La 2ᵉ édition de la conférence nationale IMPACT IA s’est ouverte ce mercredi 9 septembre 2026 à Abidjan, avec l’ambition de traduire la stratégie nationale en applications concrètes au service des politiques publiques et des populations.
Placée sous le haut patronage du Premier ministre Robert Beugré Mambé, et à l’initiative du ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, la rencontre se poursuit jusqu’au 11 septembre à l’espace Latrille Events, aux 2 Plateaux. Elle est organisée autour du thème « De la vision aux cas d’usage : structurer l’IA nationale pour résoudre nos défis prioritaires ».

Pendant trois jours, près de 200 décideurs publics et privés, ainsi que des praticiens, chercheurs et partenaires techniques et financiers, prennent part à des panels de haut niveau, des démonstrations et des échanges consacrés aux applications prioritaires de l’intelligence artificielle.
L’objectif est de passer de la stratégie à l’action, en identifiant, secteur par secteur, les cas d’usage susceptibles d’apporter des réponses concrètes aux besoins des administrations, des entreprises et des citoyens.
Cette dynamique s’inscrit dans la Feuille de route du numérique 2026-2028, structurée autour de sept piliers et 40 projets. L’intelligence artificielle constitue l’un des piliers majeurs, avec cinq projets dédiés. Elle s’inscrit également dans les ambitions du Plan national de développement (PND) 2026-2030.
En amont de la conférence, le Gouvernement ivoirien s’est associé à Mistral AI, avec l’appui de la filiale ivoirienne du cabinet Artefact, pour conduire un audit stratégique de l’écosystème national de l’IA. Cette mission porte notamment sur les acteurs, les données disponibles, les infrastructures, les compétences et les cas d’usage à fort impact.
Les conclusions de ces travaux alimentent les échanges d’IMPACT IA 2026 et doivent contribuer à renforcer la maîtrise nationale des leviers stratégiques de l’intelligence artificielle, notamment les données, les compétences locales, les capacités de calcul et l’évaluation des systèmes déployés.
La démarche repose sur une méthode conçue pour transformer, en six semaines, les besoins prioritaires en une feuille de route opérationnelle. Elle comprend trois phases : cadrage, exécution et restitution.
Après la cartographie des acteurs et des besoins, des entretiens et ateliers ont permis d’identifier et de hiérarchiser les cas d’usage, tout en évaluant la maturité des administrations en matière de données, d’outils, de compétences et de réglementation.
À l’issue de la conférence, les cas d’usage retenus doivent faire l’objet d’un suivi opérationnel à travers la mise en place de projets pilotes, leur accompagnement vers la production et l’évaluation de leur impact.
Pour le Gouvernement, la réussite d’IMPACT IA 2026 devra ainsi se mesurer aux solutions effectivement déployées : amélioration des services publics, meilleure anticipation de la production agricole ou encore appui au diagnostic médical. L’ambition est de faire de l’intelligence artificielle un levier concret pour répondre aux défis prioritaires du pays et renforcer son positionnement comme pôle régional de l’IA en Afrique de l’Ouest.