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Drame sur le lac Kariba : 15 morts et 27 disparus après le chavirage d’un bateau au Zimbabwe

Le pays est sous le choc après le chavirage d’un bateau de transport sur le lac Kariba, qui s’est produit le mardi 12 août 2026. Selon l’Unité de protection civile (CPU), au moins 15 corps ont été repêchés et 27 personnes restent portées disparues dans l’un des plus lacs artificiels au monde. Alors que le ferry assurait la liaison entre la ville de Kariba et plusieurs îles et villages de pêcheurs. À bord se trouvaient 114 passagers adultes, 5 membres d’équipage et un nombre non précisé d’enfants. Le navire, conçu pour transporter 90 personnes, a été surpris par de fortes vagues et des conditions météorologiques défavorables. Un témoin, Maxton Kanhema, raconte : « Une vague a frappé le bateau, affecté le moteur et provoqué son arrêt. Nous avons vu un signal de détresse et les bateaux à proximité ont tenté de porter secours ». Malgré l’intervention rapide du parc national de Matusadona, qui a dépêché un hélicoptère, les opérations de sauvetage ont été compliquées par le mauvais temps. À ce stade, 77 passagers ont pu être secourus et regroupés sur Long Island, au milieu du lac. Une unité de plongeurs a été acheminée par hélicoptère pour poursuivre les recherches. Le lac Kariba, situé à plus de 300 kilomètres au nord‑ouest de Harare, est connu pour sa taille impressionnante et son rôle vital dans la pêche et l’économie locale. Ce tragique accident met en lumière les défis liés à la sécurité des transports fluviaux dans la région. Yoann APIA

Éducation : le ministre N’Guessan Koffi veut faire de chaque établissement scolaire un centre d’excellence

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’Guessan Koffi, veut donner une nouvelle impulsion au système éducatif ivoirien. À travers une série de séances de travail préparatoires tenues les 11 et 12 août au Lycée Sainte-Marie de Cocody, il a mobilisé les principaux responsables de l’administration éducative autour d’un objectif : faire de chaque établissement scolaire un véritable centre d’excellence. Inspecteurs généraux, directeurs généraux, directeurs centraux, responsables de structures rattachées, directeurs régionaux, responsables des CAFOP, des Centres d’information et d’orientation, chefs d’antennes pédagogiques et de la formation continue, puis inspecteurs de l’enseignement primaire et préscolaire, chefs d’établissement et directeurs d’unités mobiles ont successivement pris part à ces échanges. À ses collaborateurs, N’Guessan Koffi a présenté le nouveau slogan de son département : « La Côte d’Ivoire à l’École », porté par une vision : « faire du système éducation-formation, le moteur du développement durable de la Côte d’Ivoire ». Une ambition qui doit, selon lui, contribuer à la constitution d’un capital humain compétent, capable de répondre aux besoins de développement du pays. Pour y parvenir, le ministre a identifié sept priorités : des curricula lisibles et des manuels uniques accessibles à chaque élève, des enseignants mieux formés, accompagnés et valorisés, des écoles sécurisées et salubres, des examens dont la valeur ne souffre d’aucune contestation, un enseignement technique et une formation professionnelle choisis, le développement d’une culture scientifique et numérique et, enfin, le renforcement de la discipline et du goût du travail. Sur le terrain, le ministre entend également améliorer l’attractivité des établissements. Il a appelé les responsables à accorder une attention particulière à la propreté des salles de classe, à l’aménagement des espaces verts et des terrains de sport ainsi qu’à l’animation de la vie scolaire, à travers les clubs, les compétitions interétablissements ou encore les activités théâtrales. « Il s’agit de faire de tous les établissements de la Côte d’Ivoire, des centres d’excellence », a affirmé N’Guessan Koffi. Pour lui, l’amélioration de la qualité de l’éducation passe aussi par une meilleure connaissance des réalités de terrain. Il a ainsi demandé la collecte et la remontée systématiques de données fiables, notamment sur la présence des enseignants et l’évolution des enseignements. Les élèves en difficulté et les jeunes sortis du système scolaire devront également faire l’objet d’une attention particulière. Le ministre veut que des réponses adaptées soient apportées à chaque situation afin de ne laisser aucun apprenant en marge. Cette mobilisation vise enfin à garantir une rentrée effective le 14 septembre 2026 dans les établissements primaires et secondaires, publics comme privés. N’Guessan Koffi a demandé aux directeurs régionaux de suivre étroitement l’avancement des préparatifs. Après plusieurs années de réformes, l’année scolaire 2026-2027 doit ainsi être une étape de consolidation. « Le moment est venu d’en dresser un bilan lucide, d’en corriger les insuffisances et de bâtir, avec l’ensemble des acteurs de l’école, les politiques qui permettront à notre système éducatif de franchir un nouveau cap », a-t-il déclaré.

La SINEPH dépiste 267 personnes pour prévenir les maladies rénales à Béoumi

La Société ivoirienne de néphrologie (SINEPH), en collaboration avec le Conseil régional de Gbêkê et le Programme national de lutte contre les maladies non transmissibles (PNLMNT), a organisé, mercredi 12 août 2026, une journée de dépistage et de sensibilisation sur les maladies rénales à la mairie de Béoumi, au cours de laquelle 267 personnes ont été dépistées. Cette activité, placée sous le thème de la prévention des maladies rénales et de la promotion de la santé des reins, a permis aux populations de Béoumi de bénéficier de consultations et d’examens visant à rechercher les principaux facteurs de risque des maladies rénales, notamment l’hypertension artérielle, le diabète et l’obésité, ainsi que d’éventuelles anomalies urinaires. Le président de la SINEPH, Pr Yao Hubert, a expliqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre des actions de prévention menées depuis plus d’une dizaine d’années par les spécialistes ivoiriens des maladies du rein. « La Société ivoirienne de néphrologie est une association de médecins spécialistes des maladies du rein qui, depuis plus d’une dizaine d’années, se charge de la prévention des maladies du rein. Nous qui sommes dans les centres hospitaliers universitaires (CHU), nous nous rendons compte que pratiquement tous les malades qui viennent dans nos services sont diagnostiqués à un stade très avancé de la maladie du rein, à un stade où les possibilités de prise en charge ne sont pas énormes », a-t-il expliqué. Selon lui, le diagnostic tardif des maladies rénales réduit les possibilités de prise en charge et peut compromettre le pronostic des patients. « Nous avons donc jugé bon de venir au sein de nos populations pour les sensibiliser et les dépister sur les facteurs de risque des maladies rénales, tels que l’hypertension, le diabète et l’obésité. Et puis rechercher des anomalies dans les urines qui pourraient conduire, si le traitement n’est pas fait rapidement, vers une maladie du rein. C’est donc la raison pour laquelle nous sommes là », a-t-il précisé. La journée de dépistage a été précédée, mardi 11 août 2026, d’une session de formation destinée aux agents de santé de Béoumi. Au total, 32 professionnels de santé, composés de médecins généralistes, d’infirmiers et de sages-femmes, ont été formés à l’utilisation des outils de dépistage et de diagnostic des maladies rénales. « Depuis hier mardi 11 août 2026, nous avons procédé à la formation des agents de santé de Béoumi. Il y avait 32 personnes, aussi bien des médecins généralistes que des infirmiers et des sages-femmes, qui ont été formées aux outils diagnostiques des maladies du rein. Et ce matin, nous sommes en face de la population pour leur donner des conseils pour prévenir les maladies du rein », a indiqué Pr Yao Hubert. Il a souligné que les équipements nécessaires au dépistage avaient été acheminés sur le site afin de permettre aux participants de bénéficier gratuitement des examens prévus dans le cadre de l’opération. « Nous avons envoyé tout ce qu’il faut pour faire un dépistage. Nous souhaitons ne pas avoir de cas très sérieux. Qui dit dépistage dit nécessité de confirmation. Mais tout ce que nous faisons sur place ici est totalement gratuit. Nous avons même quelques médicaments antihypertenseurs pour certains qui auront des pressions artérielles élevées », a-t-il déclaré. Le président de la SINEPH a rappelé que les actions de prévention de son organisation sont conduites dans différentes localités du pays afin de rapprocher les spécialistes des populations. « Depuis une dizaine d’années, nous menons cette activité de prévention. Nous sommes des néphrologues. Parmi nous, il y a des enseignants de l’université qui sont en charge de la formation dans cette spécialité notamment, moi-même, votre serviteur, qui suis le premier responsable de la formation dans cette spécialité en Côte d’Ivoire. Notre part, c’est de pouvoir donner gratuitement à nos populations », a-t-il fait savoir. Il a précisé que la SINEPH organise deux campagnes de prévention par an, dans des localités différentes. « Chaque année, nous faisons une localité par semestre. Nous avons déjà tellement d’activités sur place là-bas, nous ne pouvons pas venir tous les mois. Donc, deux fois par année, nous le faisons. En mars dernier, nous étions à Dabou. Et aujourd’hui, nous sommes à Béoumi. Là, il faut attendre encore mars de l’année prochaine pour choisir une autre ville », a expliqué Pr Yao Hubert. Le néphrologue a insisté sur le caractère silencieux des maladies rénales, qui peuvent évoluer sans symptômes visibles pendant une longue période. « À l’endroit de la population, nous disons que la maladie rénale est silencieuse. Elle ne s’exprime pas au début alors que c’est en ce moment que le traitement est le plus efficace. Il faut donc aller la chercher par un dépistage », a-t-il conseillé. Pour Pr Yao Hubert, le dépistage précoce permet de prendre en charge la maladie avant l’apparition des signes cliniques et de limiter son évolution. « Dépister tôt, on a de quoi stabiliser durablement, même freiner sa progression. Malheureusement, au moment où les signes vont apparaître, la maladie est déjà très avancée. Donc, il ne faut pas attendre que des signes apparaissent », a-t-il insisté. Le président de la SINEPH a appelé les personnes souffrant d’hypertension artérielle ou de diabète à effectuer un contrôle régulier de leur fonction rénale. Il a indiqué que l’hypertension artérielle constitue la première cause de mise en dialyse en Côte d’Ivoire. « Pour les sujets qui ont déjà des maladies qui peuvent évoluer vers les maladies rénales, comme l’hypertension artérielle, la première cause de mise en dialyse chez nous, en Côte d’Ivoire, sur dix malades qui sont en dialyse, six le sont à cause de l’hypertension artérielle. Donc, c’est vraiment un problème de santé publique », a-t-il relevé. Il a expliqué que l’hypertension artérielle non contrôlée peut entraîner une dégradation progressive des reins, en raison de la pression exercée sur les vaisseaux sanguins et les structures rénales. « Quand la pression artérielle n’est pas contrôlée, la pression aussi va être importante dans les reins et ça va les détruire. C’est la même chose pour le diabète, qui

Consultations nationales: 4,3 milliards de FCFA pour accompagner des organisations et 5,3 millions de jeunes d’ici 2030

La Côte d’Ivoire a célébré, mercredi 12 août 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan, la Journée internationale de la jeunesse, à l’occasion de la deuxième édition des consultations nationales de la jeunesse. Placée sous le thème « Différentes réalités, aspirations communes », la rencontre a permis de restituer les consultations menées dans les 31 régions du pays et de faire émerger de nouvelles priorités. Les jeunes ont notamment mis en avant la lutte contre les drogues et les produits addictifs, l’utilisation responsable des réseaux sociaux et les enjeux liés à l’intelligence artificielle. Ils ont proposé de renforcer la prévention des addictions en milieu scolaire, de lutter davantage contre la cybercriminalité et de développer l’éducation au numérique ainsi que l’accès aux nouvelles technologies. Présidant la cérémonie, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a assuré que l’Etat entend transformer ces préoccupations en actions concrètes. « Le Gouvernement va faire sa part, à travers une méthode simple : écouter, agir, rendre compte et vérifier », a-t-il déclaré. Le chef du gouvernement a par ailleurs instruit le ministre chargé de la Jeunesse de garantir la transparence dans la gestion du Fonds d’appui aux organisations de jeunesse, avec la publication préalable des appels à projets, des critères d’éligibilité et des règles de sélection. Selon le ministre Mamadou Touré, 4,3 milliards de FCFA ont été mobilisés pour soutenir les activités des organisations de jeunesse. Le Programme Jeunesse du Gouvernement 2026-2030 ambitionne, quant à lui, d’impacter 5,3 millions de jeunes à l’horizon 2030. Le président du Conseil national des jeunes, Ibrahima Diabaté, a indiqué que 86 % des préoccupations exprimées lors des consultations de 2025 ont déjà été prises en compte.

Blanchiment des capitaux et financement du terrorisme : Abidjan se dote d’un nouveau centre régional du GIABA

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a procédé, mercredi 12 août 2026, à l’ouverture officielle du nouveau siège du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), situé aux Deux-Plateaux, 7e Tranche, à Abidjan. La cérémonie a été marquée par la remise officielle des clés de ce siège moderne, entièrement équipé et destiné à renforcer les capacités du GIABA dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Pour Adama Coulibaly, cette infrastructure traduit la volonté de la Côte d’Ivoire d’accompagner les efforts régionaux contre la criminalité financière. Le ministre a également salué l’accompagnement du GIABA, qui a contribué à la mise en œuvre, avant l’échéance fixée par le Groupe d’action financière (GAFI), du plan d’action adopté en octobre 2024 pour renforcer le dispositif ivoirien de lutte contre le blanchiment des capitaux. Pour Edwin Harris Junior, directeur général du GIABA, ce nouveau dispositif témoigne de la confiance accordée à l’organisation par les autorités ivoiriennes. Le général Idrissa Touré, président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), a lui souligné que ce centre devrait favoriser la recherche, la formation, la coopération et le partage d’expertise au profit des États francophones et lusophones.

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