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Législatives 2025 : Le RHDP, le parti d’Alassane Ouattara publie la liste de ses candidats

Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a rendu publique, jeudi 6 novembre 2025, la liste officielle de ses candidats pour les élections législatives prévues le 27 décembre prochain. Cette liste met en évidence la diversité et l’ancrage du parti au pouvoir sur l’ensemble du territoire national. Plusieurs membres du gouvernement, des directeurs généraux ainsi que des présidents d’institutions, y figurent en bonne place. À Agboville, le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, défendra les couleurs du parti, tandis qu’à Touba commune, c’est le ministre, Moussa Sanogo, qui est en lice. À Boundiali, la ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, Mariatou Koné, sera candidate, tout comme Bruno Nabagné Koné à Kouto et Anne Désirée Ouloto, ministre d’État, à Toulepleu. Le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, conduit la liste du RHDP dans sa circonscription d’origine, à Songon. Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Souleymane Diarrassouba, est engagé à Yamoussoukro, tandis qu’à Botro, le ministre, Assahoré Konan Jacques, brigue un siège. À Bouaké, le ministre des Transports, Amadou Koné, sera en compétition, alors que Myss Belmonde Dogo représentera le parti à Gagnoa. Kobenan Kouassi Adjoumani défend les couleurs du RHDP à Tanda, Séré Doh Célestin à Bangolo, Adom Houadja Léon à Abengourou et Siandou Fofana, à Agnibilékrou. À Dabakala, le choix du parti s’est porté sur Kalil Ibrahim Konaté, tandis qu’à Adzopé, c’est le ministre d’État, Patrick Achi, conseiller spécial du Président de la République, qui a été désigné. À Dimbokro, le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, est en lice. À Korhogo, le parti a porté ses choix sur les ministres Amadou Coulibaly et Sangafowa-Coulibaly. À Aboisso, le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Eugène Aka Aouélé, portera les couleurs du parti, tandis qu’à Adiaké, le directeur général du Port autonome d’Abidjan, Hien Sié Yacouba, est candidat. Dans le district d’Abidjan, le RHDP a procédé à plusieurs réaménagements. À Abobo, le ministre d’État et président du Conseil régional du Tchologo a été choisi pour conduire la liste du parti. À Yopougon, le président de l’Assemblée nationale, maire de la commune et député d’Agboville, représentera le RHDP, aux côtés du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara. À Marcory, le ministre des Eaux et Forêts, Laurent Tchagba, coordonnateur principal du parti dans la commune, conduira la liste du RHDP, avec pour mission de ravir cette circonscription à l’opposition. À Koumassi, le ministre-gouverneur du district autonome d’Abidjan, Cissé Ibrahima Bacongo, mènera également la liste du parti présidentiel. Au total, 255 sièges sont à pourvoir pour la législature 2025-2030. Le RHDP devra affronter le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), plusieurs formations de l’opposition ainsi que des candidats indépendants. Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), pour sa part, a décidé, à l’issue d’un comité central, de ne pas prendre part aux législatives de 2025. Le président du parti, Laurent Gbagbo, a jugé la période de dépôt des candidatures trop courte et a demandé un report du scrutin afin de permettre une participation plus inclusive et effective. AIP

Arrestation de Damana Adia Pickass, Vice-président du PPA-CI : La Justice ivoirienne donne les raisons de son interpellation

Le Vice-Président du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Damana Adia Pickass, a été interpellé mardi 4 novembre 2025 à Bingerville, près d’Abidjan par la Police nationale, a annoncé le Procureur de la République dans un communiqué. Selon la note, cette arrestation intervient dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’appels “à l’insurrection populaire et au renversement des institutions de la République”, lancés depuis l’interdiction d’une marche politique projetée le 11 octobre 2025 par deux formations de l’opposition. Le parquet précise que ces appels, attribués notamment à Damana Adia Pickass, auraient conduit à la formation d’attroupements armés et non armés, à des violences dans plusieurs localités du pays, ainsi qu’à des atteintes à la sécurité nationale. Ces actes auraient provoqué, selon la même source, “des assassinats, des vols à main armée, des destructions de biens publics et privés, des incendies et des entraves au vote lors du scrutin présidentiel du 25 octobre 2025”. “Tous les auteurs, complices et commanditaires de ces faits, quelle que soit leur qualité, seront recherchés, interpellés et jugés conformément aux dispositions légales”, a averti le Procureur de la République, rappelant que “ces infractions ne resteront pas impunies”. Ancien leader de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) et figure historique de la mouvance pro-Gbagbo, Damana Adia Pickass est également coordinateur général du “Front commun”. Il avait déjà été condamné en février 2025 à dix ans de prison pour “atteinte à la défense nationale” et “association de malfaiteurs”, avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire. Son interpellation intervient dans un climat politique qui a été marqué, à l’approche de l’élection présidentielle du 25 octobre dernier, par une série d’incidents signalés à travers le pays. Les autorités judiciaires affirment vouloir “préserver l’ordre public” et “assurer la stabilité des institutions républicaines”, tandis que plusieurs cadres du PPA-CI dénoncent une “manœuvre d’intimidation” contre l’opposition. Aucune précision n’a encore été donnée sur le lieu de détention ni sur les suites de la procédure. L’enquête est confiée à la Section antiterroriste du Tribunal de Première Instance d’Abidjan.

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