Le Luxembourg renforce sa coopération avec la Côte d’Ivoire dans les secteurs industriel et logistique

Le groupe luxembourgeois Steel Shed entend consolider son implantation en Côte d’Ivoire et développer de nouveaux partenariats en Afrique de l’Ouest. À l’occasion de la mission économique luxembourgeoise prévue à Abidjan du 8 au 12 novembre 2026, l’entreprise met en avant ses réalisations dans les secteurs agroalimentaire, industriel et logistique.
Paix et leadership : la Fondation Héritage lance officiellement ses activités à Abidjan

L’organisation place la préparation et l’accompagnement des décideurs de demain au centre de ses priorités
Les prix du coton-graine maintenus à 310 et 285/Kg pour la campagne 2026-2027

Le gouvernement ivoirien maintient le prix d’achat du kilogramme de coton-graine à 310 FCFA pour le premier choix et 285 FCFA pour le deuxième choix au titre de la campagne 2026-2027. Annoncée le 3 novembre 2026 à Abidjan par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, cette décision s’accompagne d’une enveloppe de 29,3 milliards FCFA destinée à soutenir les producteurs et à alléger leurs charges de production. Le maintien de ces prix intervient dans un contexte marqué par les difficultés du marché international du coton et les enjeux de préservation des revenus des producteurs. Le gouvernement entend ainsi garantir une rémunération stable aux cotonculteurs et soutenir la production nationale. « Dans ce contexte de marché difficile, le gouvernement a décidé de reconduire ces prix. C’est un choix de soutien à nos producteurs », a expliqué Bruno Nabagné Koné, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. Au-delà du prix d’achat, l’État prévoit un appui financier de 29,3 milliards FCFA pour accompagner les producteurs. Cette enveloppe comprend 22,5 milliards FCFA destinés au complément de prix et 6,8 milliards FCFA consacrés à la subvention des intrants agricoles. Dans le cadre de cette mesure, le sac de 50 kg d’engrais NPK est fixé à 18 100 FCFA, celui d’urée à 17 050 FCFA. Le coût des insecticides est, quant à lui, établi à 35 000 FCFA par hectare. Pour la campagne 2026-2027, les prévisions tablent sur une production de 352 300 tonnes de coton-graine sur une superficie de 327 500 hectares, avec un rendement moyen attendu de 1 076 kg à l’hectare. Le gouvernement mise également sur l’amélioration de la productivité pour renforcer les revenus des exploitants. « Le prix d’achat ne fait pas tout ; à lui seul, le revenu d’un producteur ne se détermine pas. Ce qui compte également, c’est la quantité récoltée et ce qu’il a fallu dépenser pour l’obtenir », a souligné le ministre. À travers le maintien des prix et la subvention des intrants, les autorités entendent soutenir les cotonculteurs, stimuler la production et préserver la compétitivité de la filière cotonnière ivoirienne. L’enjeu est désormais de transformer cet appui financier en gains de productivité, afin de consolider les revenus des cotonculteurs et de maintenir la filière ivoirienne face aux exigences du marché international. YONA DIANHORÉ
Reprise des activités de pêche après deux mois de repos

Après deux mois de repos biologique sélectif, les activités de pêche reprennent sur les lacs de Kossou, Buyo, Taabo et Soubré. Depuis le 1er novembre 2026, les pêcheurs sont de nouveau autorisés à utiliser les nasses et les filets maillants sur ces quatre plans d’eau, conformément à une décision du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), rendue publique le 3 novembre. Observée du 1er septembre au 31 octobre 2026, cette période de fermeture a entraîné la suspension temporaire de l’utilisation d’engins de pêche. L’objectif est de favoriser la reproduction des espèces aquatiques, la croissance des jeunes poissons et la reconstitution naturelle des stocks. Cette mesure du gouvernement constitue un dispositif de gestion durable des ressources halieutiques.« Le repos biologique n’est pas une simple mesure administrative. Il constitue un impératif écologique, économique et social », a rappelé Sidi Tiémoko Touré, ministre des Ressources animales et halieutiques.Le dispositif vise notamment à « favoriser la reproduction des espèces, la croissance des juvéniles et la reconstitution naturelle des stocks », a-t-il ajouté. Les captures globales dans les eaux sous juridiction ivoirienne sont passées de 85 727 tonnes en 2022 à 102 873 tonnes en 2025, soit une progression d’environ 20 %, selon les données communiquées par le gouvernement. Au-delà de l’enjeu écologique, le repos biologique présente également un intérêt économique pour les communautés riveraines. À Taabo, le suivi du dispositif, effectué le 4 septembre 2026, a notamment mis en évidence l’importance du renouvellement des stocks pour maintenir la disponibilité des poissons, soutenir les activités de pêche et préserver les revenus des acteurs du secteur La reprise des activités s’accompagne d’un appel au respect des règles de pêche afin de préserver les ressources halieutiques. Elle s’inscrit également dans l’objectif national de porter à 75 % la couverture des besoins en protéines animales et halieutiques à l’horizon 2030, contre 36 % actuellement. L’enjeu reste donc de concilier la poursuite des activités de pêche avec le renouvellement durable des ressources sur ces quatre plans d’eau. YONA DIANHORÉ