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Echos contrastés autour de la réélection du président Ouattara et de l’arrestation de Damana Pickass

AIP – Les journaux ivoiriens parus ce jeudi 6 novembre 2025 traduisent une forte polarisation du débat politique national, partagés entre les félicitations adressées au président Alassane Ouattara pour sa réélection et les vives réactions suscitées par l’arrestation du vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), Damana Pickass. Les journaux proches du pouvoir saluent un nouveau mandat « porteur d’espoir et de stabilité », tandis que ceux de l’opposition dénoncent une élection « illégitime » et un « durcissement politique » illustré, selon eux, par l’interpellation du cadre du PPA-CI. Sur la victoire du chef de l’État, L’Agora évoque « le triomphe du sage », estimant qu’« une nouvelle page de l’histoire s’ouvre pour la Côte d’Ivoire » après la validation des résultats par le Conseil constitutionnel. RHDP News parle de « confirmation du choix du peuple », quand L’Expression et Abidjan 24 relaient les félicitations de plusieurs dirigeants étrangers, dont le roi Salmane d’Arabie saoudite et le prince héritier Mohammed ben Salmane. À l’opposé, la presse d’obédience oppositionnelle maintient le ton de la contestation. Le Quotidien d’Abidjan estime « illégitime l’exercice du pouvoir par Ouattara », tandis que Le Bélier qualifie le nouveau mandat de « tous les défis ». La Voie Originale et Notre Voie dénoncent une victoire qui, selon elles, « ne reflète pas la volonté populaire » et appellent au « rétablissement de l’ordre constitutionnel ».Le quotidien Générations Nouvelles critique, pour sa part, le président français Emmanuel Macron qui apporte « un soutien aux présidences à vie en Afrique ». L’autre sujet majeur abordé par les quotidiens ivoiriens concerne l’arrestation de Damana Pickass, interpellé mardi 4 novembre à Bingerville. « Pickass boribana », titre Le Patriote tout en soulignant la fermeté de l’État face à « l’appel à l’insurrection ». L’Avenir et Le Rassemblement relaient les propos du procureur de la République, Koné Braman, sur « les faits graves reprochés » au responsable politique.Soir Info revient sur les circonstances de son arrestation, tandis que Le Sursaut évoque les risques judiciaires encourus par le vice-président du PPA-CI.À l’inverse, Notre Voie et La Voie Originale dénoncent une « arrestation politique » et « une répression des voix dissidentes ». Plusieurs quotidiens, dont L’Intelligent d’Abidjan, Le Matin, RHDP Info, Le Nouveau Réveil, Dernière Heure Monde et Liberté, s’intéressent à d’autres sujets d’actualité, notamment les prochaines élections législatives et le soutien du président de la CEI, Ibrahime Kuibiert-Coulibaly, aux agents électoraux victimes d’agressions lors du scrutin du 25 octobre.

Football féminin : Repêchée par la CAF, l’équipe de Côte d’Ivoire va participer à la CAN 2026

L’équipe nationale féminine de Côte d’Ivoire participera à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Féminine 2026. Initialement éliminées par le Sénégal lors du dernier tour des qualifications (0-0 à Dakar, 0-0 à Abidjan, 4-5 aux tirs au but), les Éléphantes figurent finalement parmi les 16 nations qualifiées pour la phase finale. Cette heureuse issue découle d’une décision du Comité Exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF), qui a entériné l’élargissement du tournoi de 12 à 16 équipes à partir de la prochaine édition. Pour combler les quatre nouvelles places, la CAF s’est appuyée sur le classement mondial féminin de la FIFA afin de repêcher les meilleures formations éliminées au dernier tour. La Côte d’Ivoire (71e mondiale) rejoint ainsi le Cameroun (66e), le Mali (79e) et l’Égypte (95e) parmi les quatre pays repêchés. Les Éléphantes accompagnent donc les autres équipes déjà qualifiées, dont le Maroc (pays hôte), la Zambie, le Nigeria, le Ghana, le Sénégal, la Tanzanie, l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, le Kenya, le Malawi et le Cap-Vert. La Fédération Ivoirienne de Football (FIF) a salué cette qualification, la qualifiant de juste récompense pour les efforts constants consentis par les joueuses, le staff technique et l’ensemble des acteurs du football féminin national. Cette participation redonne espoir à la sélection ivoirienne, bien décidée à marquer de son empreinte la 16e édition de la CAN Féminine, prévue au Maroc. Les Éléphantes entendent désormais transformer cette opportunité en un parcours historique face aux meilleures nations du continent.

Les États-Unis félicitent le président Alassane Ouattara pour sa réélection et réaffirment leur soutien à la Côte d’Ivoire

Le gouvernement des États-Unis a adressé ses félicitations au président Alassane Ouattara pour sa réélection à la tête de la République de Côte d’Ivoire, à l’issue du scrutin présidentiel du 25 octobre 2025, indique un communiqué du Département d’État américain publié mercredi à Washington. Dans cette déclaration, Washington salue la maturité du peuple ivoirien et le bon déroulement du processus électoral, tout en encourageant l’ensemble des acteurs politiques à œuvrer pour la paix, la cohésion nationale et le développement économique. Les autorités américaines ont également réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays dans les domaines de la gouvernance, de la sécurité, du commerce et de la transition énergétique. “Les États-Unis demeurent un partenaire stratégique de la Côte d’Ivoire et continueront d’appuyer ses efforts en faveur de la stabilité démocratique et du progrès socio-économique”, conclut le communiqué officiel.

Lutte contre le VIH : le FNLS partage l’expérience ivoirienne au Forum Galien Afrique à Dakar

La 8è édition du Forum Galien Afrique s’est tenue à Dakar au Sénégal, du 28 au 31 octobre 2025, autour du thème « Souveraineté sanitaire, un impératif pour l’Afrique ». Rencontre scientifique internationale dans le domaine pharmaceutique et médicale, le Fonds National de Lutte contre le Sida (FNLS) à travers sa directrice générale Nathalie Sokouri-Kotchi, a pris part à ce rendez-vous pour partager l’expérience ivoirienne, dans la lutte contre la pandémie.

Koun-Fao célèbre la fête des ignames sous le signe de la paix et de la solidarité

AIP – La fête des ignames, marquant le début de la nouvelle année traditionnelle, a été célébrée le samedi 1er novembre à Koun- Fao, dans une ambiance de paix et de solidarité, a indiqué le chef du village, Nanan Augustin Brou, entouré de sa notabilité. Cette célébration vise à renforcer la cohésion entre les habitants du village et de la commune. La veille, les fils et filles de Koun- Fao ont procédé à une collecte communautaire de bois de chauffe pour la cuisson des ignames, tubercules considérés comme sacrés pour avoir sauvé le peuple Akan de la famine. Dame A. K., habitante du village, a souligné que le partage de l’igname en “pays bôna” revêt une importance capitale dans la perpétuation des us et coutumes du peuple. Elle a précisé que cette célébration rassemble aussi bien les résidents que les fils et filles venus de la ville. La coïncidence de cette fête avec la Toussaint a été interprétée par plusieurs participants comme une marque de communion entre les vivants et les ancêtres, « qui, en Afrique, comme le dit le poète, ne sont pas morts », a-t-elle conclu.

Carburant de « sang »: ces chauffeurs routiers qui défient la mort pour ravitailler Bamako

On ne sait jamais si on rentrera vivant », souffle Baba, le regard perdu dans le vide. Dans le nord ivoirien, il s’apprête comme des dizaines de collègues à reprendre la route vers le Mali voisin, à bord de leurs camions-citernes chargés de carburant et d’angoisse.

Un acronyme fait trembler tous les chauffeurs routiers : le JNIM, du nom de ce groupe jihadiste affilié à Al-Qaida qui a décrété il y a deux mois que plus aucun camion-citerne ne pénètrerait au Mali depuis un Etat voisin.

Arrestation de Damana Adia Pickass, Vice-président du PPA-CI : La Justice ivoirienne donne les raisons de son interpellation

Le Vice-Président du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Damana Adia Pickass, a été interpellé mardi 4 novembre 2025 à Bingerville, près d’Abidjan par la Police nationale, a annoncé le Procureur de la République dans un communiqué. Selon la note, cette arrestation intervient dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’appels “à l’insurrection populaire et au renversement des institutions de la République”, lancés depuis l’interdiction d’une marche politique projetée le 11 octobre 2025 par deux formations de l’opposition. Le parquet précise que ces appels, attribués notamment à Damana Adia Pickass, auraient conduit à la formation d’attroupements armés et non armés, à des violences dans plusieurs localités du pays, ainsi qu’à des atteintes à la sécurité nationale. Ces actes auraient provoqué, selon la même source, “des assassinats, des vols à main armée, des destructions de biens publics et privés, des incendies et des entraves au vote lors du scrutin présidentiel du 25 octobre 2025”. “Tous les auteurs, complices et commanditaires de ces faits, quelle que soit leur qualité, seront recherchés, interpellés et jugés conformément aux dispositions légales”, a averti le Procureur de la République, rappelant que “ces infractions ne resteront pas impunies”. Ancien leader de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) et figure historique de la mouvance pro-Gbagbo, Damana Adia Pickass est également coordinateur général du “Front commun”. Il avait déjà été condamné en février 2025 à dix ans de prison pour “atteinte à la défense nationale” et “association de malfaiteurs”, avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire. Son interpellation intervient dans un climat politique qui a été marqué, à l’approche de l’élection présidentielle du 25 octobre dernier, par une série d’incidents signalés à travers le pays. Les autorités judiciaires affirment vouloir “préserver l’ordre public” et “assurer la stabilité des institutions républicaines”, tandis que plusieurs cadres du PPA-CI dénoncent une “manœuvre d’intimidation” contre l’opposition. Aucune précision n’a encore été donnée sur le lieu de détention ni sur les suites de la procédure. L’enquête est confiée à la Section antiterroriste du Tribunal de Première Instance d’Abidjan.

La confirmation de la réélection d’Alassane Ouattara par le Conseil constitutionnel à la Une de la presse nationale

La proclamation par le Conseil constitutionnel de la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle du 25 octobre domine l’actualité ce mercredi, révélant un paysage médiatique et politique profondément clivé entre célébration du pouvoir et contestation de l’opposition. Le Conseil constitutionnel a confirmé la réélection du président Ouattara avec un taux de 89,77% des suffrages, dans un scrutin déclaré régulier. “Aucune réclamation n’a été enregistrée”, a précisé la présidente Chantal Nanaba Camara, mettant ainsi “définitivement fin au débat”, écrit Le Matin. Cette validation déclenche une vague de félicitations internationales, notamment les États-Unis, la France, le Canada, le Royaume-Uni et le Gabon qui saluent cette réélection, tout en annonçant le renforcement de leurs liens bilatéraux avec Abidjan. “Macron félicite Ouattara”, titre L’Essor, tandis que L’Avenir affiche : “Ouattara est réélu et félicité par tous”. Dans les journaux proches du pouvoir, c’est l’euphorie. “Alassane Ouattara, président de la République”, proclame Le Patriote. L’Intelligent d’Abidjan évoque “la victoire et le mandat 2025-2030 proclamés, acclamés, acceptés, actés”, quand L’Agora parle du “Triomphe du sage” et d’une “nouvelle page de l’histoire” qui s’ouvre. Le président prêtera serment le 8 décembre, et un nouveau gouvernement sera formé en janvier, annonce Le Jour Plus. Le ton est en revanche différent dans la presse d’opposition. “Braquage électoral : après la CEI, le Conseil constitutionnel a achevé le travail”, affiche Le Quotidien d’Abidjan. Guillaume Soro, cité par le journal, prévient : “Ce n’est pas encore fini”. Génération Nouvelle qualifie Ouattara d’”abonné aux élections koutcha” et de “brave au triomphe sans gloire”. Plus nuancés, selon Le Bélier, “Alassane Ouattara triomphe, la Côte d’Ivoire s’interroge”, tandis que Notre Voie note que “les résultats définitifs ont été proclamés dans l’indifférence”. Après la page de l’élection présidentielle, les regards sont déjà tournés vers les législatives du 27 décembre, où les tensions s’annoncent vives. Au sein même du RHDP, Génération Nouvelle évoque “la bagarre entre cadres qui se profile”, Ouattara faisant face à “l’impatience de cadres dans le choix des candidats”, selon Dernière Heure. L’opposition, elle, peine à définir sa stratégie. “Quelle stratégie pour l’opposition ?”, s’interroge Notre Voie. Au PDCI-RDA, c’est un “sale temps autour des législatives”, avec une “pression dans la région du Gbêkê”, note Le Bélier. Au PPA-CI, le dilemme est existentiel : “s’abstenir ou participer”, selon La Voie Originale, qui attend le comité central de ce jeudi 6 novembre comme “l’arbitre d’un destin politique”. Parallèlement, l’arrestation de Damana Pickas à Bingerville fait les gros titres. “Après son appel à l’insurrection”, souligne L’Avenir, l’activiste a été interpellé par la police “au terme d’une cavale de quelques semaines”, précise Aujourd’hui. AIP

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