Le ministère du Tourisme dresse le bilan 2025 et affine sa stratégie pour 2026

À l’heure du bilan et des projections, la Direction générale de l’Industrie touristique et hôtelière (DG-ITH) a réuni ses cadres à Assinie, le jeudi 5 mars, pour passer en revue les performances de 2025 et poser les jalons de l’année 2026. Les travaux se sont tenus sous la présidence du ministre du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana, et sous la conduite du Directeur général, Dr Fagama Klo. Près d’une quarantaine de responsables et cadres issus des différentes directions et cellules opérationnelles ont pris part à cet atelier stratégique, placé sous le signe de la concertation et du partage d’expériences. Pour les participants, cette rencontre marque une étape déterminante dans le renforcement de la gouvernance du secteur touristique, conformément aux orientations fixées par le ministre. Représentant le Directeur de cabinet, Andi Leal Daniel, l’Inspecteur Sobé Casimir Kouamé a rappelé les exigences de la stratégie « Sublime Côte d’Ivoire ». Selon lui, cette vision ambitieuse impose rigueur, cohérence et innovation. « Le bilan 2025 doit permettre d’évaluer objectivement nos acquis, mais aussi d’identifier nos défis afin que 2026 soit une année de consolidation et de rayonnement international », a-t-il déclaré. Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’intensifier la synergie entre les directions opérationnelles et de renforcer la qualité des services touristiques et hôteliers, condition essentielle pour positionner durablement la Côte d’Ivoire comme une destination de référence en Afrique. Dans son discours de cadrage, Dr Fagama Klo a qualifié l’atelier de « moment de vérité et de projection ». Il a souligné que l’analyse des insuffisances constatées en 2025 doit déboucher sur des solutions concrètes et une harmonisation efficiente des plans d’actions pour 2026. « Notre mission est de coordonner, d’évaluer et de garantir la performance des actions, dans le respect des orientations du Plan National de Développement 2026-2030 », a-t-il affirmé, mettant en avant l’approche participative et interactive adoptée pour aligner les interventions des différentes entités. Concrètement, les travaux ont porté sur la revue des réalisations du Programme 2 en 2025, l’identification des défis à relever en 2026, ainsi que l’harmonisation et la validation du Plan de Travail Annuel des directions concernées. À l’issue de cet exercice stratégique, la DG-ITH entend se doter d’une feuille de route claire, consolidée et validée, afin d’assurer une mise en œuvre efficace du Programme Tourisme et de consolider l’ambition de faire de la Côte d’Ivoire une destination incontournable.
RDC : plus de 200 morts dans un glissement de terrain sur le site minier de Gasasa près de Rubaya

Un glissement de terrain a frappé mardi 3 mars 2026 le site minier artisanal de Gasasa, situé à environ cinq kilomètres de Rubaya-Centre, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Alors que les recherches se poursuivent, le drame aurait déjà fait plus de 200 victimes, selon des estimations basées sur le nombre de personnes travaillant quotidiennement dans cette carrière.
États-Unis : la justice ordonne le remboursement de droits de douane illégaux liés à la politique commerciale de Donald Trump

Une décision judiciaire pourrait coûter très cher à l’administration américaine. Un juge de la Cour du commerce international des États-Unis (CIT) a ordonné mercredi 4 mars 2026 le lancement du processus de remboursement de droits de douane jugés illégaux, une mesure susceptible de concerner entre 130 et 175 milliards de dollars perçus auprès d’importateurs ces dernières années. La décision, rendue par le juge Richard Eaton, intervient à la suite d’un arrêt de la Cour suprême des États-Unis qui a estimé le mois dernier que certaines taxes à l’importation imposées dans le cadre de la politique commerciale de l’ancien président Donald Trump avaient été perçues de manière illégitime. Selon les estimations, plus de 130 milliards de dollars ont été collectés grâce à ces droits de douane. Des analyses du Penn‑Wharton Budget Model avancent même que le montant total des recettes douanières concernées pourrait dépasser 175 milliards de dollars. Dans son ordonnance, le magistrat a demandé au gouvernement fédéral de recalculer les coûts d’importation de millions de marchandises en excluant les tarifs jugés illégaux. L’objectif est de déterminer précisément les montants qui devront être restitués aux importateurs, avec intérêts. Aux États-Unis, les importateurs versent initialement un montant estimé lors de l’entrée de leurs produits sur le territoire. Ce montant est ensuite confirmé environ 314 jours plus tard au terme d’un processus administratif appelé « liquidation ». Lors d’une audience, le juge Eaton a estimé que l’administration douanière disposait déjà des moyens techniques nécessaires pour procéder aux remboursements. « Les douanes savent comment faire. Elles le font tous les jours », a-t-il déclaré, rappelant que les services douaniers procèdent régulièrement à des ajustements et remboursements après liquidation des déclarations d’importation. Une nouvelle audience est prévue afin d’obtenir des précisions sur l’organisation concrète de ces remboursements. Du côté de la U.S. Customs and Border Protection (CBP), l’agence chargée des douanes et de la protection des frontières, les autorités reconnaissent toutefois que la tâche s’annonce complexe. Dans des documents transmis au tribunal, l’administration indique que le recalcul des importations pourrait nécessiter l’examen manuel de plus de 70 millions de déclarations douanières. L’agence a ainsi demandé un délai pouvant aller jusqu’à quatre mois pour étudier les solutions techniques permettant de gérer ce vaste programme de remboursements. Pour certains spécialistes du commerce international, la portée de la décision pourrait être considérable. L’ancien responsable du département du Commerce américain Ryan Majerus estime que le texte du jugement suggère une approche globale: les importateurs seraient en droit de récupérer les droits de douane perçus au titre de l’IEEPA, sans restriction majeure. Le litige trouve son origine dans une plainte déposée par l’entreprise Atmus Filtration Technologies, qui affirme avoir payé environ 11 millions de dollars de droits de douane illégaux. Cette action s’inscrit dans une vague plus large de contentieux. Près de 2 000 plaintes ont déjà été déposées devant la juridiction commerciale américaine afin d’obtenir le remboursement de taxes instaurées sur la base de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA). La Cour suprême des États-Unis a en effet estimé que cette loi d’urgence ne permettait pas au président de fixer des tarifs commerciaux, une prérogative qui relève exclusivement du Congrès. Au total, plus de 300 000 importateurs, dont une majorité de petites et moyennes entreprises, auraient payé ces droits de douane. Beaucoup espèrent désormais que les autorités mettront en place un mécanisme automatisé pour récupérer les sommes versées, sans procédures judiciaires longues et coûteuses. Pour l’avocat spécialisé en commerce international George Tuttle, rien ne devrait empêcher l’administration douanière américaine de procéder aux remboursements. Toutefois, l’ampleur de l’opération laisse présager un processus administratif complexe et potentiellement long pour les autorités américaines.
Un homme retrouvé pendu sous le pont d’Adjamé-Liberté

Un homme d’environ 28 ans a été retrouvé mort tôt dans la matinée du jeudi 5 mars 2026 sous le pont Liberté, dans la commune d’Adjamé à Abidjan. L’intervention a mobilisé les équipes du Groupement des Sapeurs-Pompiers Militaires (GSPM), alertées pour un blessé.
Bayer West-Central Africa renforce son engagement envers une agriculture durable en Côte d’Ivoire

Bayer West-Central Africa a organisé une visite médiatique de son nouvel entrepôt de semences situé à PK28, dans la commune d’Abidjan, le mercredi 4 mars 2026. À travers cette initiative, l’entreprise met en lumière le renforcement de ses infrastructures agricoles en Afrique de l’Ouest et du Centre, ainsi que son engagement en faveur de l’autonomisation des petits exploitants agricoles grâce à des technologies semencières innovantes.
Alépé : deux accidents de moto font deux morts et un blessé grave

Deux accidents de la circulation impliquant des motocyclistes ont fait deux morts et un blessé grave, le mardi 3 mars 2026, dans la localité d’Alépé et ses environs, selon des informations relayées par l’Office national de la protection civile (ONPC).
Cherté des loyers : le gouvernement rappelle la limitation à deux mois de caution et deux mois d’avance

Face aux préoccupations persistantes liées à la cherté des loyers en Côte d’Ivoire, le gouvernement a rappelé les dispositions légales encadrant les conditions de location, notamment le plafonnement du nombre de mois exigés lors de la signature d’un bail.
Coupures d’électricité : le gouvernement évoque la chaleur et le vieillissement du réseau de distribution

Les coupures récurrentes d’électricité observées ces dernières semaines dans plusieurs localités de Côte d’Ivoire sont liées à des contraintes techniques sur le réseau de distribution, selon les explications du gouvernement.S’exprimant à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 4 mars 2026 au Palais présidentiel d’Abidjan, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a apporté des précisions sur les raisons de ces perturbations dans la fourniture d’électricité.
Mobilité urbaine à Abidjan : plus de 131 milliards FCFA de la Banque islamique de développement pour un vaste projet de transport

Le gouvernement ivoirien a ratifié un accord-cadre de financement d’un montant de 200 millions d’euros, soit un peu plus de 131 milliards de FCFA, conclu avec la Banque islamique de développement (BID) pour soutenir la mise en œuvre du Projet de mobilité urbaine durable et intégrée d’Abidjan. L’annonce a été faite le mercredi 4 mars 2026 par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue du Conseil des ministres tenu au palais présidentiel d’Abidjan-Plateau. Selon le ministre, cet accord de vente à tempérament, signé le 9 novembre 2025 entre la Côte d’Ivoire et la BID, permettra de financer une partie du Projet de mobilité urbaine durable et intégrée d’Abidjan, inscrit dans le cadre du Programme de mobilité urbaine soutenable du Grand Abidjan (PMUS-2040). « S’inscrivant dans le cadre du Programme de mobilité urbaine soutenable du Grand Abidjan, ce projet prévoit la réalisation de 164 kilomètres de lignes BRT (Bus Rapid Transit), de 65 kilomètres de lignes de métro, le développement du transport lagunaire et, plus globalement, la modernisation du transport public avec le déploiement d’un système de transport intelligent », a expliqué Amadou Coulibaly. Ce vaste programme vise à répondre aux défis de mobilité dans le Grand Abidjan, une métropole en forte croissance démographique où les besoins en infrastructures de transport deviennent de plus en plus pressants. L’objectif est notamment de fluidifier les déplacements urbains, réduire les embouteillages et améliorer la qualité du transport public. La première phase du projet portera sur la réalisation d’infrastructures jugées prioritaires. Elle comprend notamment la construction de ports lagunaires pour soutenir le développement du transport par voie d’eau, ainsi que la modernisation de plusieurs grands carrefours stratégiques. Trois pôles d’échanges multimodaux seront ainsi aménagés aux carrefours de Cocody Saint-Jean, de La Vie et d’Angré Pétro Ivoire. Ces plateformes permettront d’interconnecter différents modes de transport afin de faciliter les correspondances et d’optimiser la mobilité des usagers. Le projet prévoit également la réhabilitation de certaines voiries, l’amélioration du système de drainage urbain ainsi que la création de trottoirs et de pistes cyclables afin de promouvoir des modes de déplacement plus sûrs et plus durables. À travers cette initiative, les autorités ivoiriennes ambitionnent de transformer en profondeur le système de transport du Grand Abidjan et de poser les bases d’une mobilité urbaine plus moderne, intégrée et respectueuse de l’environnement.
Sommet sur l’avenir de la CEDEAO : Adama Dosso ouvre la consultation régionale à Abidjan

Le ministre délégué chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, Adama Dosso, a procédé le mardi 3 mars 2026 à Abidjan à l’ouverture officielle de la Consultation régionale en prélude au Sommet sur l’avenir de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).