Au sortir du Conseil des ministres du mercredi 3 juin 2026 à Abidjan, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a réaffirmé la volonté de l’exécutif de mettre en place un mécanisme électoral capable d’inspirer confiance à l’ensemble des acteurs nationaux. Cette déclaration intervient quelques jours après la prise de position de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire (CECCI), qui a salué la dissolution de la CEI tout en exprimant le souhait que l’organe appelé à lui succéder soit véritablement indépendant et moins exposé aux influences politiques.
Réunis en assemblée plénière du 25 au 31 mai 2026, les évêques avaient estimé que la décision du gouvernement constituait une réponse aux préoccupations exprimées depuis plusieurs années par divers acteurs de la vie sociopolitique nationale. Ils avaient également encouragé les autorités à poursuivre le processus dans un esprit de dialogue, de consultation et d’inclusion afin de garantir des élections transparentes, équitables et apaisées.
Réagissant à ces préoccupations, Amadou Coulibaly a assuré que le gouvernement partage cet objectif. « La préoccupation de l’Église catholique est prise en compte par le gouvernement », a-t-il déclaré, rappelant que dès l’annonce de la réforme, l’ambition affichée était de mettre en place « un mécanisme qui rassure tous les citoyens et tous les acteurs de la vie politique ».
Le ministre a toutefois souligné qu’il était encore prématuré de dévoiler les contours précis de cette future structure électorale. « Une fois que le mécanisme aura été adopté, les Ivoiriens en seront informés », a-t-il indiqué, tout en insistant sur la « ferme volonté » du gouvernement de préserver la confiance dans le processus.
Concernant la révision de la liste électorale, Amadou Coulibaly a précisé qu’elle sera organisée conformément aux textes en vigueur après l’adoption du nouveau mécanisme. Selon lui, le processus électoral se poursuivra normalement et les moyens nécessaires seront mobilisés afin de garantir la bonne tenue des opérations prévues.
Alors que les discussions se poursuivent entre acteurs politiques, religieux et membres de la société civile, le défi pour les autorités sera désormais de traduire cette volonté affichée en un dispositif électoral capable de faire consensus et de renforcer durablement la confiance des Ivoiriens dans leurs institutions démocratiques.