Safia Ibrahim prend les rênes de l’AFD Golfe de Guinée après un bilan marquant

La Direction Régionale Golfe de Guinée de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce vendredi 18 septembre 206, lors d’un petit‑déjeuner de presse à son siège d’Abidjan, le bilan de ses activités menées entre 2020 et 2025. Ce rendez‑vous a permis de mettre en lumière les résultats d’une feuille de route axée sur la transformation socio‑économique de la sous‑région et le renforcement des services essentiels destinés aux populations. Installée à Abidjan depuis 2018, la Direction Régionale couvre huit pays : Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Liberia, Nigeria, Sierra Leone et Togo. Dans cet espace de 35 millions d’habitants, appelé à devenir la zone la plus peuplée du continent d’ici 2050, l’AFD a autorisé plus de 5,35 milliards d’euros de financements entre 2020 et 2025. Au 30 juin 2026, le portefeuille atteint 8 milliards d’euros d’engagements répartis sur 225 projets actifs. Les impacts sont tangibles : plus de 250 000 élèves soutenus dans leur scolarisation, 36 800 étudiants accompagnés dans le supérieur, 13 400 porteurs de projets guidés vers l’entrepreneuriat. Les infrastructures urbaines et de transport ont amélioré la qualité de vie de 3 millions d’habitants, tandis que l’accès aux soins a été renforcé pour 3,9 millions de personnes. L’initiative « Agir au Nord » a consolidé la sécurité et la cohésion sociale dans les zones vulnérables du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo. En Côte d’Ivoire, cœur historique de l’action régionale, les résultats sont concrets : des milliers d’enfants scolarisés dans de nouvelles classes, plus de deux millions d’habitants raccordés à l’eau potable, des maternités rééquipées et des jeunes soutenus dans leurs projets d’entreprise. Lionel Yondo Black, Directeur régional sortant, a déclaré : « Ces quatre années d’action dans le Golfe de Guinée témoignent d’un engagement constant aux côtés de nos partenaires et des populations. Derrière les 5,35 milliards d’euros d’investissements accordés, ce sont des réussites très concrètes : des enfants scolarisés dans de meilleures conditions, un accès renforcé à l’eau potable et à la santé, et des milliers de jeunes accompagnés vers l’emploi ». Il passe désormais le relais à Safia Ibrahim, nouvelle Directrice Régionale, forte de dix années d’expérience au sein du Groupe AFD. Elle a affirmé : « C’est un honneur de prendre la tête de la Direction Régionale Golfe de Guinée et de poursuivre dans la continuité du travail remarquable accompli par Lionel Yondo Black et ses équipes. Le Golfe de Guinée est une région clé, dynamique et stratégique. Je me réjouis d’apporter mon expérience pour poursuivre cet engagement de long terme, au service de la jeunesse, de la résilience des territoires et des transitions durables ». Yoann APIA
Productions vivrières : la Côte d’Ivoire renforce sa coopération avec la FAO pour sa souveraineté alimentaire

En visite de travail à Rome, le ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, a échangé jeudi à Rome avec le directeur général de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), Dr Qu Dongyu, sur les moyens d’accélérer la production vivrière et de renforcer la souveraineté alimentaire de la Côte d’Ivoire.
La deuxième édition du Salon de l’Industrie de la Lingerie Afrique prévue se tenir du 27 et 28 novembre 2026

La deuxième édition de Lingerie Africa, Salon de l’Industrie de la lingerie en Afrique s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour les acteurs du textile et de la mode sur le continent. Placé sous le thème :« Industrialiser la lingerie en Afrique : transformer nos matières, construire nos marques, structurer nos marchés », l’événement prévu se tenir du 27 et 28 novembre 2026 à Abidjan-Sofitel Hôtel Ivoire va mettre en lumière une ambition forte : faire de la lingerie un secteur industriel stratégique, créateur de valeur et d’emplois. Ce salon vise à fédérer les professionnels autour d’une vision commune : mettre en avant les acteurs locaux avec leurs produits finis de haute qualité. L’objectif est de réduire la dépendance aux importations, tout en valorisant le savoir-faire artisanal et en l’intégrant dans une dynamique industrielle moderne. Au-delà de la transformation des matières, l’accent est mis sur la construction de marques africaines fortes capables de rivaliser sur les marchés internationaux. La lingerie, souvent perçue comme un produit de niche, devient ici un symbole de créativité, d’innovation et d’affirmation culturelle. Les designers, industriels et distributeurs sont invités à réfléchir ensemble à des stratégies de branding adaptées aux réalités africaines. Enfin, la structuration des marchés constitue un pilier essentiel. Lingerie Africa propose des conférences, ateliers et rencontres B2B, expositions pour explorer les opportunités de distribution locale et régionale, tout en ouvrant des passerelles vers l’exportation, également des défilés et récompenses. Plus de détails via mail : salonlingerieafrique@gmail.com Yoann APIA
Kajeem : entre reggae, engagement et liberté, l’Acte 3 de « Convocation » se prépare

Kajeem en spectacle le samedi 10 octobre 2026 au Palais de la Culture d’Abidjan
« Le cyanure n’a pas de préférence entre les partisans RHDP, PDCI, PPA-CI ou non militants » : Marcellin Allé Koffi alerte sur l’orpaillage illégal

L’essor de l’orpaillage illégal s’explique aussi par la pauvreté qui touche une partie des populations
46 propositions adoptées pour porter la voix de l’Afrique à Doha lors d’une conférence à Abidjan

Réunis à Abidjan du 15 au 17 septembre 2026, les États africains ont franchi une étape décisive dans la préparation de la Conférence des Plénipotentiaires de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Au terme de trois jours de travaux, le continent a adopté 46 propositions communes qui devront désormais être défendues à Doha, au Qatar, en novembre prochain. L’Afrique veut parler d’une seule voix dans les grands débats internationaux sur le numérique et les télécommunications. Cette ambition s’est concrétisée à Abidjan avec la clôture, ce jeudi 17 septembre, de la quatrième et dernière Réunion préparatoire africaine pour la Conférence des Plénipotentiaires de l’UIT (APM26-4). Organisée sous l’égide de l’Union africaine des télécommunications (UAT), avec l’accueil de la Côte d’Ivoire, la rencontre a réuni des délégations africaines à Abidjan-Port Bouet. Les échanges ont permis de finaliser une position commune autour de 46 propositions africaines, destinées à être présentées lors de la Conférence des Plénipotentiaires, prévue à Doha du 9 au 27 novembre 2026. Le document adopté comprend 38 modifications de résolutions existantes, deux nouvelles résolutions et six résolutions maintenues sans changement. Ce résultat vient couronner un processus engagé en juillet 2024 à Windhoek, en Namibie. Depuis le lancement de ce processus, plus de 500 réunions de groupes de travail en ligne ainsi que quatre sessions préparatoires en présentiel ont été organisées. À l’ouverture des travaux d’Abidjan, plus de la moitié des résolutions étaient encore en suspens. Elles ont finalement été examinées et traitées au cours des trois jours de réunion. Pour la présidente de la réunion, Stella Erebor, cette étape traduit la détermination des délégations africaines à faire entendre la voix du continent. Elle a toutefois souligné que : » L’adoption des textes au niveau régional ne constitue pas la fin du processus. Les États devront encore obtenir les soutiens nationaux nécessaires afin que ces propositions acquièrent leur statut formel de propositions communes africaines ». Le Directeur régional de l’UIT pour l’Afrique, Dr Emmanuel Manasseh, a, pour sa part, appelé à transformer cette convergence en une influence concrète lors de la conférence de Doha. Selon lui : » L’enjeu ne réside pas uniquement dans le nombre de propositions qui pourraient être retenues. Les décisions prises à Doha devront surtout contribuer à améliorer la connectivité, favoriser les investissements, renforcer la confiance numérique, développer les compétences et promouvoir des services numériques accessibles et inclusifs » a-t-il marteler. Représentant le Secrétaire général John Omo, le Secrétaire général élu de l’UAT, Kezias Mwale, a rappelé que : « Seulement 52 jours séparent désormais les délégations de l’ouverture de la Conférence des Plénipotentiaires. Il a appelé les États membres à maintenir leur mobilisation, notamment en vue de la réunion préparatoire inter-régionale prévue les 13 et 14 octobre 2026 en Arabie saoudite ». Les ajustements rédactionnels et la priorisation des résolutions devront également être finalisés avant l’échéance fixée au 19 octobre par l’UIT. L’objectif est de permettre aux délégations africaines d’arriver à Doha avec une position consolidée et une stratégie commune. Au terme des travaux, les délégations africaines ont exprimé leur reconnaissance à la Côte d’Ivoire pour son accueil et son accompagnement. La République du Cameroun, au nom des participants, a notamment salué l’engagement du gouvernement ivoirien, du ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, ainsi que des équipes de l’ARTCI. Clôturant officiellement la rencontre, le président du Conseil de régulation de l’ARTCI, Roger Adom, a salué la participation des délégations africaines et non africaines, présentes physiquement ou en ligne. Il a également rappelé la candidature de la Côte d’Ivoire à un siège au Conseil de l’UIT, en sollicitant le soutien des pays africains et des pays partenaires. Avec la clôture de l’APM26-4, Abidjan referme ainsi près de trois années de concertations préparatoires. Le continent repart avec une position commune, mais surtout avec le défi de préserver cette unité et de construire les alliances nécessaires avant la Conférence des Plénipotentiaires de l’UIT. Rendez-vous est donc pris à Doha, du 9 au 27 novembre 2026, où les priorités africaines seront portées sur la scène internationale. Yoann APIA
SIA 2026 : Lamine Koné trace la voie d’un BTP durable et digitalisé

La 5ᵉ édition du Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA) s’imposé comme une plateforme internationale de référence pour le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP). Devant un parterre de décideurs publics, d’entreprises, d’experts et de partenaires financiers, Lamine Koné, Président du GIBTP, a livré un discours fort sur les enjeux de transformation du secteur. « Le SIA est le carrefour où convergent les idées, les visions et les solutions. C’est ici que se rencontrent les acteurs qui bâtissent l’Afrique de demain », a‑t‑il affirmé en ouverture. Le thème central de cette édition : « Digitalisation, économie circulaire et gestion durable des ressources » a été décliné par Lamine Koné en trois piliers essentiels. « La digitalisation est la première économie de ressources », a‑t‑il expliqué, mettant en avant la maquette numérique, la traçabilité des matériaux et la maintenance prédictive comme leviers de performance. Il a insisté sur la nécessité de rendre ces outils accessibles aux PME, « car la transformation digitale sera collective, ou elle ne sera pas ». Sur l’économie circulaire, il a rappelé que : « chaque déchet de chantier est une ressource mal rangée », plaidant pour le réemploi, le recyclage et la valorisation des matériaux locaux. Enfin, concernant la gestion durable des ressources, il a souligné que : « l’eau, l’énergie, le sable, le ciment, l’acier ne sont pas infinis », appelant à raisonner en coût global et à intégrer davantage les énergies renouvelables. Le Président du GIBTP a conclu en fixant une ambition claire : « Notre objectif est de propulser Abidjan au rang de hub régional des infrastructures, en plaçant ces trois exigences au cœur de notre action ». Yoann APIA
La 5ᵉ édition du Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA) s’ouvre sous le signe de l’innovation durable

La 5ᵉ édition du Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA 2026) s’est ouverte le 17 septembre au Parc des Expositions de Port‑Bouët, sous le haut patronage du Premier ministre Robert Beugré Mambé. L’événement, qui se poursuit jusqu’au 19 septembre, place le secteur privé au cœur du développement des infrastructures africaines. Dans son allocution, le Premier ministre a appelé à une mobilisation accrue des entreprises pour concevoir, financer et gérer les projets structurants, affirmant que : « le secteur privé doit aller au‑delà du rôle traditionnel d’exécutant des marchés publics ». Il a insisté sur la nécessité de bâtir des champions nationaux capables de porter des projets d’envergure et de conquérir des marchés régionaux. Robert Beugré Mambé a également souligné que : « l’intelligence artificielle est un outil d’aide à la conception et à la gestion des projets, mais la décision finale doit rester humaine ». Le SIA 2026 a réuni acteurs du BTP, investisseurs, institutions financières, experts et délégations étrangères, avec la Guinée comme pays invité d’honneur. Le Premier ministre a annoncé des projets structurants, dont la construction d’un chemin de fer reliant San Pedro à Odienné et aux frontières de la Guinée et du Mali, illustrant l’importance des infrastructures pour la compétitivité économique. Avec plus de 100 000 exposants et 5 000 visiteurs qualifiés attendus, le salon s’est affirmé comme une plateforme de dialogue et de mise en relation, favorisant les partenariats B2B et B2G. L’objectif affiché est de positionner Abidjan comme un hub régional des infrastructures durables et innovantes. La cérémonie d’ouverture du SIA 2026 a marqué une étape décisive : l’Afrique veut parler d’une seule voix pour bâtir des infrastructures modernes, durables et inclusives. En plaçant le secteur privé au centre, la Côte d’Ivoire entend accélérer sa transformation et renforcer son rôle de locomotive régionale. Yoann APIA
Conseil National de Sécurité : 183 tonnes de médicaments saisies en 10 jours dans le cadre d’Épervier Spécial

56 fumoirs détruits, près de 183 tonnes de médicaments de qualité inférieure et falsifiés (MQIF) saisies, plus de 3 500 engins immobilisés et 196 individus interpellés. Ce sont les premiers résultats de l’opération « Épervier Spécial », présentés ce jeudi 17 septembre 2026 au Conseil national de sécurité (CNS), présidé par le Président Alassane Ouattara.
Orpaillage illégal : 6 mois pour éradiquer le fléau, 21 pelotons pour surveiller les fleuves

Le Conseil national de sécurité (CNS) veut accélérer la lutte contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire. Réuni jeudi 17septembre 2026 au Palais de la Présidence sous la présidence du chef de l’État, Alassane Ouattara, le CNS a arrêté une série de mesures, dont un moratoire de six mois sur les autorisations d’exploitation minière semi-industrielle et artisanale et la création de 21 pelotons de sécurité fluviale.