats définitifs. Cette situation soulève des questions quant à la pleine reconnaissance des différentes formes d’expression électorale. Efforts pour améliorer l’éducation électorale Malgré les actions de formation menées par la CEI, le taux de bulletins nuls reste élevé dans certaines zones rurales. La Commission prévoit d’insérer un module spécifique sur la validité du vote dans les futures campagnes d’éducation civique, notamment pour les élections locales et législatives. Un reflet de la démocratie en évolution Les bulletins nuls et blancs traduisent une forme d’expression politique qui révèle le lien entre les citoyens et les institutions. Si ces votes ne modifient pas directement les résultats, ils témoignent d’une participation politique nuancée que la démocratie ivoirienne continue de prendre en compte.