Aboisso : un nouveau bureau du FGA pour garantir des soins immédiats aux accidentés

Le Fonds de Garantie Automobile (FGA) poursuit le renforcement de son dispositif de prise en charge des victimes d’accidents de la route en Côte d’Ivoire. Le vendredi 16 octobre 2026, l’institution a inauguré son 18e bureau de liaison au sein de l’Établissement Public Hospitalier Régional (EPHR) d’Aboisso, dans la région du Sud-Comoé. Une implantation stratégique sur l’un des axes routiers les plus fréquentés du pays, marqué par une forte sinistralité. Présidée par le Préfet de la région du Sud-Comoé, Ibrahima Cissé, la cérémonie a été marquée par la signature d’une convention de partenariat entre le FGA et l’EPHR d’Aboisso, suivie de la coupure du ruban officialisant l’ouverture du bureau. Cette nouvelle structure s’inscrit dans la volonté du gouvernement de garantir une prise en charge rapide des victimes d’accidents corporels de la circulation. La région du Sud-Comoé, traversée par la route internationale Abidjan–Noé, maillon essentiel du corridor Abidjan–Lagos, est particulièrement exposée aux accidents de la route. Entre le 1er janvier et le 15 octobre 2026, le Centre de Protection Civile a enregistré 281 accidents, faisant 502 victimes et 18 décès dans le seul département d’Aboisso. En 2025, 341 accidents avaient déjà été recensés, avec un bilan de 651 victimes et 18 décès. Face à cette réalité, l’ouverture du bureau du FGA au sein même de l’EPHR constitue une avancée majeure. Désormais, toutes les victimes d’accidents corporels admises aux urgences de l’hôpital bénéficient automatiquement de la prise en charge gratuite de leurs frais médicaux, conformément au décret n°2024-996 du 20 novembre 2024. Un mécanisme qui place l’urgence médicale au-dessus des considérations administratives ou financières. La journée inaugurale a débuté à la salle des fêtes de la mairie d’Aboisso par une conférence consacrée aux enjeux de la sécurité routière et à la mission du FGA. Autorités administratives, élus locaux, chefs traditionnels, guides religieux, forces de défense et de sécurité, transporteurs, assureurs, organisations de la société civile et médias ont répondu présents, témoignant de l’intérêt porté à ce dispositif de protection des usagers de la route. Représentant le Président du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), le Professeur Alphonse Kadjo a salué une initiative qui contribuera à améliorer significativement la prise en charge des blessés. Selon lui, la présence du FGA au sein de l’EPHR d’Aboisso est d’autant plus pertinente que les premières minutes suivant un accident sont déterminantes pour sauver des vies et limiter les séquelles. Il a qualifié cette implantation « d’avancée extraordinaire » compte tenu de sa position stratégique sur un corridor fortement fréquenté. Pour le Directeur Général du FGA, Koffi Noël Maizan, cette ouverture traduit la philosophie de l’institution : donner la priorité absolue à la vie humaine. Il a rappelé qu’aucune victime ne devrait être privée de soins faute de moyens financiers au moment où chaque minute est décisive. Même satisfaction du côté de l’EPHR d’Aboisso. Son directeur, Mickaël Nanock Brou, estime que l’arrivée du FGA représente un véritable soulagement pour les équipes médicales. Désormais, les soignants peuvent se consacrer entièrement aux urgences sans être confrontés à la question immédiate du financement des soins. Cette inauguration s’inscrit dans le cadre du FGA Tour Aboisso 2026, organisé du 13 au 16 octobre sous le parrainage du ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly. La caravane a permis de sensibiliser les populations, les étudiants de l’INFAS, les professionnels de santé ainsi que les forces de sécurité aux enjeux de la sécurité routière et à la prise en charge des victimes d’accidents. Après Agboville et Abengourou, Aboisso constitue la troisième étape de cette campagne nationale de proximité. Le Fonds de Garantie Automobile ambitionne d’étendre davantage son réseau afin de porter à 26 le nombre de bureaux de liaison sur l’ensemble du territoire d’ici 2027, renforçant ainsi l’accès rapide aux soins pour les victimes d’accidents de la circulation partout en Côte d’Ivoire. Yoann APIA