Le Comité de pilotage du Programme national de lutte contre la corruption (PNLC) 2025-2028 a dressé, mardi 7 juillet 2026 à Abidjan, un bilan jugé encourageant de la première année de mise en œuvre du programme. Réunis sous la présidence du président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG), Épiphane Zoro Bi Ballo, les membres ont validé le rapport d’exécution 2025 et adopté le Plan de Travail Annuel (PTA) 2026.
À l’ouverture des travaux, le président du Comité de pilotage a rappelé que la lutte contre la corruption demeure une priorité nationale inscrite dans la vision du Président de la République, Alassane Ouattara. Il a souligné que le PNLC constitue l’instrument opérationnel de mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLC) 2024-2028, articulée autour de quatre axes : le renforcement du cadre juridique et institutionnel, la prévention et le contrôle citoyen, le contrôle, les investigations et la répression, ainsi que la coordination, le suivi et l’évaluation.

« Nous sommes réunis aujourd’hui à un moment de vérité. Un moment où il ne s’agit plus seulement de constater, mais de décider ; plus seulement de programmer, mais de transformer ; plus seulement d’agir, mais de produire des résultats visibles, mesurables et irréversibles », a déclaré Épiphane Zoro Bi Ballo.
Le rapport présenté au Comité fait état d’un taux global de réalisation de 73,33 % des activités prévues en 2025. Sur les 45 actions programmées, 27 ont été entièrement exécutées, six sont en cours de réalisation et douze n’ont pas été engagées, principalement en raison des contraintes liées au contexte électoral.

Parmi les principales avancées enregistrées figurent le renforcement du dispositif juridique de lutte contre la corruption, le déploiement du Profilage et Codification des Postes (PCP) dans plusieurs administrations, l’intégration de modules sur l’intégrité dans les grandes écoles administratives, la formation de leaders communautaires ainsi que l’organisation de campagnes nationales de sensibilisation destinées à promouvoir une culture de l’intégrité.
Les membres du Comité ont également relevé des progrès en matière de contrôle et de répression, avec la réalisation de plusieurs audits de projets et programmes publics, le renforcement des capacités des organes de contrôle, la modernisation des outils d’audit, le développement de mécanismes de gestion des avoirs criminels et la poursuite de la modernisation du système de déclaration de patrimoine. Les travaux engagés sur l’Indice national de gouvernance et l’enquête nationale sur la corruption figurent également parmi les chantiers structurants en cours.

Saluant ces résultats, le président du Comité de pilotage a appelé les différentes parties prenantes à intensifier leurs efforts afin d’améliorer la coordination des actions, d’accélérer la digitalisation des procédures administratives et de renforcer la culture de l’intégrité au sein des administrations publiques comme auprès des citoyens.
« La lutte contre la corruption ne saurait être l’affaire d’une seule institution. Elle requiert un engagement collectif, une collaboration étroite et une détermination sans faille de l’ensemble des acteurs publics et privés », a-t-il insisté.
Au terme de cette première session du Comité de pilotage, le rapport-bilan 2025 et le Plan de Travail Annuel 2026 ont été adoptés, traduisant la volonté des acteurs engagés de poursuivre les réformes visant à renforcer durablement la transparence, l’intégrité et la bonne gouvernance en Côte d’Ivoire.