Le ministère des Transports et des Affaires maritimes a annoncé, vendredi 24 juillet 2026, la suspension de la société Diarra Transport ainsi qu’une série de sanctions administratives à son encontre. Ces décisions font suite aux conclusions préliminaires de l’enquête menée par le Bureau Enquête et Analyse Accident (BEA) sur l’accident de la circulation survenu le 13 juillet 2026 sur l’axe Touba–Biankouma ayant entraîné la mort de 39 personnes.
Dans un communiqué, le ministère rappelle qu’à la suite de ce drame, qui a causé d’importantes pertes humaines et des dégâts matériels, le ministre des Transports et des Affaires maritimes avait ordonné l’ouverture d’investigations techniques et administratives afin d’établir les causes de l’accident.
Les premiers résultats du BEA révèlent plusieurs manquements graves aux dispositions de la loi portant orientation du transport intérieur ainsi qu’à ses textes d’application relatifs à la mise en circulation des véhicules de transport de passagers. Des irrégularités ont également été relevées au regard du décret relatif au contrôle technique automobile.

Au regard de ces constats, et sans préjudice de la procédure judiciaire en cours, le ministre a décidé de suspendre immédiatement la carte de transporteur de la société Diarra Transport.
Par ailleurs, l’ensemble des autocars de l’entreprise devra être transféré à Abidjan pour subir une inspection technique approfondie et une vérification de leur conformité administrative en présence des services compétents du ministère.
La société devra également justifier que tous ses conducteurs sont titulaires du Certificat d’Aptitude de Conducteur Routier (CACR) avant toute éventuelle reprise de ses activités.
Le ministère exige en outre le règlement de l’intégralité des infractions routières impliquant les autocars de la société ainsi que le paiement de tous les frais justifiés occasionnés par cet accident.
Selon le communiqué, ces mesures entrent en vigueur dès leur publication et resteront applicables jusqu’à leur exécution effective.
Le ministère des Transports et des Affaires maritimes a, enfin, renouvelé son appel à l’ensemble des transporteurs et des usagers de la route à respecter strictement le Code de la route, réaffirmant son engagement dans la lutte contre l’incivisme routier afin de renforcer la sécurité sur les routes ivoiriennes.