°C

46 propositions adoptées pour porter la voix de l’Afrique à Doha lors d’une conférence à Abidjan

Réunis à Abidjan du 15 au 17 septembre 2026, les États africains ont franchi une étape décisive dans la préparation de la Conférence des Plénipotentiaires de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Au terme de trois jours de travaux, le continent a adopté 46 propositions communes qui devront désormais être défendues à Doha, au Qatar, en novembre prochain. L’Afrique veut parler d’une seule voix dans les grands débats internationaux sur le numérique et les télécommunications. Cette ambition s’est concrétisée à Abidjan avec la clôture, ce jeudi 17 septembre, de la quatrième et dernière Réunion préparatoire africaine pour la Conférence des Plénipotentiaires de l’UIT (APM26-4). Organisée sous l’égide de l’Union africaine des télécommunications (UAT), avec l’accueil de la Côte d’Ivoire, la rencontre a réuni des délégations africaines à Abidjan-Port Bouet. Les échanges ont permis de finaliser une position commune autour de 46 propositions africaines, destinées à être présentées lors de la Conférence des Plénipotentiaires, prévue à Doha du 9 au 27 novembre 2026. Le document adopté comprend 38 modifications de résolutions existantes, deux nouvelles résolutions et six résolutions maintenues sans changement. Ce résultat vient couronner un processus engagé en juillet 2024 à Windhoek, en Namibie. Depuis le lancement de ce processus, plus de 500 réunions de groupes de travail en ligne ainsi que quatre sessions préparatoires en présentiel ont été organisées. À l’ouverture des travaux d’Abidjan, plus de la moitié des résolutions étaient encore en suspens. Elles ont finalement été examinées et traitées au cours des trois jours de réunion. Pour la présidente de la réunion, Stella Erebor, cette étape traduit la détermination des délégations africaines à faire entendre la voix du continent. Elle a toutefois souligné que :  » L’adoption des textes au niveau régional ne constitue pas la fin du processus. Les États devront encore obtenir les soutiens nationaux nécessaires afin que ces propositions acquièrent leur statut formel de propositions communes africaines ». Le Directeur régional de l’UIT pour l’Afrique, Dr Emmanuel Manasseh, a, pour sa part, appelé à transformer cette convergence en une influence concrète lors de la conférence de Doha. Selon lui :  » L’enjeu ne réside pas uniquement dans le nombre de propositions qui pourraient être retenues. Les décisions prises à Doha devront surtout contribuer à améliorer la connectivité, favoriser les investissements, renforcer la confiance numérique, développer les compétences et promouvoir des services numériques accessibles et inclusifs » a-t-il marteler. Représentant le Secrétaire général John Omo, le Secrétaire général élu de l’UAT, Kezias Mwale, a rappelé que : « Seulement 52 jours séparent désormais les délégations de l’ouverture de la Conférence des Plénipotentiaires. Il a appelé les États membres à maintenir leur mobilisation, notamment en vue de la réunion préparatoire inter-régionale prévue les 13 et 14 octobre 2026 en Arabie saoudite ». Les ajustements rédactionnels et la priorisation des résolutions devront également être finalisés avant l’échéance fixée au 19 octobre par l’UIT. L’objectif est de permettre aux délégations africaines d’arriver à Doha avec une position consolidée et une stratégie commune. Au terme des travaux, les délégations africaines ont exprimé leur reconnaissance à la Côte d’Ivoire pour son accueil et son accompagnement. La République du Cameroun, au nom des participants, a notamment salué l’engagement du gouvernement ivoirien, du ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, ainsi que des équipes de l’ARTCI. Clôturant officiellement la rencontre, le président du Conseil de régulation de l’ARTCI, Roger Adom, a salué la participation des délégations africaines et non africaines, présentes physiquement ou en ligne. Il a également rappelé la candidature de la Côte d’Ivoire à un siège au Conseil de l’UIT, en sollicitant le soutien des pays africains et des pays partenaires. Avec la clôture de l’APM26-4, Abidjan referme ainsi près de trois années de concertations préparatoires. Le continent repart avec une position commune, mais surtout avec le défi de préserver cette unité et de construire les alliances nécessaires avant la Conférence des Plénipotentiaires de l’UIT. Rendez-vous est donc pris à Doha, du 9 au 27 novembre 2026, où les priorités africaines seront portées sur la scène internationale. Yoann APIA

SIA 2026 : Lamine Koné trace la voie d’un BTP durable et digitalisé

La 5ᵉ édition du Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA) s’imposé comme une plateforme internationale de référence pour le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP). Devant un parterre de décideurs publics, d’entreprises, d’experts et de partenaires financiers, Lamine Koné, Président du GIBTP, a livré un discours fort sur les enjeux de transformation du secteur. « Le SIA est le carrefour où convergent les idées, les visions et les solutions. C’est ici que se rencontrent les acteurs qui bâtissent l’Afrique de demain », a‑t‑il affirmé en ouverture. Le thème central de cette édition : « Digitalisation, économie circulaire et gestion durable des ressources » a été décliné par Lamine Koné en trois piliers essentiels. « La digitalisation est la première économie de ressources », a‑t‑il expliqué, mettant en avant la maquette numérique, la traçabilité des matériaux et la maintenance prédictive comme leviers de performance. Il a insisté sur la nécessité de rendre ces outils accessibles aux PME, « car la transformation digitale sera collective, ou elle ne sera pas ». Sur l’économie circulaire, il a rappelé que : « chaque déchet de chantier est une ressource mal rangée », plaidant pour le réemploi, le recyclage et la valorisation des matériaux locaux. Enfin, concernant la gestion durable des ressources, il a souligné que : « l’eau, l’énergie, le sable, le ciment, l’acier ne sont pas infinis », appelant à raisonner en coût global et à intégrer davantage les énergies renouvelables. Le Président du GIBTP a conclu en fixant une ambition claire : « Notre objectif est de propulser Abidjan au rang de hub régional des infrastructures, en plaçant ces trois exigences au cœur de notre action ». Yoann APIA

La 5ᵉ édition du Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA) s’ouvre sous le signe de l’innovation durable

La 5ᵉ édition du Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA 2026) s’est ouverte le 17 septembre au Parc des Expositions de Port‑Bouët, sous le haut patronage du Premier ministre Robert Beugré Mambé. L’événement, qui se poursuit jusqu’au 19 septembre, place le secteur privé au cœur du développement des infrastructures africaines. Dans son allocution, le Premier ministre a appelé à une mobilisation accrue des entreprises pour concevoir, financer et gérer les projets structurants, affirmant que : « le secteur privé doit aller au‑delà du rôle traditionnel d’exécutant des marchés publics ». Il a insisté sur la nécessité de bâtir des champions nationaux capables de porter des projets d’envergure et de conquérir des marchés régionaux. Robert Beugré Mambé a également souligné que : « l’intelligence artificielle est un outil d’aide à la conception et à la gestion des projets, mais la décision finale doit rester humaine ». Le SIA 2026 a réuni acteurs du BTP, investisseurs, institutions financières, experts et délégations étrangères, avec la Guinée comme pays invité d’honneur. Le Premier ministre a annoncé des projets structurants, dont la construction d’un chemin de fer reliant San Pedro à Odienné et aux frontières de la Guinée et du Mali, illustrant l’importance des infrastructures pour la compétitivité économique. Avec plus de 100 000 exposants et 5 000 visiteurs qualifiés attendus, le salon s’est affirmé comme une plateforme de dialogue et de mise en relation, favorisant les partenariats B2B et B2G. L’objectif affiché est de positionner Abidjan comme un hub régional des infrastructures durables et innovantes. La cérémonie d’ouverture du SIA 2026 a marqué une étape décisive : l’Afrique veut parler d’une seule voix pour bâtir des infrastructures modernes, durables et inclusives. En plaçant le secteur privé au centre, la Côte d’Ivoire entend accélérer sa transformation et renforcer son rôle de locomotive régionale. Yoann APIA

Orpaillage illégal : 6 mois pour éradiquer le fléau, 21 pelotons pour surveiller les fleuves

Le Conseil national de sécurité (CNS) veut accélérer la lutte contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire. Réuni jeudi 17septembre 2026 au Palais de la Présidence sous la présidence du chef de l’État, Alassane Ouattara, le CNS a arrêté une série de mesures, dont un moratoire de six mois sur les autorisations d’exploitation minière semi-industrielle et artisanale et la création de 21 pelotons de sécurité fluviale.

Xi Jinping : « La Gouvernance de la Chine », le récit d’une résilience d’État

À l’occasion de l’Année des échanges humains et culturels Chine-Afrique 2026, l’ouvrage « Xi Jinping : La Gouvernance de la Chine » offre une lecture de la trajectoire politique, économique et sociale de la Chine contemporaine. Son cinquième volume expose les priorités revendiquées par l’État chinois : continuité politique, modernisation, réforme, innovation, prospérité commune et ouverture au monde. En septembre 2024, lors du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), le président Xi Jinping a annoncé que 2026 serait l’Année des échanges humains et culturels Chine-Afrique. Cette année marque également le 70ᵉ anniversaire de l’établissement des premières relations diplomatiques entre la Chine et un pays africain, l’Égypte, en 1956. Dans ce contexte, « La Gouvernance de la Chine » constitue un document permettant de comprendre le récit politique porté par les dirigeants chinois. Son cinquième volume défend notamment la poursuite de la modernisation à la chinoise et l’édification d’un pays socialiste moderne. Le récit proposé part d’une histoire marquée par les crises. Guerres de l’opium, invasions, guerre civile, famines et Révolution culturelle sont présentées comme autant d’épisodes ayant profondément marqué la trajectoire nationale. La résilience devient ainsi un fil conducteur. La Chine contemporaine est décrite comme un pays ayant transformé ses périodes de faiblesse en leviers de reconstruction et de puissance. La direction du Parti communiste chinois occupe une place centrale dans cette conception de la gouvernance. Le concept d’« auto-révolution » du Parti est présenté comme un mécanisme permettant de lutter contre la corruption, de renforcer la discipline interne et d’adapter l’organisation aux nouvelles réalités. Cette continuité est associée à une planification de long terme. Les ambitions de modernisation sont ainsi inscrites dans des horizons de plusieurs décennies, loin d’une logique limitée aux échéances immédiates. La modernisation à la chinoise constitue un autre axe majeur. Elle est présentée comme une voie propre, qui ne reproduit pas mécaniquement les modèles occidentaux. L’équation chinoise reste considérable : nourrir plus de 1,4 milliard d’habitants, accompagner l’urbanisation, maintenir une base industrielle puissante et améliorer les conditions de vie tout en préservant la souveraineté économique. La sécurité alimentaire revêt, dans cette perspective, une dimension stratégique. La production céréalière est considérée comme un élément essentiel de l’autonomie nationale. Le volume met également l’accent sur la transformation du modèle économique. Après plusieurs décennies de croissance portée par l’industrialisation et les exportations, l’accent est désormais mis sur l’innovation et les « forces productives de nouvelle qualité ». Intelligence artificielle, biotechnologies, énergies nouvelles, agriculture moderne et économie numérique figurent parmi les secteurs associés à cette mutation. L’éducation, la recherche et la formation des talents sont présentées comme des ressorts essentiels de la compétitivité future. Le projet de développement s’accompagne de la recherche d’une « prospérité commune », avec la volonté affichée de réduire les disparités entre villes et campagnes. Selon les statistiques officielles chinoises, 98,99 millions de ruraux sont sortis de la pauvreté absolue entre 2012 et 2020. L’environnement constitue également une priorité. La construction d’une « belle Chine » traduit la volonté de concilier développement économique et protection écologique. La Chine s’est notamment fixé l’objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2060. La modernisation militaire est, elle, présentée comme une garantie de la souveraineté nationale et comme une réponse aux expériences historiques de domination étrangère. Sur le plan international, cette vision se prolonge par la promotion d’une « communauté d’avenir partagé pour l’humanité » et par le développement de partenariats à travers la Ceinture et la Route et le FOCAC. Pour les 25 journalistes ivoiriens en formation à Pékin sur la communication omnimédia, comme pour les publics africains concernés par cette année d’échanges, « La Gouvernance de la Chine » offre ainsi une grille de lecture de la Chine contemporaine. L’ouvrage n’est pas un récit neutre : il expose la vision politique et le projet de développement défendus par les autorités chinoises. Son intérêt réside notamment dans la manière dont il relie histoire, gouvernance, développement et ambitions internationales. L’Année des échanges humains et culturels Chine-Afrique offre, à cet égard, un cadre pour confronter ce récit à d’autres regards et approfondir la compréhension mutuelle entre la Chine et le continent africain. Par Ly Aimé

Orpaillage illégal : 6 mois pour éradiquer le fléau, 21 pelotons pour surveiller les fleuves

Le Conseil national de sécurité (CNS) veut accélérer la lutte contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire. Réuni jeudi 17septembre 2026 au Palais de la Présidence sous la présidence du chef de l’État, Alassane Ouattara, le CNS a arrêté une série de mesures, dont un moratoire de six mois sur les autorisations d’exploitation minière semi-industrielle et artisanale et la création de 21 pelotons de sécurité fluviale.

ic_fluent_live_24_regularCreated with Sketch.

Nos chaînes TV & Radio