°C

 Boxe : Tony Yoka clarifie sa position et reste sous bannière française

Après avoir semé le trouble avec l’annonce de l’obtention d’une licence congolaise, Tony Yoka a tenu à lever toute équivoque. Le champion olympique 2016 des poids lourds a affirmé, mardi 23 février 2026, qu’il conservait sa nationalité sportive française et qu’il n’était « pas question » pour lui de représenter la République démocratique du Congo en compétition internationale. Au soir du lundi 23 février, le boxeur de 33 ans publiait sur son compte X un message annonçant sa fierté de « faire rayonner la République démocratique du Congo aux yeux du monde », accompagné d’une photo de sa licence de boxe professionnelle congolaise. Il y rendait également hommage au ministre congolais des Sports, Didier Budimbu, saluant la confiance placée en lui dans cette « aventure ». Très vite, de nombreux médias ont relayé l’information, laissant entendre que le natif de Paris pourrait désormais combattre sous les couleurs congolaises, voire envisager une participation aux prochains Jeux olympiques avec la RDC. « Je suis et je resterai un champion olympique français » Face à l’ampleur des réactions, Tony Yoka a publié une vidéo de mise au point. « Il y a énormément d’informations qui circulent sur la toile ces dernières heures, dont 99% de fake news. Il n’est pas question que je change de nationalité sportive », a-t-il déclaré. Le boxeur a expliqué avoir effectué un séjour de deux semaines en République démocratique du Congo, pays d’origine de son père. Un voyage marqué par des rencontres avec sa famille, le ministre des Sports et le président de la République. Au cœur des discussions : un projet de création d’une académie de boxe à Kinshasa destinée à encadrer la jeunesse congolaise et à l’accompagner vers le haut niveau, notamment les Jeux olympiques. « Mais en aucun cas il n’est question que moi j’aille aux Jeux olympiques représenter la République démocratique du Congo. Je suis et je resterai un champion olympique français », a-t-il insisté, rappelant son attachement aux couleurs tricolores, qu’il avait portées jusqu’au sacre olympique à Rio en 2016. Reste la question de la licence professionnelle congolaise. Selon Tony Yoka, cette démarche est purement administrative et liée à son prochain combat prévu en fin d’année en RDC. « On a décidé avec mon adversaire de prendre notre licence au Congo, tout comme j’aurais pu la prendre aux États-Unis ou en Angleterre, où je m’entraîne. Ça n’a rien à voir avec ma nationalité sportive », a-t-il précisé. Fort de 12 victoires en 15 combats professionnels, le poids lourd entend ainsi dissiper tout malentendu. Une annonce officielle concernant son prochain affrontement est attendue dans les prochaines 48 heures.

Salon International de l’Agriculture 2026 : la FPH-CI met en lumière le potentiel du bois et de la graine d’hévéa ivoiriens

La Fédération des OPA de Producteurs de la filière Hévéa de Côte d’Ivoire (FPH-CI) prendra part au Salon International de l’Agriculture (SIA) 2026, prévu du 21 février au 1ᵉʳ mars 2026 à Paris, Porte de Versailles en France. Une édition particulière qui consacre la Côte d’Ivoire comme Pays à l’honneur, offrant une vitrine stratégique aux acteurs du monde agricole ivoirien.

Restitution du tambour parleur « Djidji Ayôkwè » : un acte historique entre la Côte d’Ivoire et la France

La cérémonie officielle de restitution du tambour-parleur « Djidji Ayôkwè », spolié au peuple Bidjan en 1916, s’est tenue le vendredi 20 février 2026 au Musée du quai Branly – Jacques Chirac à Paris. 
La signature de l’acte de restitution a été effectuée par Rachida Dati, ministre de la Culture de la République française, et Françoise Remarck, ministre de la Culture et de la Francophonie de la République de Côte d’Ivoire. Un moment solennel, marqué par une forte charge symbolique, scellant officiellement le retour de cette pièce emblématique du patrimoine ivoirien.

Justice : Le procès en appel du Rassemblement National s’ouvre à Paris, Marine Le Pen face à un tournant décisif

Le procès en appel de Marine Le Pen, du Rassemblement national (RN), et de onze autres prévenus s’ouvre ce mardi 13 janvier à Paris et se poursuivra jusqu’au 11 février. Une décision est attendue à l’été. Condamnée en première instance à quatre ans d’emprisonnement et à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, la cheffe de file de l’extrême droite française joue une part essentielle de son avenir politique et présidentiel.

RDC : Roger Lumbala condamné à 30 ans de réclusion criminelle

L’ex-chef rebelle congolais Roger Lumbala a été condamné, ce lundi 15 décembre, à 30 ans de réclusion criminelle par la justice française à Paris pour complicité de crimes contre l’humanité commis par ses troupes en 2002-2003 dans l’est de la République démocratique du Congo.

Nicolas Sarkozy libéré après vingt jours de détention

L’ancien président français Nicolas Sarkozy est sorti de prison ce lundi 10 novembre 2025, à la suite d’une décision de la Cour d’Appel de Paris ordonnant sa remise en liberté. L’ex-chef d’État avait été incarcéré depuis vingt jours après sa condamnation dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle.

Littérature : Laurent Mauvignier remporte le Prix Goncourt 2025 avec La Maison vide

Le verdict du plus prestigieux prix littéraire français est tombé ce mardi 4 novembre, à 13 h, au restaurant Drouant à Paris. Le jury du Goncourt, présidé par Philippe Claudel, a couronné La Maison vide (Minuit) de Laurent Mauvignier, élu dès le premier tour du scrutin. Né à Tours en 1967, l’écrivain succède à Kamel Daoud, lauréat 2024, avec un roman monumental de 752 pages consacré aux blessures enfouies et aux silences familiaux sur quatre générations.

Laurent Mauvignier reporte le prestigieux prix littéraire français Goncourt avec « La maison vide »

Le verdict du plus prestigieux prix littéraire français est tombé ce mardi 4 novembre 2025, à 13 h, au restaurant Drouant à Paris. Le jury du Goncourt, présidé par Philippe Claudel, a couronné La Maison vide (Minuit) de Laurent Mauvignier, élu dès le premier tour du scrutin. Né à Tours en 1967, l’écrivain succède à Kamel Daoud, lauréat 2024, avec un roman monumental de 752 pages consacré aux blessures enfouies et aux silences familiaux sur quatre générations. La Maison vide est une plongée intime dans l’histoire familiale de l’auteur, où se croisent mémoire, honte et transmission. Mauvignier s’y inspire d’un épisode tragique : l’humiliation de sa grand-mère, tondue à la Libération, sous le regard de son père alors âgé de sept ans. De ce souvenir est né un texte viscéral et exigeant, salué par le jury comme un « roman fondamental ». « C’est une récompense énorme, confie l’écrivain ému à son arrivée à Drouant. Ce livre vient de l’enfance et de plusieurs générations. » Fidèle à son style sensible et rigoureux, Mauvignier poursuit sa quête des « choses qu’on ne peut pas dire ». Pour lui, l’écriture est un acte total, presque vital : « Quand vous écrivez, toute votre vie passe et est consommée par l’écriture », déclarait-il récemment. Son œuvre interroge la transmission des non-dits, les traumatismes familiaux et la mémoire collective. Lauréat de nombreux prix depuis Loin d’eux (1999), il s’est imposé comme l’un des grands stylistes français contemporains. Fils d’un ouvrier et d’une femme de ménage, Laurent Mauvignier a grandi en Touraine dans un milieu modeste. Diplômé des Beaux-Arts de Tours, il a d’abord exercé comme plasticien avant de se tourner vers l’écriture. Ses romans, dont Des hommes (2009) et Autour du monde (2014), scrutent les blessures intimes et les drames collectifs, de la guerre d’Algérie au tsunami japonais. Avec La Maison vide, Laurent Mauvignier rejoint la lignée des grands lauréats du Goncourt. Une consécration symbolique (dotée de dix euros) mais gage de triomphe en librairie. « Toute vie est un roman », aime à dire celui qui, depuis plus de vingt ans, n’a cessé de donner voix à l’indicible. La dernière sélection de ce Goncourt 2025, dévoilée le 28 octobre dernier, opposait trois autres œuvres, notamment La Nuit au cœur, de Nathacha Appanah (Gallimard), Kolkhoze, d’Emmanuel Carrère (P.O.L) ainsi que Le Bel Obscur, de Caroline Lamarche (Seuil).

Sous haute tension, Shein ouvre à Paris son premier magasin pérenne au monde

Malgré les sanctions administratives et l’enquête judiciaire ouverte pour la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine, le géant de l’e-commerce asiatique Shein ouvre mercredi son premier magasin physique et pérenne au monde à Paris. Signe de la portée hautement polémique de cette ouverture à 13H00, au 6e étage du BHV dans le centre de la capitale française, des forces de police étaient présentes dès mardi soir autour du magasin. L’arrivée de la plateforme, fondée en 2012 en Chine et désormais basée à Singapour, cristallise les tensions autour de la régulation du commerce en ligne et de la mode jetable ultra-éphémère. Dernier épisode en date: la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine sur son site internet constatée par la Répression des fraudes, qui a déclenché un tollé politique et l’ouverture d’une enquête judiciaire. Shein a depuis assuré qu’elles avaient été retirées de la plateforme et avoir mis en place une interdiction totale des produits de type « poupées sexuelles ». Visée par une proposition de loi anti fast-fashion, l’entreprise a déjà reçu cette année en France trois amendes pour un total de 191 millions d’euros, pour non-respect de la législation sur les cookies, fausses promotions, informations trompeuses et non-déclaration de microfibres plastiques. Depuis son annonce début octobre, le gouvernement, la mairie de Paris, des élus, des associations et des acteurs du secteur textile français ont fustigé son implantation en France. Jusqu’ici exclusivement disponible en ligne et dans des magasins éphémères, l’entreprise franchit mercredi une étape stratégique avec son implantation durable. Et pas n’importe où: dans un emblématique symbole du commerce parisien, le BHV, un joyau art déco situé face à l’hôtel de ville parisien. « Une erreur stratégique » et « un danger », a déploré mercredi le ministre français de la Ville, Vincent Jeanbrun, sur TF1. Son collègue à l’Industrie, Sébastien Martin, a lui dénoncé chez Shein « une stratégie (…) d’agressivité qui est aussi une politique d’attaque de nos valeurs », avant de pointer du doigt en creux le BHV: « certains acteurs économiques devraient remettre un petit peu de morale dans leur action, y compris les magasins qui décident d’accueillir ces rayons-là », a-t-il dit sur Public Sénat. « Le BHV fait entrer le loup dans la bergerie », s’est alarmé le coprésident de l’organisation patronale Impact France, Pascal Demurger, sur Franceinfo, pour qui « le low-cost, c’est le chômage ». Frédéric Merlin, le patron de la Société des grands magasins (SGM), propriétaire du BHV depuis 2023, a rétorqué que « Shein, c’est 25 millions de clients en France », mercredi sur RTL, opposant la popularité du géant asiatique aux griefs des responsables politiques. – Bientôt cinq autres magasins Shein – Si Shein est autant décrié, outre les accusations de recours à des sous-traitants sous-payés et des pratiques supposées néfastes pour l’environnement, c’est aussi parce qu’il est accusé de causer la ruine du secteur du textile et des petits commerces. Ces derniers sont particulièrement touchés par la déferlante de produits conçus en Asie, majoritairement en Chine. En 2024, 4,6 milliards de colis à moins de 150 euros ont été importés dans l’UE. Le nombre de ces colis, exemptés de droits de douane, double tous les deux ans au rythme actuel. Frédéric Merlin a déjà assuré que les produits vendus dans ce magasin ne sont pas ceux de la « marketplace » de Shein et qu’ils répondent aux normes européennes. Avant même l’arrivée de Shein au BHV, plusieurs marques françaises ont fui le grand magasin, dénonçant un partenariat en contradiction avec leurs valeurs et leurs intérêts. L’intersyndicale des salariés y est également opposée. Reste à voir si les consommateurs répondront présent. Selon une étude de l’application de shopping Joko, Shein était en 2024 l’enseigne de mode où les Français ont dépensé le plus. Cinq autres boutiques Shein ouvriront dans le reste de la France prochainement. Les grands magasins qui les hébergeront ne seront plus des Galeries Lafayette mais des « BHV », le groupe Galeries Lafayette ayant rompu son contrat avec la SGM pour ne pas être associé à Shein.

ic_fluent_live_24_regularCreated with Sketch.

Nos chaînes TV & Radio