Abidjan accueille la finale de la Coupe de la Ligue Féminine de Football Professionnel (LFFP) entre l’OL Lyonnes et le PSG, le 14 mars prochain

Le football féminin s’apprête à vivre un moment historique en Côte d’Ivoire. Le 14 mars prochain, Abidjan va accueillir la finale de la première édition de la Coupe de la Ligue Féminine de Football Professionnel (LFFP). Cette rencontre opposera deux géants du football français : l’Olympique Lyonnais Féminin, surnommé les Lyonnes, et le Paris Saint-Germain. Organisée par la Ligue Féminine de Football Professionnel, cette compétition rassemble les clubs de Première et Seconde Ligues, offrant une nouvelle vitrine au football féminin. En choisissant Abidjan comme ville hôte, les organisateurs entendent donner une dimension internationale à l’événement et renforcer la visibilité du sport féminin sur le continent africain. Le stade Félix-Houphouët-Boigny sera le théâtre de ce choc attendu. L’OL Lyonnes, habitué des grandes finales et auréolé de nombreux titres européens, affrontera un PSG déterminé à inscrire son nom au palmarès de cette nouvelle compétition. Au-delà du duel sportif, cette finale symbolise l’essor du football féminin et son rayonnement au-delà des frontières européennes. La rencontre sera retransmise en direct sur la chaîne L’Équipe, permettant aux supporters du monde entier de suivre ce rendez-vous. Pour la Côte d’Ivoire, accueillir une telle finale est une opportunité de mettre en avant ses infrastructures sportives et de confirmer son rôle croissant dans l’organisation d’événements internationaux. Yoann APIA
Le PSG sur un fil face à la perpétuelle menace des blessures

Le spectre des blessures n’en finit pas de planer sur le PSG qui a de nouveau perdu mardi deux éléments majeurs face au Bayern Munich (défaite 2-1), Ousmane Dembélé et Achraf Hakimi, le reste de l’équipe n’étant pas non plus épargné par la fatigue. Le club parisien, peu gêné l’année dernière par les pépins physiques, n’arrive décidément pas à vider son infirmerie cette saison. Quasiment au complet mardi soir – hormis Désiré Doué -, le PSG retient désormais son souffle à propos du Ballon d’Or et du latéral marocain. Après la blessure à une cuisse de Doué mercredi dernier, Luis Enrique préférait mettre l’accent sur la « récupération » récente de la plupart de ses joueurs, mais mardi soir il n’a pu que constater les dégâts. Qu’il paraît loin le sourire d’Ousmane Dembélé lors de la cérémonie du Ballon d’Or en septembre. Contre le Bayern au Parc des Princes, la mine était sombre. La raison n’en était pas son but refusé par l’arbitrage vidéo, mais bien de mauvaises sensations. Luis Enrique a assuré que sa sortie n’avait « rien à voir » avec sa blessure à l’ichio-jambier droit de septembre, qui avait éloigné le numéro 10 pendant un mois et demi et qui semblait avoir ressurgi contre Nice samedi. – Staff affolé – Jusque-là imperméable aux soucis physiques, Achraf Hakimi a lui été victime d’un coup du sort: non pas une blessure de fatigue due à une trop longue saison dernière, mais à cause du tacle mal maîtrisé de Luis Diaz, qui a pris en tenaille sa cheville gauche. « J’étais triste de ne pas avoir pu finir le match avec mes coéquipiers, mais fier de leur incroyable effort. Je souhaite à Hakimi un retour rapide sur le terrain », a réagi mercredi sur Instagram le Colombien. « Ne cherchez pas la polémique là où il n’y en a pas. Désolé pour ta blessure. Bon rétablissement », a insisté le défenseur du Bayern Dayot Upamecano. La douleur et les pleurs de Hakimi, sorti avec le soutien d’un staff affolé, ont plané sur le reste du match. Les deux joueurs devaient passer des examens mercredi dans la matinée dont une IRM pour le Marocain, a indiqué mardi soir le club à l’AFP, sans préciser la nature des blessures. L’inquiétude est grande en particulier pour Hakimi, aux performances impressionnantes et régulières depuis deux ans. Si une journaliste de l’AFP l’a vu esquisser un sourire en coulisses après le match, la jambe droite enserrée dans une botte, le Maroc tremble pour son meilleur joueur à l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations, le 21 décembre. Son indisponibilité pendant plusieurs semaines va forcément mettre en lumière l’absence d’un véritable spécialiste pour le remplacer au poste de latéral droit. Le PSG, qui a décidé sciemment de ne pas recruter cet été, va devoir une nouvelle fois composer et se pencher sur le sujet lors du mercato hivernal. – Mea culpa de Luis Enrique – Sans autre latéral droit de métier, plusieurs possibilités se dégagent tout de même pour le suppléer: Warren Zaïre-Emery l’a déjà souvent remplacé mais le « titi » revient bien ces derniers matches à son poste naturel, dans l’entre-jeu. L’aligner dans le couloir pourrait lui faire perdre de nouveau ses repères. L’autre milieu Joao Neves peut aussi dépanner à ce poste, comme le défenseur central Marquinhos. Il y a aussi l’option « titi » avec David Boly, 16 ans et arrière droit. Plus largement mardi, le PSG est apparu émoussé, dépassé physiquement et mentalement contre le Bayern, une machine parfaitement huilée qui vient de gagner son 16e match d’affilée, même réduit à 10 la moitié du match. « On a beaucoup de joueurs pas à 100%, moi y compris », a confié Marquinhos, fautif sur le deuxième but. Il évoque ceux de retour de blessure comme Joao Neves et Fabian Ruiz, ou ceux qui ont eu des pépins à divers niveaux comme Khvicha Kvaratskhelia et Bradley Barcola. Cela « commence à tirer » au niveau de la fatigue, ont avoué mardi soir ces deux derniers. Luis Enrique a fait un mea culpa, lui qui avait souhaité aligner son équipe type: « Quand tu récupères des blessés, ils ne sont pas en forme, pas à 100%. C’est quelque chose qu’il faut que je gère mieux. Même avec mon expérience, il faut que je m’améliore beaucoup là-dessus ».
Mbappé et le PSG en audience aux prud’hommes de Paris le 17 novembre

L’attaquant français Kylian Mbappé et son ancien club, le Paris Saint-Germain, sont convoqués le 17 novembre pour une audience aux prud’hommes de Paris dans le cadre d’un des volets du contentieux qui les oppose, a appris mercredi l’AFP de source judiciaire. Le joueur madrilène, qui a quitté le PSG à l’été 2024, « demande la requalification » de son contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée, a précisé cette source judiciaire à l’AFP. L’audience aura lieu le lundi 17 novembre, à 13H00 (12H00 GMT). Depuis plusieurs mois, Mbappé demande, entre autres, le versement des trois derniers mois de salaire de son contrat de travail ainsi que des primes de signature et d’éthique. L’affaire sera directement jugée, sans passer par une procédure de conciliation, compte tenu des griefs qui sont faits, a détaillé cette source. La décision devrait intervenir dans plusieurs mois. Contacté par l’AFP, l’entourage de Mbappé n’avait pas répondu dans l’immédiat. Depuis plusieurs mois, Mbappé, parti libre au Real Madrid à l’été 2024, multiplie les procédures judiciaires. Il demande, entre autres, le versement de 55 millions d’euros, correspondant aux trois derniers mois de salaire de son contrat de travail ainsi que des primes de signature et d’éthique, tous impayés. Selon son entourage, aucun accord pour y renoncer n’a existé entre lui et le club. Un « récit fantasque », affirme le PSG, qui pointe des réunions au coeur de l’été 2023 en vue de réintégrer le joueur, mis à l’écart lors du début de saison, dans l’équipe. Le club assure que les deux parties avaient noué un accord verbal stipulant que le joueur, appelé à partir sans indemnité de transfert, abandonnait une partie des sommes dues en fin de son contrat pour préserver la santé financière du club. Un « fantasme », selon le camp Mbappé. Dans ce dossier, le joueur avait obtenu en avril la saisie conservatoire des 55 millions sur les comptes du PSG, mais cette décision a ensuite été annulée le 26 mai par la justice. Selon une source proche du dossier, cette somme reste saisie jusqu’à l’audience d’appel, dont la date n’est toujours pas connue. Les deux camps ont longtemps ferraillé devant les instances sportives, qui se sont dites inaptes à faire exécuter leurs décisions favorables au joueur. Dans le volet pénal, en juillet, la star du Real Madrid a retiré sa plainte pour harcèlement moral et tentative d’extorsion visant son ancien club, déposée le 16 mai. En dépit de ce retrait, l’information judiciaire contre X pour harcèlement moral était toujours en cours cet été. Par cette plainte, Kylian Mbappé voulait dénoncer notamment son placement à l’été 2023 dans le « loft » du PSG. Cette pratique, récurrente dans les clubs de football, consiste à mettre des joueurs à l’écart de l’effectif et fait déjà l’objet de plusieurs enquêtes à Paris.