Brésil : au moins 36 morts et 33 disparus après des pluies torrentielles dans le Minas Gerais

Au moins 36 personnes ont perdu la vie et 33 autres sont toujours portées disparues dans le sud-est du Brésil, frappé par des pluies torrentielles d’une rare intensité. Le dernier bilan officiel communiqué mercredi 24 février 2026 fait état d’importants dégâts dans l’État du Minas Gerais, où la défense civile nationale a été placée en « alerte maximale ».
Mexique : vague de violences après la mort d’El Chenco, chef du cartel CNJNG

Le Mexique est en état d’alerte ce lundi 23 février 2026 après une flambée de violences déclenchée par la mort de Nemesio Oseguera, alias “El Mencho”, chef du puissant Cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), tué lors d’une opération militaire menée avec le soutien des États-Unis.
Le Prince Andrew arrêté dans une affaire qui secoue la monarchie britannique

Le jeudi 19 février 2026, le prince Andrew, connu sous le nom d’Andrew Mountbatten-Windsor a été interpellé par la police britannique pour soupçons de manquement à ses fonctions publiques à la suite de révélations contenues dans les dossiers liés à Jeffrey Epstein. Selon les autorités, les documents récemment rendus publics suggèrent qu’Andrew aurait partagé des informations confidentielles lorsqu’il exerçait en tant qu’envoyé spécial du Royaume-Uni pour le commerce international. Ces accusations, jugées graves, ont conduit à son arrestation le jour même de son 66ᵉ anniversaire. Après plusieurs heures d’interrogatoire, il a été libéré sous enquête, mais reste sous le coup d’investigations approfondies. La police a confirmé que des perquisitions étaient en cours à Royal Lodge la résidence d’Andrew, afin de recueillir des preuves supplémentaires. Cette opération, qui s’est prolongée sur plusieurs jours, illustre la détermination des enquêteurs à faire toute la lumière sur l’affaire. Du côté du palais, le roi Charles III a indiqué que la famille royale coopérerait pleinement avec les autorités, tout en refusant de commenter davantage une enquête en cours. Cette arrestation ravive les polémiques autour du prince Andrew, déjà fragilisé par ses liens avec Epstein et par son retrait de la vie publique en 2019. L’affaire soulève de nombreuses interrogations sur la transparence et la responsabilité des membres de la monarchie. Elle pourrait avoir des répercussions durables sur l’image de la famille royale britannique, dans un contexte où la confiance du public est déjà mise à l’épreuve. Yoann APIA
Jesse Jackson, une voix des droits civiques qui a aussi marqué la Côte d’Ivoire, est décédé à 84 ans

Le révérend américain Jesse Jackson, figure emblématique de la lutte pour les droits civiques aux États-Unis et ancien candidat aux primaires démocrates, est décédé mardi 17 février 2026 à l’âge de 84 ans. Compagnon de route de Martin Luther King Jr., orateur charismatique et infatigable militant pour l’égalité, il aura porté pendant plus d’un demi-siècle un combat qui a dépassé les frontières américaines, jusqu’en Côte d’Ivoire où il s’était engagé pour la paix. La cause de son décès n’a pas été précisée dans l’immédiat, mais Jackson avait été hospitalisé en novembre pour un traitement visant à réguler sa tension artérielle, alors qu’il était suivi pour une progressive supranuclear palsy (PSP), « un trouble neurologique rare qui affecte les mouvements du corps, la marche et l’équilibre, ainsi que les mouvements des yeux », selon l’Institut national américain des troubles neurologiques et des accidents vasculaires cérébraux. Il avait annoncé en 2017 qu’on lui avait diagnostiqué la maladie de Parkinson. De la ségrégation au combat pour l’égalité Né le 8 octobre 1941 à Greenville, en Caroline du Sud, sous le nom de Jesse Louis Burns, il grandit dans le « Vieux Sud » ségrégué. Issu d’un milieu modeste, confronté très tôt aux discriminations raciales, il forge progressivement sa conscience politique. Brillant sportif, il obtient en 1959 une bourse pour l’Université de l’Illinois, mais quitte l’établissement, dénonçant un climat discriminatoire, pour rejoindre une université historiquement noire. Diplômé en sociologie en 1964, il poursuit des études de théologie. En juin 1968, quelques semaines après l’assassinat de Martin Luther King, dont il était proche et auprès duquel il se trouvait à Memphis, il est ordonné pasteur baptiste. Il restera fidèle toute sa vie à cette Église évangélique. En 1971, il fonde l’organisation PUSH (People United to Serve Humanity), dédiée à la défense des droits des Afro-Américains et des plus démunis. Manifestations et boycotts deviennent ses armes politiques. En 1984, il crée la Rainbow Coalition, élargissant son combat à d’autres minorités : chômeurs, petits agriculteurs ou encore aux mères célibataires. Les deux structures fusionneront en 1996 pour former Rainbow/PUSH Coalition. L’homme qui a ouvert la voie à la Maison Blanche À deux reprises, en 1984 et 1988, Jesse Jackson se présente aux primaires du Parti démocrate. Avec un programme résolument progressiste prévoyant la hausse des impôts pour les plus riches, l’assurance maladie universelle et la réduction du budget militaire, il obtient 18 % des voix en 1984 et 29 % en 1988. Il devient alors la personnalité noire la plus en vue à avoir sérieusement convoité la Maison Blanche. Vingt ans plus tard, en 2008, l’élection de Barack Obama concrétise en partie le rêve qu’il avait contribué à rendre possible. Si des tensions publiques ont ponctué leur relation durant la campagne, Jackson avait finalement salué un moment « historique » pour l’Amérique. Opposé à la guerre en Irak en 2003, militant contre les armes nucléaires et en faveur d’un État palestinien, il a également pris part aux mobilisations après la mort de George Floyd. Son engagement constant l’a conduit à parcourir le monde, rencontrant chefs d’État et responsables politiques. En juillet 2021, il est reçu à l’Élysée par Emmanuel Macron, qui lui remet la Légion d’honneur. Malgré la maladie de Parkinson révélée quelques années plus tôt, il poursuit ses déplacements et ses prises de parole. Une médiation remarquée en Côte d’Ivoire L’empreinte internationale de Jesse Jackson s’est également inscrite en Côte d’Ivoire. En août 2009, il effectue une visite de trois jours à Abidjan dans un contexte préélectoral sensible. Durant son séjour, il rencontre les principaux acteurs politiques, dont le président et le Premier ministre de l’époque, appelant à un scrutin apaisé. Devant des responsables religieux, il exhorte à l’abandon des armes et à la réconciliation nationale. Son message est clair : privilégier le dialogue et la non-violence. Son passage marque durablement les esprits. À Yopougon, un complexe sportif porte son nom, symbole d’un engagement en faveur de la jeunesse et du vivre-ensemble. L’infrastructure, rénovée avec l’appui de la FIFA, accueille compétitions et événements communautaires. À Krindjabo, localité du Sud-Comoé, il est également honoré, renforçant les liens symboliques entre l’Afrique de l’Ouest et la communauté afro-américaine. Cette reconnaissance locale témoigne de l’écho particulier qu’a trouvé son combat sur le continent africain. Un héritage politique et moral Père de cinq enfants avec son épouse Jacqueline, Jesse Jackson laisse l’image d’un homme de convictions, parfois controversé, mais toujours engagé. Son fils, Jesse Jackson Jr., s’est lui aussi lancé en politique sous la bannière démocrate. Trop progressiste pour accéder à la présidence, selon certains observateurs, il n’en demeure pas moins une figure centrale de la vie politique américaine contemporaine. Orateur talentueux, stratège militant et médiateur international, il aura incarné une génération de leaders façonnés par le combat pour les droits civiques. De Greenville à Abidjan, sa voix aura porté un même message : celui de l’égalité, de la justice et du dialogue.
Canada : une fusillade fait dix morts et 27 blessés dans un collège-lycée de Tumbler Ridge

Une fusillade d’une rare violence a endeuillé le Canada mardi 10 février. Dix personnes, dont l’assaillant présumé, ont été tuées dans un collège-lycée et dans une résidence voisine à Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique. Vingt-sept autres personnes ont été blessées, dont deux grièvement, selon les autorités. Il s’agit de l’une des tueries les plus meurtrières survenues dans le pays ces dernières années
Les États-Unis suspendent toute leur activité avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

Les États-Unis ont officiellement suspendu toute leur activité avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une décision qui marque une rupture historique dans la gouvernance sanitaire internationale. L’information a été révélée ce jeudi 22 janvier dans un communiqué de Health and Human Services (HHS). Le Département américain de la Santé et des Services sociaux, conjointement avec le Département d’État, a annoncé que ce départ résulte de critiques persistantes concernant la gestion de la pandémie de COVID-19 par l’OMS. Selon les autorités américaines, l’organisation a tardé à déclarer l’urgence sanitaire mondiale et la pandémie, perdant ainsi des semaines cruciales face à la propagation du virus. Elles dénoncent également une influence politique jugée excessive de certains États membres ainsi qu’un manque de réformes structurelles après la crise. Le processus de retrait, initié par le président Donald Trump le 20 janvier 2025, s’est étalé sur un an. Durant cette période, les États-Unis ont cessé tout financement, retiré leur personnel et réorienté leurs activités vers des partenariats bilatéraux avec d’autres pays et organisations. Robert F. Kennedy Jr., secrétaire à la Santé, et Marco Rubio, secrétaire d’État, ont confirmé que les États-Unis ne maintiendront désormais qu’une collaboration limitée avec l’OMS. Les critiques américaines visent notamment la gestion initiale de l’épidémie en Chine, accusée de sous-déclaration et de dissimulation d’informations, ainsi que la minimisation par l’OMS des risques de transmission asymptomatique et aérienne. L’absence de réformes significatives après la pandémie a, selon Washington, érodé la confiance internationale dans l’organisation. Malgré ce retrait, les États-Unis entendent conserver leur rôle de leader en matière de santé mondiale. Le gouvernement prévoit de renforcer ses collaborations avec des États partenaires, le secteur privé et des ONG, en mettant l’accent sur la biosécurité, l’innovation et la réponse rapide aux crises sanitaires. ✍ Yoann Apia
Donald Trump ravive la polémique sur le Groenland et brandit la menace de sanctions commerciales face au refus du Danemark et de ses alliés

Le président américain Donald Trump a relancé ce vendredi sa volonté de s’emparer du Groenland, territoire autonome danois qu’il juge essentiel à la sécurité nationale des États-Unis, en menaçant d’imposer des droits de douane aux pays qui ne soutiendraient pas cette position.
Capture de Nicolás Maduro : l’ONU face à une ligne rouge du droit international

L’arrestation spectaculaire du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines, dans la nuit du 3 janvier 2026 à Caracas, a provoqué une onde de choc diplomatique majeure et ravivé les tensions au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies. Transféré à New York avec son épouse, Cilia Flores, le chef de l’État déchu a été présenté devant un tribunal fédéral américain, tandis que Washington revendiquait une opération de « justice » fondée sur des mandats pour trafic de drogue et autres crimes.
Hong Kong : au moins 13 morts dans l’incendie de plusieurs immeubles

Au moins 13 personnes ont péri dans un incendie ayant éclaté mercredi 26 novembre 2025 dans un complexe résidentiel de Hong Kong, ont indiqué les autorités, tandis que des médias locaux, citant la police, font état de personnes bloquées à l’intérieur des immeubles en feu.
Brésil : L’ex-président Jair Bolsonaro commence à purger ses 27 ans de prison ferme pour tentative de putsch

L’ex-président brésilien Jair Bolsonaro a commencé, le mardi 25 novembre 2025, à purger sa peine de 27 ans de prison ferme, pour tentative de coup d’État contre son rival et actuel chef d’État Luiz Inacio Lula da Silva, après l’épuisement de tous ses recours, a annoncé la Cour suprême.