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Un atelier national de restitution révèle des réalités alarmantes sur la santé menstruelle en Côte d’Ivoire

L’Organisation pour la Reflexion et l’Action Féministe (ORAF) a lancé le 08 septembre 2026 à Cocody, un atelier national de restitution d’Etude sur la santé et la dignité menstruelles en Côte d’Ivoire. Cette rencontre entre organisation, institutions et partenaires a permis de révéler les résultats d’enquête menée entre février et juillet par ladite organisation dans des différentes localités du pays en mettant en lumière l’impact des règles sur la scolarité, la santé et l’autonomie des adolescentes. Des pratiques dangereuses et des infrastructures insuffisantes Les données recueillies dans cinq villes à savoir Boundiali, Koun Fao, Man, Bouaké et Abidjan révèlent des pratiques alarmantes : usage de glaçons, de café soluble ou d’eau de mer pour interrompre les règles, insertion d’objets par des tradipraticiens, ou encore recours à des corticoïdes. Ces comportements traduisent une contrainte : l’impossibilité de gérer les menstruations dans des conditions dignes. L’observation des écoles montre des infrastructures largement déficientes : absence de verrous, de poubelles, de savon et parfois d’eau courante. En 2019‑2020, près de la moitié des écoles primaires ne disposaient pas d’installations sanitaires fonctionnelles, un déficit qui persiste malgré les normes instaurées en 2024‑2025. Conséquences sociales et économiques L’étude souligne aussi des réalités préoccupantes : certaines adolescentes auraient des relations sexuelles avec des orpailleurs pour obtenir de l’argent destiné à l’achat de protections. Le coût des règles se mesure ici en intégrité corporelle. Des outils encore méconnus Si des dispositifs existent entre espaces filles dans les écoles, programme national de santé scolaire, Couverture Maladie Universelle, leur application reste limitée. L’application nationale de santé, par exemple, est inconnue de la majorité des adolescentes interrogées. Vers une prise de conscience nationale Cet atelier marque une étape stratégique : confronter les résultats aux réalités des territoires et transformer les constats en recommandations. L’objectif est clair : garantir à chaque adolescente en Côte d’Ivoire une gestion digne et sécurisée de sa santé menstruelle. Yoann APIA

 Entrepreneuriat des jeunes : à 14 ans, Coulibaly Aminata Rayanne remporte la 3ᵉ édition de Small Boost

À seulement 14 ans, Coulibaly Aminata Rayanne s’est hissée sur la première marche du podium de la 3ᵉ édition de Small Boost. Porteuse du projet AYRA, une céréale abordable fabriquée à base de souchet, également appelé tchongon, la jeune entrepreneure empoche 1 million de FCFA récompensant le premier prix de cette compétition dédiée aux talents âgés de 12 à 21 ans. Après 13 sessions de formation, représentant plus de 50 heures d’apprentissage et de coaching, les 9 finalistes ont livré leur grand oral devant un jury composé d’entrepreneurs aguerris. La finale s’est tenue samedi 5 septembre 2026 à l’Institut Français d’Abidjan, au terme d’un parcours destiné à renforcer leurs capacités et à leur permettre de mieux structurer leurs projets. Organisé par Small Graine, Small Boost est un programme national de détection, de formation et d’accompagnement des jeunes, scolarisés ou non. L’initiative vise à identifier les talents dès leurs premières idées et à leur offrir un cadre pour développer leur potentiel. « L’objectif est d’aller les détecter quand ils sont encore à l’état de graine, de les planter en terre, de les former et puis de les aider à accéder à cette plateforme pour s’exprimer, pour pitcher », a expliqué Paule-Marie Konan, fondatrice de Small Graine et présidente de l’association Small Boost. Pour la promotrice, ce programme vient notamment combler un vide dans l’accompagnement de cette tranche d’âge. « Il n’y avait pas de cadre pour les jeunes de cet âge », a-t-elle souligné, estimant que cette initiative doit contribuer à constituer progressivement « une pépinière de talents pour la nation ». Une démarche saluée par le Gouvernement, à travers la Direction générale de l’Emploi du ministère de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle. « Le ministère ne pouvait qu’associer son image à la structure Small Graine, qui fait la promotion d’une telle initiative », a indiqué le conseiller technique du Directeur général de l’Emploi, souhaitant bon vent à cette structure qui œuvre à la promotion de l’innovation et de la culture de l’excellence. Au terme des délibérations, Coulibaly Aminata Rayanne a remporté une enveloppe d’un million de FCFA grâce à AYRA. Le deuxième prix, assorti de 500 000 FCFA, est revenu à Bryan, 20 ans, pour MONJETON, une application de gestion financière adaptée à l’environnement ivoirien. Kouadio Epiphane, 19 ans, s’est classé troisième avec BRIDGE, une plateforme d’orientation centralisée destinée à accompagner les futurs bacheliers. Deux autres distinctions ont également récompensé l’originalité des projets. Coumba, 16 ans, a reçu le prix spécial, doté de 200 000 FCFA, pour BYNE, une marque de soins de la peau à base d’anacarde. Kéhila, 15 ans, a remporté le prix du jury et 100 000 FCFA avec AYO, une application mettant en relation particuliers, artisans et techniciens. Au-delà du palmarès, cette troisième édition de Small Boost aura ainsi mis en lumière une nouvelle génération de jeunes Ivoiriens qui entendent transformer leurs idées en projets concrets.

Google investit 13 milliards d’euros dans des projets liés à l’IA en Finlande

Google a annoncé mercredi 9 septembre investir dans les deux prochaines années au moins 13 milliards d’euros en Finlande dans des projets d’infrastructures numériques, y compris des centres de données destinés à faire fonctionner des modèles d’intelligence artificielle. « Il s’agit du plus important investissement réalisé par Google en Europe et d’une preuve du rôle de premier plan joué par la Finlande dans le développement responsable des infrastructures liées à l’IA », a indiqué le groupe dans un communiqué. Ces investissements vont financer le développement de centres de données et autres partenariats dans les municipalités de Hamina, Kajaani, Muhos et Vaala. Les fonds couvrent également des « projets d’énergie propre » et seront injectés dans des « fonds dédiés à la nature et aux communautés afin de soutenir la biodiversité locale, l’éducation, la recherche et le développement des compétences », a précisé Google. « La décision de Google témoigne clairement de nos atouts. La valeur de l’économie des données va bien au-delà des investissements directs, en stimulant l’innovation, la recherche et le développement », a salué le Premier ministre finlandais Petteri Orpo, cité dans le communiqué. Climat frais, électricité bon marché Grâce à son électricité relativement bon marché et à son climat frais, la Finlande a vu le nombre de projets de centres de données exploser ces dernières années et des dizaines d’entre eux sont déjà en construction. Attirer les investissements dans ce secteur est une priorité du gouvernement de droite de Petteri Orpo, alors que le pays nordique est confronté à un chômage à son plus haut niveau historique. Le géant technologique Google a progressivement renforcé sa présence en Finlande, après avoir racheté en 2009 une ancienne usine de papier et l’avoir transformée en centre de données dans la ville côtière de Hamina. Le site fait depuis partie des 43 régions cloud de Google et fait appel à des centaines de fournisseurs finlandais pour la construction, l’exploitation et les infrastructures réseau. La phase de construction pour ces nouveaux investissements est prévue en 2027 et 2028. Selon les estimations de Google, ils augmenteront le PIB finlandais de 3,6 milliards d’euros par an et « soutiendront plus de 37.000 emplois », dans le pays nordique, dont 16.000 dans le BTP. Après la phase de construction, l’exploitation de ces infrastructures devrait soutenir environ 7.000 emplois par an, notamment dans les métiers liés aux installations et aux activités techniques sur site, chez les fournisseurs d’équipements et de services, ainsi que dans les commerces, restaurants et services locaux fréquentés par ces travailleurs et leurs familles. Elles « serviront de fondement au développement de la préparation numérique, de l’innovation et de l’IA en Finlande et plus largement en Europe », a affirmé Google.

« Je ne veux pas me limiter à un seul style. Même si la Trap occupe une place importante dans mon univers actuellement », D.J.E

Djédjé Chris, plus connu sous le nom d’artiste D.J.E. est un artiste ivoirien passionné de musique, principalement de rap, mais reste ouvert à plusieurs univers et influences musicales. À travers sa musique, il essaie de transmettre différentes émotions et de raconter des choses qu’il vit ou qu’il observe autour de lui. MILLIONS, c’est un morceau qui représente une partie de mon état d’esprit et de mes ambitions. Le titre tourne autour de la réussite, de l’argent, du dépassement de soi et surtout de l’envie d’aller toujours plus loin. J’ai choisi le titre MILLIONS parce que pour moi, le million représente plus qu’une somme d’argent : c’est un objectif, un symbole de réussite et de progression. Je voulais donc créer un morceau qui reflète cette mentalité. La Trap me permet de m’exprimer comme je le souhaite. J’aime son énergie, ses sonorités et surtout la liberté qu’elle donne dans la manière de poser et de raconter une histoire. Mais je ne veux pas me limiter à un seul style. Même si la Trap occupe une place importante dans mon univers actuellement, je reste ouvert à d’autres sonorités. Pour moi, le plus important, c’est de garder mon identité D.J.E, peu importe le style musical que j’aborde. Oui, il y a des collaborations auxquelles je réfléchis et certaines discussions sont en cours. Je préfère cependant ne pas donner de noms pour le moment, tant que tout n’est pas officiellement confirmé. Pour le moment, je n’ai pas prévu d’EP. Je préfère me concentrer sur la sortie de plusieurs singles afin de continuer à développer mon univers et à faire découvrir ma musique au public. Concernant le showcase, c’est quelque chose qui reste à venir. Je prépare progressivement la suite et j’aimerais que ce soit un moment fort pour ma communauté. Je communiquerai les détails dès que tout sera officiellement prêt. Je ne suis pas encore arrivé là où je veux être, mais je suis déjà loin de celui que j’étais. Le travail, la vision et le temps feront le reste. Yoann APIA

La Suisse s’engage à renforcer sa coopération avec la Côte d’Ivoire dans la mise en œuvre du PND 2026-2030

Dominique Favre, ambassadeur de Suisse en Côte d’Ivoire, a pris l’engagement de renforcer la coopération diplomatique entre les deux pays, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement 2026-2030. Il l’a annoncé le mardi 08 septembre 2026, à l’occasion de la célébration du 735è anniversaire de la fête nationale de son pays, à sa résidence d’Abidjan. Pour lui, cette mobilisation en faveur de la Côte d’Ivoire est une opportunité de créer de véritables perspectives.

AITEK Innovation Summit 2026 : l’Afrique veut passer de la consommation à la création technologique

Passer de la consommation à la création technologique pour faire de l’intelligence artificielle un véritable levier de développement socio-économique. C’est le pari de la 2ᵉ édition de l’AITEK Innovation Summit, prévue le 2 octobre 2026 au siège d’AITEK, à Abidjan Zone 4. Placé sous le thème « De l’intelligence artificielle à l’impact », le rendez-vous lancé ce mardi 8 septembre 2026 entend réunir pouvoirs publics, entreprises, experts et acteurs technologiques autour des conditions d’une transformation numérique plus concrète en Côte d’Ivoire et en Afrique.

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