France : Marine Le Pen condamnée en appel, un an sous bracelet électronique, mais reste éligible

La cour d’appel de Paris a condamné ce mardi 7 juillet Marine Le Pen, dans l’affaire des assistants parlementaires européens, à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, ainsi qu’à 15 mois d’inéligibilité. Cette peine n’empêche toutefois pas la présidente du Rassemblement national de demeurer éligible.
Programme National de Lutte contre la Corruption : le Comité de pilotage valide un bilan 2025 réalisé à plus de 73 % et adopte le plan d’actions 2026

Le Comité de pilotage du Programme national de lutte contre la corruption (PNLC) 2025-2028 a dressé, mardi 7 juillet 2026 à Abidjan, un bilan jugé encourageant de la première année de mise en œuvre du programme. Réunis sous la présidence du président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG), Épiphane Zoro Bi Ballo, les membres ont validé le rapport d’exécution 2025 et adopté le Plan de Travail Annuel (PTA) 2026.
La Côte d’Ivoire lance un projet de 400 millions FCFA avec le Japon et l’OIM pour accélèrer la modernisation de ses postes-frontières

La Côte d’Ivoire renforce son dispositif de sécurisation des frontières. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, a présidé, le lundi 6 juillet 2026 à Abidjan, la cérémonie de lancement du projet « Renforcer les capacités de gestion des frontières et la résilience des communautés face aux menaces pesant sur la sécurité et la stabilité dans le Nord de la Côte d’Ivoire ».
La Cour d’appel d’Abidjan ordonne la mise en liberté provisoire du cyberactiviste Ibrahim Zigui

Le cyberactiviste et communicant politique ivoirien Ibrahim Zigui bénéficiera d’une mise en liberté provisoire. La Cour d’appel d’Abidjan a rendu sa décision ce lundi 6 juillet 2026, plusieurs semaines après sa condamnation à cinq ans de prison ferme. Selon les informations disponibles, la juridiction d’appel a ordonné sa remise en liberté provisoire dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire. L’annonce a été confirmée par son avocat, Me Ange Rodrigue Dadjé, qui a salué cette décision. « La Cour d’Appel d’Abidjan vient d’ordonner la mise en liberté provisoire du jeune Ibrahim Zigui. Merci aux autorités ivoiriennes et à la justice pour leur clémence. Merci Seigneur », a-t-il écrit. Sympathisant du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) et connu pour ses prises de position en faveur de l’ancien président Laurent Gbagbo, Ibrahim Zigui s’était imposé ces dernières années comme l’une des figures les plus suivies de la cybermilitance politique en Côte d’Ivoire, notamment sur TikTok et Facebook. Son arrestation remonte à septembre 2025, dans un contexte de fortes tensions liées au processus électoral. Les autorités lui reprochaient notamment la diffusion d’une vidéo appelant la jeunesse à manifester le jour de la publication de la liste des candidats à l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel. Le 18 mai 2026, le tribunal l’avait reconnu coupable de « provocation à l’insurrection » et de « troubles à l’ordre public ». Il avait alors été condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de 20 millions de francs CFA. Avant son procès, en mars 2026, le cyberactiviste avait adressé, par l’intermédiaire de ses avocats, une lettre d’excuses publiques à la présidente du Conseil constitutionnel. La décision de la Cour d’appel ouvre une nouvelle étape dans cette affaire, particulièrement suivie par les acteurs politiques et les organisations de la société civile, alors que le dossier reste pendant devant la justice.
Alternative Crédible entre en scène avec l’ambition de renouveler l’offre politique ivoirienne

Une nouvelle formation politique fait son entrée sur la scène politique ivoirienne. À l’occasion d’une conférence de presse le samedi 4 juillet à Abidjan, les responsables d’Alternative Crédible (ACR) ont présenté les fondements, les ambitions et la vision de ce mouvement, qui entend proposer une nouvelle offre politique face aux défis socio-économiques et démocratiques du pays.
La HABG et la CNIPLC de Djibouti officialisent un partenariat stratégique contre la corruption

La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) et la Commission nationale indépendante de prévention et de lutte contre la corruption (CNIPLC) de la République de Djibouti ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération en signant, ce vendredi 3 juillet 2026 à Abidjan, un mémorandum d’entente destiné à renforcer leurs actions communes en matière de prévention et de lutte contre la corruption.
Évaluation des politiques publiques : Samuel Kouakou porte la voix de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale

La Côte d’Ivoire a marqué sa présence à la Conférence 2026 de la Société canadienne d’évaluation (SCE/CES), l’un des plus importants rendez-vous mondiaux des spécialistes du suivi et de l’évaluation, tenue du 24 au 27 mai 2026 à Edmonton, dans la province de l’Alberta au Canada. À cette occasion, Samuel Kouakou, président de l’Initiative Ivoirienne pour l’Évaluation (2IEval), a représenté le pays à travers plusieurs interventions scientifiques saluées par la communauté internationale. Inspecteur d’État, évaluateur qualifié (Credentialed Evaluator – CE) et membre du jury d’accréditation de la Société canadienne d’évaluation, Samuel Kouakou a mis en lumière les avancées de la Côte d’Ivoire dans le domaine de l’évaluation des politiques publiques. Sa participation témoigne du rayonnement croissant de l’expertise ivoirienne en matière de suivi-évaluation et de sa reconnaissance au-delà des frontières africaines. Au cours de cette conférence, il a présenté deux études de cas portant sur l’expérience ivoirienne. La première communication, intitulée « Institutionalizing Evaluation in Local Authorities: Challenges and Opportunities for Comprehensive Evaluations – Evidence from Côte d’Ivoire », a porté sur les défis et opportunités liés à l’institutionnalisation de l’évaluation au sein des collectivités territoriales. L’étude a notamment souligné la nécessité de renforcer les capacités évaluatives locales afin d’améliorer la gouvernance, la redevabilité et l’efficacité de l’action publique. La seconde communication, « Évaluation et certification comme leviers de qualité pour des politiques et programmes de développement durable », a démontré comment les mécanismes d’évaluation et de certification peuvent se compléter pour accroître la qualité, la transparence et l’impact des politiques publiques ainsi que des programmes de développement durable. Ces deux présentations ont suscité un vif intérêt auprès des participants, notamment en raison de leur ancrage dans les réalités africaines et des enseignements qu’elles offrent aux systèmes nationaux d’évaluation à travers le monde. Au-delà de ses communications scientifiques, Samuel Kouakou a également joué un rôle actif dans les débats de la conférence en assurant la modération d’un panel consacré à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’évaluation. Les échanges ont porté sur les opportunités qu’offrent ces technologies pour améliorer la collecte, l’analyse et l’exploitation des données probantes, tout en examinant les défis méthodologiques, éthiques et institutionnels associés à leur utilisation. Cette participation intervient dans un contexte particulièrement favorable pour 2IEval. Quelques jours avant l’ouverture de la conférence, l’organisation ivoirienne a remporté le prestigieux prix international « Youth in Evaluation – Legacy Champion 2026 », décerné par EvalYouth Global Network. Cette distinction récompense les structures qui démontrent, sur plusieurs années, un engagement exceptionnel en faveur du développement de l’évaluation et du mentorat des jeunes évaluateurs. Avec cette récompense, 2IEval enregistre un troisième prix international consécutif après les distinctions « Emerging Super Champion » en 2024 et « Super Champion » en 2025. Une performance qui positionne aujourd’hui l’organisation parmi les acteurs les plus dynamiques du mouvement mondial de l’évaluation. Par ailleurs, Samuel Kouakou a contribué au succès scientifique de la conférence en participant à l’analyse des propositions de communication soumises pour cette édition 2026. Une responsabilité qui traduit la confiance accordée par la Société canadienne d’évaluation à l’expertise ivoirienne et africaine. Enfin, ce déplacement a permis d’engager des discussions avec plusieurs institutions canadiennes en vue de la préparation du Salon Ivoirien des Métiers du Suivi et de l’Évaluation (SIMSE 2027), porté par 2IEval. L’organisation souhaite notamment associer le Canada à cet événement en qualité de pays invité d’honneur afin de renforcer les partenariats et les échanges d’expériences entre les professionnels ivoiriens et canadiens du secteur. À travers cette participation remarquée à la Conférence 2026 de la Société canadienne d’évaluation, Samuel Kouakou réaffirme son engagement en faveur d’une évaluation professionnelle, crédible et utile à la décision publique, tout en contribuant au rayonnement international de la Côte d’Ivoire et de l’expertise africaine dans ce domaine stratégique.
Le ministère de la Défense désavoue une initiative d’hommage à Téné Birahima Ouattara

Le ministère de la Défense a pris ses distances avec une initiative annoncée par une organisation se présentant comme la Fondation des ONG regroupées de l’espace CEDEAO, qui projette d’organiser une journée d’hommage en l’honneur du Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara. Dans un communiqué publié ce 10 juin 2026, le Service de communication de la Défense a indiqué que le ministre n’a « jamais donné son accord » pour la tenue d’un tel événement visant à le distinguer en qualité de « meilleur ministre de la Défense de la sous-région ». Le ministère précise que Téné Birahima Ouattara ne souhaite, « en aucun cas et de quelque manière que ce soit », être associé aux activités projetées par cette organisation. Face à cette situation, le ministère de la Défense exige du comité d’organisation « l’arrêt immédiat et sans condition » de toutes les activités prévues dans le cadre de cet hommage. Il demande également le retrait sans délai de l’image du Vice-Premier ministre, de son nom ainsi que de toute référence directe ou indirecte le concernant. Cette injonction concerne l’ensemble des supports de communication et de promotion déjà produits ou en cours de réalisation. Sont notamment visés les affiches, les spots radio et télévisés, les publications sur les réseaux sociaux, les banderoles et tout autre moyen de diffusion utilisé pour promouvoir l’événement. Selon le communiqué, cette mesure s’applique indépendamment du format ou du canal de communication employé, qu’il s’agisse de contenus déjà diffusés ou encore en préparation. Le Service de communication du ministère de la Défense a, par ailleurs, appelé les organisateurs au respect strict de cette exigence afin d’éviter toute utilisation non autorisée de l’image et de l’identité du ministre. Par cette mise au point, le ministère entend clarifier sa position et éviter toute confusion auprès de l’opinion nationale et internationale quant à son implication dans cette initiative, dont il se dissocie formellement.
Épiphane Zoro Bi Ballo : « La corruption coûte indirectement entre 1 300 et 1 400 milliards de FCFA à l’État chaque année »

Invité, ce jeudi 4 juin 2026, de la deuxième édition des « Grands Rendez-vous » de l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP), le président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG), Épiphane Zoro Bi Ballo, a dressé un état des lieux des actions engagées dans la lutte contre la corruption et la promotion de la transparence publique.
Amadou Coulibaly à propos de la réforme électorale : « Nous ne nous écarterons pas de notre volonté de rassurer tous les citoyens »

Au sortir du Conseil des ministres du mercredi 3 juin 2026 à Abidjan, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a réaffirmé la volonté de l’exécutif de mettre en place un mécanisme électoral capable d’inspirer confiance à l’ensemble des acteurs nationaux. Cette déclaration intervient quelques jours après la prise de position de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire (CECCI), qui a salué la dissolution de la CEI tout en exprimant le souhait que l’organe appelé à lui succéder soit véritablement indépendant et moins exposé aux influences politiques.